Le blog de sentiments-et-soumission

-          Que vas-tu faire à Jade ?

Demain ?

Oui !

J’ai l’intention de la mettre en condition. Je sais qu’elle a eu du mal à prononcer son renoncement à notre mariage malgré ses paroles. Je la connais mieux que toi. Je compte bien lui faire regretter son hésitation.

Tu vas donc la punir ?

Oui ! Et avec sévérité. Je veux qu’elle soit persuadée qu’elle n’a qu’une seule voie possible : être ta chienne.

Je peux assister.

De loin uniquement. Cela se passe…, disons, entre Daniel et Sylvie.

Je comprends. Alors je ne vous regarderai pas. Cela fait partie de votre ancienne intimité.

Merci. Je dois m’occupe d’Océane maintenant. Que comptes-tu faire ?

Je dois aller voir Charlotte afin de vérifier si tout est en ordre au club.

Attention, tu m’as promis !

Tu sais qu’avec Charlotte, il n’y a rien et il n’y aura jamais rien.

Sylvie embrasse son futur mari et se rend à la cuisine où attend Océane, comme chaque soir.

Océane est bien à sa place. Elle est assise sur son tabouret dans la cuisine. Sa gamelle est vide alors que celle de Jade est encore pleine. Sylvie s’approche d’elle et lui caresse les fesses qui débordent largement du tabouret spécial. Océane a un frisson, mais reste silencieuse.

Tu peux jeter la gamelle de la lopette. Elle ne mangera pas ce soir.

Bien Maîtresse.

Lève-toi et fais-le. Ensuite nous montons.

Océane obéit et va vider la gamelle dans la poubelle. Elle lave la gamelle et la range puis vient devant le tabouret, s’accroupit et le nettoie avec sa langue. Sylvie ne reste pas à regarder et monte directement au donjon.

La pièce est parfaitement rangée. Depuis qu’elle est là, Tony ne l’utilise pratiquement plus et la considère comme le donjon privée de sa fiancée. La cage d’Océane est en plein milieu. Malgré ses protestations silencieuses, Sylvie lui a fait mettre un matelas dans le fond fin qu’elle puisse se repose confortablement. Elle ne la met pas tous les soirs en tension sous les barres. La plupart du temps, elle se contente de l’obliger à se coucher et l’enferme sans avoir oublié de lui mettre sa laisse cadenassée au cou avec une chaîne très lourde qui la contraint à se pencher.

Tout autour, la pièce est parfaitement organisée. A droite, une chaise de gynécologue. A gauche, c’est une croix de Saint-André avec, disposé à sa droite, un râtelier contenant plusieurs fouets et cravaches de différentes souplesses. De l’autre côté, Sylvie a fait disposer un jacuzzi afin qu’Océane puisse se détendre avec elle quand elle ressent le besoin de se faire cajoler par sa soumise. Dans le dernier angle, c’est un pilori qui occupe l’espace. Ce pilori offre différentes positions et un palan est installé au-dessus qui permet d’empaler plus ou moins sa soumise selon ses envies.

Elle ouvre la cage. Le matelas sent l’odeur de sa soumise. La maîtresse de maison caresse doucement le matelas. Afin qu’Océane ne soit pas trop bien, le matelas est recouvert de toile de jute rêche et rugueuse. Océane entre. Elle vient immédiatement aux pieds de sa Maîtresse.

Va sur le pilori.

Océane se déplace et place ses bras et sa tête dans les espaces prévus puis elle attend que sa Maîtresse l’enferme. Il est déjà arrivé qu’elle passe une nuit entière dedans. C’est terrible, mais Océane ne se plaindrait pour rien au monde.

Non, je veux te voir sur le palan.

