Le blog de sentiments-et-soumission

Chapitre 15

 Ynès se réjouit de pouvoir descendre en ville. Elle peut désormais aller à sa guise où elle veut. Plus personne ne peut la reconnaître et la trahir. Elle marche dans les rues, fière de ce qu’elle est. Elle sent son harnais sous sa robe courte. Un brusque coup de vent pourrait dévoiler à tous les passants ce qu’elle porte sous son vêtement.

Elle arrive à la clinique sur le coup de 11 heures. Le concierge la reconnait et la salue. Il porte une main à son pantalon en souvenir de leur dernière rencontre. Ynès lui sourit et pénètre dans le bâtiment. Elle doit patienter dans le salon d’attente car Marc est en consultation. La nouvelle secrétaire n’a pas la classe d’Agnès. Elle est moche et sans goût vestimentaire. Elle semble par contre être très efficace car elle traite chaque appel téléphonique en professionnelle et fixe des rendez-vous en fonction de l’urgence de l’appel. La salle n’est pas grande mais elle est pleine. Avant Ynès il y a deux personnes. Une est une vieille dame très digne qui attend patiemment son tour. Elle est comme toutes les vieilles personnes qui ne sortent en ville que sur leur 31. Ynès se demande si elle sera un jour comme cela. L’autre personne est plus nerveuse. Elle souffle beaucoup et s’agite sans cesse sur son fauteuil. Elle est assez jeune et s’habille à la dernière mode. Elle porte notamment une jupe assez courte et chaque fois qu’elle se tourne, on peut voir sa culotte blanche.

Bientôt, la secrétaire fait signe à la jeune qu’elle peut entrer. La jeune femme se lève et s’engouffre dans le cabinet de Marc. Quand elle est partie, la secrétaire se lève et armée d’un chiffon, elle vient essuyer le cuir du fauteuil. Une petite flaque faisait briller le cuir mat. La secrétaire s’aperçoit du regard étonné d’Ynès. Sans interrompre son travail, elle lance :

- Chaque fois qu’elle vient, c’est la même chose. Son mari lui fait l’amour dans la voiture sur le parking de la clinique. Il paraît qu’il est très jaloux et qu’il veut qu’elle est toujours le sexe baveux avant de rencontrer quelqu’un. Chaque mois, j’essuie donc le sperme du mari.

 Sans attendre de réponse, elle regagne son bureau et répond à l’appel téléphonique. La vieille dame n’a pas bougé. Elle regarde toujours droit devant elle. Au bout d’un grand moment, elle se tourne vers Ynès et lui dit :

 - Chacun d’entre nous a ses vices, n’est-ce pas ?

 Sur le coup, Ynès devint toute rouge. Que veut dire cette femme ? Sait-elle quelque chose ? Quelqu’un a-t-il parlé ?

 - Moi, par exemple, je serais curieuse de vous entendre dire quel peut être le mien !

 Ynès soupire intérieurement. Elle ne parle que d’elle, bien sûr !

- Je vous demande pardon ! dit-elle prudemment.

 - Je suis une vieille dame respectable, n’est-ce pas ! Mais, en réalité, je suis une vieille salope que le sexe attire toujours. Je suppose que vous ne croyez pas ce que je vous dis.

 - Oh ! mais bien sûr que si. Vous paraissez être en effet une vieille dame très respectable. Si le sexe vous attire toujours, je ne peux que vous féliciter. Je...

- Vous êtes une coquine qui essaie de ne pas me répondre. Mais j’insiste : Quel est mon vice ?

 Ynès ne peut pas reculer. Elle doit chercher. La secrétaire l’observe, l’œil goguenard.

 - Je ne sais pas voyons... Vous avez plusieurs amants très jeunes ?

 - Non mais vous n’êtes pas si loin de la vérité que cela. Je vous aide un peu. Il est très jeune : si 25 ans est pour vous jeune.

 - Vous avez des relations sexuelles avec un homme de 25 ans !

 - Non pas de relations sexuelles. Pas lui en tout cas... Je vous taquine. Je vais vous dire quel est mon vice.

 La vieille dame se tourne vers la secrétaire et lui dit :

 - Y a-t-il encore quelqu’un qui doit venir ce matin ?

