- Tu es prête ?
Oui ! Je ne voyais plus le temps passé ! Cette journée a été longue. Elle n’en finissait pas.
Mets ton sac dans le coffre et en route…
Sylvie, femme de 45 ans, range son sac de voyage dans le coffre de la petite New Beetle de couleur rose. Au volant, Magali légèrement plus âgée, coiffée d’un foulard qui masque ses cheveux roux lui sourit.
On relève la capote ?
Je vais être toute décoiffée !
Tiens ! Prends ce foulard et fais comme moi.
Mais c’est le même que le tien !
Oui…
Les deux femmes se sourient et la voiture démarre.
C’est loin ton île ?
Ce n’est pas MON île, mais celle de mon mari.
C’est vrai que tu es mariée ?
Oui ! Mais ça ne compte plus !
Je sais bien, mais…
Tu ne vas pas bouder ? C’est toi que j’aime.
Mais tu le vois toujours ? Magali n’aime pas quand Sylvie parle de son mari.
Oui ! Nous sommes devenus très complices et très amis. Mais, rassure-toi, c’est tout !
Ah !
C’est plutôt moi qui devrais être jalouse, tu sais !
Je ne vois pas bien de quoi ni de qui !
Des deux, c’est bien toi la seule à avoir un homme !
Oui, si on veut.
Magali dirige une société de vente par Internet. Sylvie est responsable financière d’une grosse boîte. Elles se sont rencontrées à un colloque organisé par la multinationale propriétaire des deux sociétés. Le courant est très vite passé entre les deux femmes. Sylvie, bien que mariée depuis 25 ans, n’est pas heureuse avec son mari Daniel. Dès le premier regard de Magali, elle a senti quelque chose fondre en elle. Elles se sont retrouvées très souvent et quand le premier baiser a été échangé, Sylvie a compris que c’était celle qu’elle attendait depuis toujours.
Il est midi ! La route est longue, mais la journée est belle et chaude en ce mois de juin. Il faut parcourir 150 km depuis Nantes jusqu’à Chouzé sur Loire où se trouve l’île de Seuil Muret. Magali conduit en souplesse. Sylvie n’en finit pas d’observer son amante. Tout cela est récent puisque cela fait deux mois qu’elles sortent ensemble. Deux mois qui ont passé comme dans un rêve. Sylvie frissonne en repensant à leur premier baiser et à leur première étreinte. Elle n’était pas lesbienne et n’avait jamais eu aucun désir de ce genre avant. Magali est une femme qui s’entretient. Elle fait du sport. Sa peau bronzée, ses muscles fins, son parfum de rose et de violette. Tout enivre sa compagne. Sylvie a fait moins attention à son physique. Elle n’avait personne à qui plaire. Son mari, il y a longtemps que plus rien ne se passe entre eux. Ils vivent à côté l’un de l’autre. Magali sent le regard de Sylvie sur elle. Elle ressent des bouffées de désir. Le téléphone portable de Sylvie sonne. Profitant de ce moment de déconcentration, Magali remonte sa robe afin de découvrir, de manière presque naturelle, le haut de ses cuisses fermes et musclées. Elle sent son intimité s’humidifier.
Qui était-ce ?
C’était P’tit bout !
Les deux femmes se mettent à rire. P’tit bout est le surnom qu’elles ont donné à Daniel.
Que voulait-il ?
Rien ! Me souhaiter un bon séminaire !
Il sera excellent !
C’est ce que je lui ai dit.
Il soupçonne quelque chose ?
Non, je ne crois pas. Il est trop con ! Je lui ai dit que je partais une semaine pour un séminaire professionnel. Il me croit sans poser de question.
Si on faisait un arrêt ici. Le coin a l’air tranquille.
Un arrêt ?
Oui, tu n’as pas faim ?
Oh ! Si ! Maintenant que tu le dis. Mais on a rien prévu !
Erreur ma chérie. Regarde sur la banquette arrière.