Océane se relève et enfile et fixe le gilet en lanières de cuir qui lui enserre le torse. Sylvie lui passe des menottes aux poignets qu’elle relie dans le dos. Elle se dirige ensuite vers la manivelle du treuil. Le cliquetis métallique retentit dans la pièce silencieuse. Océane s’étire puis ses pieds quittent le sol sur environ un mètre cinquante de hauteur. Elle tournoie lentement autour de l’axe du filin d’acier. Sylvie passe des contraintes à ses chevilles et les fixe par des cordes à deux crochets placés sur les côtés. Elle les tend pour que sa chienne soit immobile. Océane se retrouve les jambes écartées. Sylvie place ensuite un pieu épais entre les cuisses de sa soumise qu’elle enduit de lubrifiant gras. Le pieu a une extrémité déjà importante, mais s’évase très vite à la manière d’un cône de travaux que l’on trouve le long des routes et des autoroutes. Puis elle entame la redescente de sa soumise. L’extrémité du pieu est ajustée en face de l’anus de la femme. Sylvie bloque le treuil et règle le boitier de mise en marche automatique.

Je vais régler la descente sur un centimètre toutes les cinq minutes.

Sylvie enclenche le minuteur. Immédiatement, Océane descend d’un centimètre. Le pieu ouvre son anus, mais reste à l’entrée. Dans les 15 prochaines minutes, le pieu ne fera qu’ouvrir l’anus de manière très importante. L’anus se laissera pénétrer et ce sera relativement agréable pour elle de se sentir ouverte. Ensuite, Océane n’aura plus aucun répit, car l’engin entrera en elle et s’enfoncera tout en continuant à lui écarter la rondelle anale. A chaque descente, elle se sentira ouverte davantage et les cinq minutes qui lui resteront ne parviendront pas à lui permettre de s’adapter au nouvel écartement. Elle voudra, à un moment, essayer de résister en se contractant, sans espoir. L’anus continuera encore et encore à s’ouvrir.

Sylvie s’installe sur son fauteuil. Fauteuil rouge en cuir, confortable et moelleux. Elle étend ses jambes sur un petit tabouret et fixe sa soumise du regard. Elle aime cette femme mature. Elle aime sa beauté et sa tendresse. Elle aime sa docilité totale et la confiance qu’elle lui accorde. Elle la regarde et en est chaque jour plus fière. La séance d’aujourd’hui a un but précis. D’ordinaire, elle arrête toujours la descente au bout de 10 centimètres de pénétration. Cette fois, elle va attendre beaucoup plus. A dix centimètres, Océane commence à avoir beaucoup de mal à supporter l’écartement. Cela devient douloureux, car son anus est ouvert à ce moment précis à 6 centimètres de diamètre. Sylvie veut attendre ce diamètre avant de commencer à l’informer de ce qu’elle a en tête pour elle. D’une part, elle veut savoir et d’autre part, elle veut une réponse. Océane ne cèdera pas facilement. Elle est capable de supporter la douleur, mais cette fois, c’est la Maîtresse qui gagnera et Océane saura, sans doute pour la première fois depuis qu’elle la soumet, qu’elle est vraiment Sa Maîtresse !

Océane regarde Sylvie. Elle lui sourit, car elle aime bien qu’elle reste avec elle le soir. Maîtresse n’utilise pas souvent le pilori ainsi. C’est pourtant pour elle une soumission qu’elle aime et qu’elle redoute. Elle aime être prise analement, depuis toujours. Elle aimait déjà quand c’étaient les autres filles du pensionnat qui enfonçaient leurs mains entières dans son anus alors étroit et qu’elle en éprouvait tellement de honte. Elles l’attachaient et lui faisaient subir de multiples outrages. Toutes les filles passaient leur main dans son cul et elle devait toutes les nettoyer ensuite. Mais c’est aussi un supplice, car, Océane sait bien que son anus à une limite. Maîtresse ne peut pas savoir laquelle et elle ne sait jamais, même si depuis son installation, Sylvie n’est jamais allée trop loin, si elle saura s’arrêter à temps. Pourtant, sans le savoir, sa Maîtresse lui a ouvert le cul bien plus largement qu’elle ne l’a jamais été. C’est cette douleur intense et durable qu’elle redoute.