 La secrétaire consulte son agenda et répond par la négative.

 - Vous pouvez fermer la porte alors ?

 La secrétaire se lève et obéit à la vieille dame.

 - Oh ! Je me présente Mathilde de Jonzac. Je suis veuve depuis 40 ans et je me masturbe tous les jours deux à trois fois par jour. J’espère que je ne vous choque pas ?

 - Ynès ... Oboé. Elle a hésité un peu car elle ne porte pas encore ce nom officiellement. Rassurez-vous, j’en ... j’en fais autant.

 - Hum ! Intéressant ! Elle se tourne à nouveau vers le bureau de la secrétaire et appelle d’une voix forte et menaçante.

- Samson ! Au pied !

 Ynès entend du bruit venant de dessous le bureau de la secrétaire médicale et elle voit bientôt apparaître un homme noir entièrement nu, à quatre pattes. Il s’avance rapidement vers Mathilde de Jonzac et se couche à ses pieds en faisant face à Ynès. Il est entièrement rasé et son cou s’orne d’un collier en cuir et d’une laisse dont il tient la courroie de maintien dans la bouche. Son nez est percé par un gros anneau. Mathilde de Jonzac lui donne l’ordre de se dresser. Il obéit immédiatement en jappant doucement. Dès qu’il est sur ses pattes il agite ses fesses. C’est à ce moment là qu’Ynès remarqua le bouquet de plumes d’autruches qui s’agitent derrière lui.

- Samson est un bon chien. Il est obéissant et très affectueux. Remarquez sa belle queue en plumes.

 - Samson, montre la queue à la jolie dame.

 Samson se tourne et laisse Ynès admirer le superbe fagot de plumes qui sort de son cul. Samson n’arrête pas de se dandiner pour que les plumes soient toujours en mouvement.

 - Oui, il est sage parce que le bon docteur Marc doit le châtrer entièrement aujourd’hui. Figurez-vous jolie demoiselle que ce gros chien a violé la douce Pétronille. Pétronille est une superbe beauceronne qui est le petit amour de la Comtesse de Galmier. Vous connaissez peut-être la Comtesse : elle donne chaque année un gala de bienfaisance pour nos animaux à quatre pattes. Le week-end dernier, cet animal a profité que nous bavardions tranquillement au bord de la piscine pour se détacher et pour violer cette pauvre fille qui dormait dans son panier. Nous avons accouru en entendant la chienne hurlait sa douleur. J’ai promis à la comtesse que Samson serait entièrement coupé aujourd’hui. J’avais prévu de le faire depuis longtemps mais je n’arrivais pas à me décider. J’aime beaucoup voir Samson sortir sa queue quand il est excité. Cela me rappelle mon pauvre Grégoire qui bandait comme un dieu. Enfin, il sera plus câlin sans cette vilaine et je serai sûr de pouvoir baiser en paix avec la comtesse sans avoir toujours peur qu’il ne fasse des bêtises. Eh oui que voulez-vous, je suis lesbienne et j’aime avoir ce genre de chien. C’est une bonne race, fidèle et soumise. Il m’a fait beaucoup de peine en violant cette pauvre fifille. D’habitude c’est lui qui se fait ramoner avec plaisir par le bouledogue de notre amie Sylvaine Mourenx qui est notre troisième comparse et une suceuse de première.

 Ynès a la tête qui tourne devant cette petite vieille qui avoue ses fantasmes presque sur la place publique. Samson agite toujours son cul et ses plumes devant le nez d’Ynès. Sans réfléchir, Ynès demande :

 - Cela vous ennuierait-il de me montrer l’objet du délit ?

 - Ah ! Je crois déceler en vous une vicieuse assoiffée de chibres !

 - Là n’est pas la question. Mais quand le sexe que votre chien sera enlever, qu’en ferez-vous ?

- Oh ! Samson devra le donner à manger à cette pauvre Pétronille.

 - Est-ce que je pourrais vous le racheter ?

 - Vous voulez racheter Samson ?

 - Non seulement son sexe !

 - Oh ! cela m’ennuie car j’ai promis cette gâterie à la pauvre chienne.