Un panier pique-nique est posé sur le plancher de la voiture. A la sortie du village, la route offre une aire de stationnement au bord de la Loire. Un petit bosquet offre un peu d’ombre et une petite plage de sable fin. Magali gare la voiture. Les deux femmes sautent du véhicule. Sylvie ne résiste pas au plaisir d’aller tremper les pieds dans l’eau.
Après le repas, Magali s’est allongée. Elle a entrouvert ses cuisses et remonté sa robe. Il n’en faut pas plus à Sylvie pour poser sa main dans l’entre-jambes et la caresser tout en prenant sa bouche avec passion. Comme à leur habitude, les deux femmes ne portent pas de culotte quand elles sont ensemble et s’habillent toujours en robes courtes. Sylvie retire sa robe après avoir jeté un coup d’œil aux alentours qui sont tranquilles à cette heure de la journée. Elle relève la robe de Magali et colle son ventre contre celui de sa compagne. L’étreinte est intense. Magali saisit les seins généreux de son amante à pleines mains. Elle attrape les pointes qu’elle serre. Sylvie a un violent orgasme, mais ne reste pas inactive. Elle pénètre la vulve parfaitement lisse de Magali avec plusieurs doigts et il ne faut pas longtemps pour qu’à son tour, Magali jouisse.
Après un moment de repos et de silence durant lesquels les deux corps restent encore accolés, les deux femmes reprennent la route. Le silence dans la voiture est volupté. Sylvie n’a jamais autant joui entre les bras d’un homme. L’amour d’une femme est pour elle irremplaçable. Magali est comblée. Elle a longtemps recherché une femme comme Sylvie. Elle sent qu’elle pourra la mener très loin. Tout en tenant le volant de la main gauche, elle passe sa main sur la cuisse de sa passagère et remonte lentement. Sylvie écarte les cuisses pour faciliter le passage. Lorsque Daniel voulait faire cela, même lorsqu’elle l’aimait encore, elle refusait et trouvait cela insultant. Mais avec Magali, ce n’est pas la même chose. Magali insinue un doigt dans son sexe. Il est trempé. Elle la fouille lentement tout en se concentrant sur sa conduite. Mue par une envie longtemps et patiemment refoulée, elle lui dit :
Laisse tomber tes bretelles et dégage tes seins !
Tu veux que…
Oui ! Je veux voir ta poitrine !
Mais si on croise des gens ?
A cette vitesse, tu crois qu’ils auront le temps de voir quelque chose ? Et puis, même, personne ne nous connaît !
Sylvie hésite, mais Magali s’active davantage en elle. La femme ne résiste pas longtemps. Elle défait une première bretelle puis la seconde. Magali a ralenti pour profiter du spectacle. Son cœur bat plus vite. Elle a envie de voir sa compagne faire cela depuis longtemps. Va-t-elle aller jusqu’au bout ?
Sylvie hésite encore. Les deux bretelles pendent, mais elle soutient encore son corsage d’une main.
Je garde quand même mon soutien-gorge ?
Non !
Non ?! Mais…
Magali vient de trouver le clitoris de Sylvie. Il est gonflé. Elle le pince doucement et le masse. Sylvie soupire. Est-ce de désir, de résignation ? Elle dégage son corsage, se penche légèrement en avant et passant les mains dans son dos dégrafe son soutien-gorge. En un rien de temps, elle expose sa poitrine nue au soleil.
Donne-le-moi.
Sylvie tend sa pièce de dentelle brune et argentée. Magali saisit le soutien-gorge, lève son bras. Le vêtement se met à flotter dans l’air comme un étendard.
Flûte !
Mais…
Tant pis, tu n’auras pas de soutien-gorge pour rencontrer mon ex !
Le soutien-gorge s’est envolé et a disparu quelque part sur le bas-côté de la route. Peut-être un automobiliste vient-il de le recevoir sur son pare-brise.
Sylvie se met à bouder en croisant ses bras. Elle va pour remonter les bretelles de sa robe.
Non, ne fais pas cela ! Reste les seins à l’air. J’aime te voir nue.