Le treuil est en marche depuis de longues minutes, l’anus s’ouvre. Océane sait que la partie évasée du pieu est maintenant en elle. L’écartement ne cessera plus. Elle respire lentement et essaie de se relâcher. Son anus palpite et c’est encore agréable pour le moment. L’intérieur étant creux, elle sent un courant d’air frais qui entre en elle. Sa Maîtresse la regarde toujours sans dire un mot. Océane sait qu’elle ne doit pas parler. Elle attend et tente de jeter des coups d’œil vers elle sans qu’elle s’en aperçoive. Elle aime de tout son cœur et de toute son âme cette femme hétéro. Elle sait qu’elle ne sera jamais dans un lit avec elle et qu’elle ne pourra jamais l’embrasser de son propre désir. Elle doit faire et fera ce que veut sa Maîtresse uniquement. Elle ne peut lui donner d’autre signe de son amour profond que par son obéissance et sa soumission totale.

Le pieu vient encore de s’enfoncer. Là, Océane sait qu’il a atteint ses limites, celles que sa Maîtresse lui a ouvert les autres fois. Pourtant, fait étrange, Sylvie ne bouge pas. On dirait même qu’elle s’est assoupie. Elle garde les yeux fermés. Océane commence à paniquer. Et si sa Maîtresse s’était endormie ? Le pieu va continuer sa descente. Son anus pourra-t-il résister longtemps ? Elle sera peut-être déchirée totalement. Elle pourrait crier pour réveiller sa Maîtresse, mais elle sait qu’elle ne le fera pas, car elle a confiance et si c’est son désir, elle souffrira pour elle, jusqu’au bout, jusqu’à …

Le pieu s’enfonce d’un nouveau centimètre. Là, elle a mal. Son anus est en feu. Elle ouvre la bouche, elle va crier. Mais elle se retient. Non, elle doit obéir. Sans s’en apercevoir, dans sa volonté de se relâcher, elle se met à pisser abondamment. Elle voit son jet, mais elle n’arrive plus à se contrôler. Le pieu doit appuyer contre sa vessie qui se libère. Elle n’aurait pas dû tant boire, ce soir. La honte et la colère d’être aussi sale la mettent en furie. Elle attend maintenant le nouveau centimètre avec hâte pour se punir elle-même. Elle ferme les yeux et laisse couler quelques larmes.

Tu pleures chienne ?

Sylvie a tout suivi patiemment et voit qu’Océane, cette fois perd le contrôle de sa soumission et de son corps. Elle veut qu’elle en perde aussi celui de ses pensées. Jamais avant elle ne l’a fait. Depuis la première fois où elle s’est donnée à elle, Océane a toujours guidée et dirigée. C’était leur accord et Sylvie ne lui en veut pas. Les punitions et les douleurs infligées ont toujours été de la teneur et de la force qu’Océane avait envie de recevoir. Sylvie avait trop peur d’aller plus loin. Mais cette fois, c’est elle qui prend les choses en mains.

Non, Maîtresse.

Menteuse ! Tu pleures ! Je n’aime pas que tu me mentes. Pour ta punition, tu vas prendre un centimètre de plus.

Océane ne dit rien, mais lance un regard perdu, mais en même temps de défi à sa Maîtresse. Que fait-elle ? Que cherche-t-elle ?

Les minutes se passent. Le minuteur tourne. Juste avant qu’il ne se déclenche, un petit cliquetis se fait entendre. Elles attendent toutes les deux. L’une avec crainte devenant peur et l’autre, impatiente d’arriver à l’instant où elle posera sa question. Le cliquetis tinte délicatement, le pieu se met en branle et descend, Océane pousse pour la première fois un cri de douleur, car son empalement devient insoutenable. Elle lance des regards de terreur à sa Maîtresse. Sa tête s’agite. Elle lutte pour demander qu’elle arrête tout en se refusant à demander cela à celle qu’elle aime et qui est Sa Maîtresse pour la vie. Elle ne veut pas non plus la décevoir.