 - Je vous propose une jolie somme en échange de ces vilaines couilles noires.

 Mathilde se tait. A ce moment, la jeune femme ouvre la porte et sort. Ynès peut voir que si le sexe de la jeune femme n’a pas eu à souffrir des assauts de Marc, sa bouche par contre a besoin d’un bon raccord avant de rejoindre le mari jaloux.

 Mathilde de Jonzac se lève et pénètre dans le cabinet du docteur sans qu’elle ne donne aucune réponse.

 Ynès dépitée, prend une revue sur la table basse et attend son tour.

Le téléphone sonne. La secrétaire écoute sans dire un mot puis se lève et s’approchant d’Ynès la prie de passer dans le cabinet du docteur.

 Ynès pénètre dans le bureau. La vieille dame est assise et Samson est couché sur la table d’auscultation, l’arrière train en retrait, les couilles pendantes.

 - Ynès ! Qu’elle joie de vous revoir.

 Marc s’avance et embrasse sur la bouche la jeune femme. Ynès lui rend son baiser sous le regard dégoûté de la vieille dame.

 - Asseyez-vous et ne vous inquiètez pas pour cette salope de Mathilde. Quand on est gouine on le reste.

 - Absolument tranche la vieille dame ! Et fière de l’être cher docteur !

 - Je sais que vous avez fait sa connaissance dans la salle à l’instant. Mathilde m’a fait part de votre idée d’acheter les couilles de son corniaud de chien. Je crois savoir pourquoi. Votre idée est très intéressante. Venez voir.

 Marc se lève et s’approche de Samson. Il retira les plumes du cul du jeune homme-chien et lui caresse les fesses d’une main pendant qu’il lui prend les couilles dans l’autre. Il serre très fort ses doigts autour des couilles. Samson gémit de douleur mais sa verge se redresse.

 - Samson est un jeune homme qui a eu le tord de vouloir cambrioler un jour cette pauvre Mathilde. Il est entré chez elle et a fait tellement peur à son vieux chien que le pauvre est mort. Mathilde est une gouine qui n’a jamais eu peur de rien. Elle avait dressé son mari qui lui obéissait au doigt et à l’œil. Elle pratique aussi les arts martiaux. Elle a immobilisé Samson en un tour de main. Le marché a été simple : il remplaçait son chien aussi longtemps qu’elle voudrait et elle ne dirait rien à la police. Samson accepta le marché car il est recherché par Interpol et il ne savait pas où aller. Ce qu’il n’avait pas prévu c’est qu’il aimerait ça. Depuis deux ans il vit comme un chien. Il a suivi un traitement pour développer une fourrure naturelle mais cela a eu l’effet contraire. Il est totalement imberbe. Aujourd’hui, alors qu’il n’avait plus baisé depuis 6 mois, il accepte pour réparer sa faute de se faire couper en échange il demande à être enfermé dans un chenil avec 10 chiens chaque soir. La journée, il veut continuer à être la chienne de compagnie de Mathilde qui pourra le sortir partout même dans la rue. Mathilde veut bien vous donner ses couilles gratuitement à condition  que vous lui disiez ce que vous voulez en faire et quels sont vos fantasmes.

 Ynès regarde Mathilde sans rien dire. Peut-elle révéler son secret. NON. Il faut qu’elle invente vite. Mais Marc vient à son secours. Sans doute n’a-t-il pas envie que cette vieille cochonne soit au courant de trop de choses. Il commence par distraire Ynès de sa réponse en captant le regard des deux femmes.

 - Voyez Mesdames, ce gros salaud en entendant qu’on parle de lui s’excite.

Il tient toujours les couilles serrées. Samson a maintenant le pénis très droit et gonflé. Il est gros et long. Ynès surprend le regard de Marc qui salive à l’idée de qui pourrait récupérer cet engin. Sans lâcher les couilles, il s’enduit l’autre main de crème et se met à caresser l’anus de Samson. Celui-ci se met à japper doucement. Marc précise sa caresse et bientôt enfonce trois doigts dans l’anus accueillant et heureux d’être visité.