Sylvie sent que le moment est arrivé.

Chienne, je veux savoir une chose. Jusqu’à présent, tu m’as répondu vaguement et de manière très imparfaite, mais je n’ai jamais eu la vraie réponse. Cette fois, je la veux. Tu as le choix : tout me dire en bonne chienne et esclave et j’arrête le pieu ou garder le silence et avoir ton anus totalement déchiré dans des souffrances horribles.

Océane regarde sa Maîtresse. Elle n’a plus devant elle la femme qu’elle aime. Elle est torturée par une Dominante sans amour qui dresse et soumet pour son plaisir uniquement. Une Dominante qui veut obtenir quelque chose et qu’elle devra lui donner parce qu’elle n’a pas le choix et parce qu’elle lui doit.

Je vois que tu es attentive. Alors ! Je veux savoir pourquoi, depuis tant d’années, tu conserves ton vagin fermé. Tu m’as servi l’histoire de ta sœur qui voulait être aimée pour elle seule. Je sais que c’est du bidon. Tony a voulu plusieurs fois te retirer cet anneau qui te condamne à une chasteté totale. Tu as toujours refusé sans lui donner la moindre explication. Pourtant, ta sœur est morte depuis longtemps et tu pourrais être aimée, même en esclave, pour toi-même. C’est fini ! Ou tu me donnes la réponse où tu seras déchirée et meurtrie à jamais.

Océane, cette fois la regarde dans les yeux et la défie. Sylvie, sa Maîtresse d’amour exige d’elle l’impossible, l’impensable. Elle ne peut ni ne veut révéler son secret. Elle a choisi, c’est vrai, d’avoir son sexe fermé et scellé à jamais. Elle s’est fait le serment de ne jamais retirer cet anneau, quel qu’en soit le prix. Elle a choisi de transformer son anus en sexe de plaisir et de renoncer à l’autre à tout jamais. Elle a même réussi, à force d’auto suggestion, à faire disparaître ses règles. Sa Maîtresse d’amour ne peut exiger cela d’elle maintenant. Non, elle ne peut pas.

Le cliquetis retentit à nouveau. Le pieu descend encore. La douleur est de plus en plus grande. L’anus est ouvert maintenant à huit centimètres. Cela correspond à deux mains qui la fouillent jusqu’aux poignets et même plus loin. Océane crie et hurle. Elle demande pitié à sa Maîtresse. Elle vient encore de pisser. La douleur ne cesse pas. Elle est constante.

Sylvie a posé une seule fois la question. Elle sait qu’Océane a parfaitement entendu. Il est inutile de la reposer.

Maîtresse, je ne peux pas Vous le dire. Pitié.

Sylvie ne répond pas. Elle se lève et descend dans la cuisine. Elle a soif. Elle se sert un verre d’eau fraîche. Océane en voyant partir sa Maîtresse se sent totalement abandonnée. Elle hurle maintenant autant par sa douleur que par sa peur d’être seule, de rester seule, d’être abandonnée. Pourtant, son secret est trop lourd ! Elle ne veut pas le partager même avec la femme qu’elle aime le plus au monde et qu’elle admire. Cette honte qu’elle porte en elle ne peut être partagée. Elle ne veut pas Sali Sa Maîtresse avec cette ignominie.

Sylvie revient avec son verre d’eau. Une buée glacée s’est formée sur le verre. Elle boit à petites gorgées. Océane a soif tout à coup et voudrait boire aux lèvres fraîches de sa femme chérie. Mais le pieu est là qui lui rappelle ce qu’elle est et qui attend lui aussi la réponse. Bientôt le minuteur va encore se déclencher. Elle ne pourra pas supporter encore bien longtemps la douleur. Son anus va craquer. Sa Maîtresse la regarde sans dire un seul mot. Elle boit !

Sylvie a peur. Elle essaie de se donner une contenance. Elle tient son verre serré en espérant qu’Océane est suffisamment troublée pour ne pas remarquer qu’elle tremble de peur. Peut-être va-t-elle trop loin. Et si elle ne dit rien ? Va-t-elle attendre qu’elle soit déchirée ? L’anus est ouvert à plus de huit centimètres maintenant. Bientôt il va lâcher. Elle doit arrêter avant, car elle ne veut pas estropier sa soumise. Elle l’aime trop pour ça. Elle l’aime ! C’est la première fois que cette pensée la traverse. Elle aime cette femme comme elle aime son futur mari et comme elle n’a jamais aimé Daniel.

Le minuteur se déclenche à nouveau. Le pieu descend. Océane hurle

Maîtresse ! Stop, par pitié. Je… je vais…. Tout Vous dire.

Le cœur de Sylvie bat à tout rompre. Elle ne bouge pas. Elle reste immobile un long moment sans dire un mot. Puis elle se lève et s’approche de son esclave.

Répète chienne !

Je vais … tout Vous dire, Maîtresse. Pitié, retirez le pieu Maîtresse, il me déchire.

Je ne vais pas le retirer. Je vais juste arrêter la descente. Il ne sera retiré que lorsque je serai satisfaite par tes réponses.

Océane regarde son impitoyable Maîtresse. Jamais, elle n’a été aussi dure avec elle. Elle est bien une Maîtresse comme Océane l’a toujours reconnue. Ce serait avec une autre soumise, elle pourrait l’admirer. Mais pour l’instant elle ressent de la haine et de la colère envers elle.

Je… reconnais, Maîtresse… J’ai fait le serment, un jour, de ne jamais faire ouvrir l’anneau. Je l’ai fait poser. Ce n’est pas ma sœur qui a décidé…

Je t’écoute. Et n’oublie pas, je veux l’entière vérité.

… quand j’ai été reprise et achetée par ma sœur, je venais d’être violée, Vous vous souvenez ?

Oui !

Je Vous ai dit que le médecin n’avait rien vu. En fait, j’étais enceinte.

Toi ? Tu as eu un enfant ?

J’ai poursuivi ma grossesse chez ma sœur. Elle m’a enfermée dans la cave dès qu’elle s’en est aperçue. Quand est venu le temps d’accoucher, ma sœur a refusé d’appeler un médecin. Elle m’a enchaînée et j’ai accouché toute seule. Cela…

Océane se met à pleurer à l’évocation de ce souvenir douloureux. Sylvie s’approche et lui caresse les joues. Elle dépose un baiser sur ses lèvres. Océane répond à ce baiser et embrasse sa Maîtresse avec fougue et passion.

Ma chérie, continue !

Oui, Ma Maîtresse !... Cela s’est mal passé. C’était une petite fille toute blonde. Je l’ai appelée Cristal. Elle n’a vécu que quelques heures. Je n’ai pas réussi à la faire téter. Elle avait du mal à respirer. Elle est morte dans mes bras.

Océane s’arrête et pleure. Sylvie est, elle aussi, envahie  d’une intense et profonde émotion. Elle est tentée de faire remonter le pieu pour soulager à la fois la douleur et la peine de sa soumise, mais elle doit aller jusqu’au bout. Elle sent confusément qu’elle doit le faire pour respecter Océane qui lui donne son plus grand acte d’amour. Elle lui caresse les cheveux et lui tend son verre d’eau. Océane refuse le verre. Elle l’embrasse sur les joues, sur les yeux, sur la bouche.

Quand ma sœur est venue nous délivrer, elle avait l’intention d’abandonner ma fille en la déposant devant la première maison venue. Elle a emporté sa dépouille et je ne l’ai jamais revue. Je ne sais pas ce qu’elle en a fait. Sans doute l’a-t-elle jeté dans une poubelle…

Océane a les yeux cernés et le teint pâle.

C’est donc toi qui t’es fait percer les lèvres vaginales et qui as fait placer les anneaux ?