- Ma chère Mathilde, si Ynès s’intéresse à ce sexe bientôt orphelin c’est qu’elle est antiquaire. Un très bon client lui a demandé de lui dénicher une lampe très spéciale. Il veut que la lampe soit montée à partir d’un bocal de laboratoire dans lequel on aurait placé un sexe masculin en érection. Ynès est venue me voir mais hélas jusqu’à présent aucun donneur n’a pu faire l’affaire. Il fallait un sexe jeune et vigoureux capable d’une belle bandaison. Mais ce genre de donneur attend toujours d’être passé à l’éternité avant de nous faire un don et il est chaque fois impossible de vérifier l’état général du sexe avant. Avec celui de Samson, Ynès a tout de suite vu que l’affaire était possible.

 - Ma chère, je suis ravie de savoir que ce gros porc va avoir sa queue dans le formol. L’idée me plaît beaucoup et s’est avec joie que je vous la donne. Combien ce client vous a t-il proposé pour les couilles de ce porc.

 - 35 millions de dollars.

 - Oh ! Je ne peux malheureusement pas rivaliser avec cet américain.

 Mathilde de Jonzac se lève, soulève sa cane et l’enfonce profondément dans l’anus de Samson. Le jeune homme gémit lorsque la cane atteint le fond de ses entrailles.

 - Alors Samson, tu vois tes couilles seront admirées par des vicieux de ton genre pendant très longtemps.

Samson aboie. Mathilde retire sa cane et sort. Avant de disparaître, elle se tourne vers Marc.

 - Mon cher docteur quand puis-je venir rechercher Samson. Samson à qui je vais devoir trouvé un prénom féminin maintenant.

 - Je vous promets que votre chienne sera prête lundi prochain.

 Mathilde de Jonzac sort sans dire un mot ni adresser un regard à Ynès.

 Marc fait descendre Samson et appelle sa secrétaire qui se charge du chien.

 - Mettez-le dans la chambre 4. Trouvez-lui un panier et allez acheter un sac de nourriture pour gros chien. Vous le sortirez ce soir avant de vous en allez pour lui faire faire pipi. Dans la chambre je veux qu’il soit attaché.

 Sans un mot la secrétaire prend Samson par sa laisse et sort.

 - Ma chérie, vous êtes resplendissante et votre idée est géniale. Vous avez vu cette queue magnifique !

 - Oui j’ai vu votre regard. Je suis justement venue de dire qu’Agnès est prête. Elle accepte la pénétration par le vagin et l’anus et accepte de porter une queue. Elle est soumise et très obéissante. J’aimerais que vous puissiez l’opérer très vite car j’aimerais qu’elle soit mon témoin pour mon mariage.

Marc embrasse une nouvelle fois Ynès.

 - Je peux l’opérer dès demain. Non , après-demain. Il faudrait qu’elle soit ici demain dans la matinée afin d’être préparée. Suis-je invité moi-aussi ?

 - Gros bêta !

 Sur cette réponse Ynès tourne les talons en faisant voler sa robe qui dévoile son harnais et sort sans un regard en arrière.

 Elle déjeune à la terrasse d’un café puis se promène au hasard. Elle se retrouve sans le vouloir sur la promenade face à la mer. Le grande bleue est toujours aussi belle et pleine de charme. Elle a vu mon malheur et ma détresse et aujourd’hui, elle est là pour assister à mon bonheur. Elle revient sur les pas qui l’avaient conduite au désespoir quelques mois plutôt. Elle retrouve le rocher sur lequel elle s’était assise. Il n’y a personne comme la première fois. Elle relève sa robe et pose ses fesses sur le rocher pointu. Mais cette fois, elle ne peut pas sentir la roche froide s’enfoncer en elle. Le spéculum cogne contre la pierre et s’enfonce lui-même plus profondément. Déçue et frustrée et en même temps heureuse et comblée, Ynès se relève. Elle finit son pèlerinage en passant devant son ancien appartement et devant le sex-shop. Elle croise des visages connus : d’anciens voisins et d’anciens clients. Personne ne la reconnait. Pourtant beaucoup de regards se tournent vers elle à son passage.

 Satisfaite, sachant que désormais son bonheur sera total, elle reprend le chemin de la maison de son Maître, de sa maison bientôt.

 

Sam 20 avr 2013 Aucun commentaire