Oui, Maîtresse, en jurant que jamais plus ce ventre ne s’ouvrirait et ne donnerait du malheur. Ce sexe est maudit.

Océane ! Est-ce que tu m’aimes ?

Océane regarde sa Maîtresse, surprise !

Vous le savez Maîtresse. Je Vous aime tellement. Vous êtes la femme de ma vie. Je ferai et serai tout pour Vous.

Je veux que tu me donnes ce que tu as de plus précieux en toi en gage de cet amour.

Je Vous donne tout ce que je suis, Maîtresse. Mais, Vous…

Moi, quoi, chienne ?

Est-ce que …

Est-ce que je t’aime ? C’est bien ta question ?

Océane ne répond pas.

Ma chérie, je n’ai jamais éprouvé de sentiment amoureux ni d’attirance pour une femme. Jamais avant toi. Oui, je t’aime. Je t’aime d’amour. Et je veux de toi ce que tu as enfoui le plus profondément…Désormais, aucune de tes pensées, même les plus secrètes ne doivent m’être cachées.

Vous voulez mon sexe, Maîtresse ?

Oui ! Je veux te retirer tes anneaux et libérer son sexe.

Ce trou immonde qui donne le malheur et la mort ?

Ce sexe divin que j’ai envie de goûter et d’aimer. Ce sexe dans lequel j’ai envie de me plonger. Je te désire ma chérie tellement fort.

Mais Maîtresse, j’ai fait le serment de ne jamais plus l’ouvrir.

Tu as fait aussi le serment d’être mon esclave totale pour le reste de ta vie. Je désire de toi que tu m’offres ton sexe. Ainsi, je te retire tout droit, toute liberté et je prends l’entière propriété de ton âme et de ton corps. En échange de ces anneaux, je t’offrirai un autre anneau, en or que nous porterons toutes les deux à l’annulaire droit. Je veux que tu deviennes ma femme. Je veux épouser ma chienne soumise au club devant tous nos amis et devant des étrangers. Je veux que mon futur mari sache que je suis devenue lesbienne aussi.

Devenir Votre femme, Maîtresse ? Vous épouser ? Porter Votre alliance ?

Oui, ma chérie !

Oh, Maîtresse, Maîtresse…

De nouveau, Océane se met à pleurer. Sylvie la laisse se calmer.

Prenez une tenaille, Maîtresse, et cassez ces anneaux du malheur puisque que je vais en avoir un unique : celui du bonheur. Mais, avant de les briser, laissez-moi ici, empalée, Maîtresse.

Tu veux rester ici ?

Oui, Maîtresse. Revenez demain matin avec des tenailles. Laissez-moi cette nuit de douleur afin que je dise adieu à mon enfant. Elle a souffert à cause de moi. Je veux souffrir pour elle, pour me faire pardonner.

Mais, ton enfant n’exige pas cela de toi ma chérie. Elle sait que tu n’as pas pu, que tu n’es en rien responsable.

Faites-le pour moi, Maîtresse. Et même, descendez-moi encore d’un centimètre !

Un de plus ?!

Oui, Maîtresse.

Tu es certaine de toi ?

Certaine.

Sylvie la regarde interdite.  Elle se dirige vers le treuil. Au moment de l’actionner, elle se tourne vers Océane.

Je vais le faire chienne mais ce n’est pas un, mais deux centimètres que tu vas recevoir. Je suis ta Maîtresse. Le temps de mon apprentissage est fini. Désormais, je n’accepterai plus aucune suggestion de ta part. Tu vas devenir ma femme, mais aussi mon esclave. Je fais préparer un contrat pour toi.

Sylvie met en marche le treuil. Océane pousse un cri de douleur. Sylvie attend que le deuxième cran enfonce le pieu dans le cul de sa soumise. Cette fois, Océane ne crie plus. Elle regarde sa Maîtresse puis baisse les yeux.

 

Oui, Ma Maîtresse, oui Ma Femme.

Dim 20 oct 2013 Aucun commentaire