Tu as fait exprès pour mon soutif ?
Non ! Je suis maladroite.
Menteuse !
Fais-moi plaisir !
De nouveau, Magali pince et masse en douceur le clitoris de son amante. Sylvie cède et baisse le corsage de sa robe jusqu’à la taille.
Comme cela ça te convient ?
C’est parfait ma chérie.
Sylvie se détend lentement aidée par la main câline de son amante. Elles traversent un village. Magali l’observe. Sylvie est tentée plusieurs fois de cacher ses seins lorsqu’elle aperçoit un piéton, mais, chaque fois, elle attend le dernier moment, et voyant que le piéton ne s’occupe pas d’elle, elle renonce et laisse son bras retombé. Magali est aux anges.
Le voyage se termine. Le panneau qui annonce l’entrée du village se présente aux voyageuses. Sylvie regarde Magali sans bouger. Elle l’interroge du regard.
Tu peux cacher tes seins, mais attends que j’aie stoppé, car je veux les embrasser.
Magali range la voiture sur le parking. Elle se penche et embrasse chaque téton. Elle prend à pleine bouche les pointes dures et tendues. Elle aspire, elle mordille. Sylvie geint de plaisir.
Allez, range-moi ça ! Je t’aime !
Moi aussi, je t’aime !
Sylvie suffoque presque de s’entendre dire cela. Jusque là, elle n’avait dit cela qu’à Daniel. Mais c’était il y a bien longtemps. Mais le dire à une femme : elle ne l’avait jamais fait. Et pourtant, elle est vaguement en colère après elle. Lui faire un coup pareil avec son soutien-gorge ! L’obliger à rester les seins nus durant plus d’une heure. D’ailleurs, pour lui faire honte, elle serait restée ainsi devant son ex-mari si Magali n’avait rien dit. Quelle tête aurait fait alors cet homme de voir son ex-femme accompagnée d’une autre femme aux seins nus telle une amazone !
Un long baiser plus tard et la robe réajustée, les deux femmes, bagages en mains se dirigent vers les bords du fleuve. Magali sort son téléphone portable et compose un numéro. Elle parle un bref moment puis se dirige vers le quai. Les deux femmes s’assoient sur un banc et patientent un moment.
Tu vois cette île en face de nous ? C’est Seuil Muret, le domaine privé de mon cher et tendre ex.
C’est une grande île. Je pensais qu’elle était plus petite.
Pierre voit toujours les choses en grand. Il aime l’espace et le calme.
Un canot à moteur apparaît soudain. Au fur et à mesure qu’il se rapproche, Sylvie identifie un homme noir à la barre.
Ton ex-mari est noir ?
Non, c’est Marius, son majordome.
Ah !
Le canot vient se ranger près des deux femmes. L’homme à la carrure impressionnante saute à quai et amarre le canot.
Bonjour Madame. Vous avez fait bonne route ?
Bonjour Marius. C’était divin ! dit-elle en faisant un clin d’œil à Sylvie.
Je vous aide à monter, Madame ?
Marius vient de s’adresser à Sylvie qui reste comme statufiée.
Hello ! Tu montes ou tu restes sur le quai ?
Oh, pardon ! Merci.
Magali fait une grimace. Elle a bien vu le regard que Sylvie a lancé à Marius. Il va falloir qu’elle creuse un peu la question. La traversée est de courte durée. Le canot remonte un instant le courant, contourne une île boisée. Une fois de l’autre côté, Marius engage le canot dans une petite anse qui sert de port naturel. Un ponton en bois se présente. Marius manœuvre en douceur. Il amarre le bateau et aide les dames à se hisser sur le quai. Puis il prend les bagages et restants derrière les femmes, attend en silence.
Viens c’est par là. Marius, les chiens sont toujours là ?
Oui Madame ! Ils sont enfermés pour le moment. Vous savez comment il faut faire ?
Oui ! Merci.
Des chiens ?
Je t’expliquerai.
Magali montre le chemin pavé qui remonte sur une petite butte. La maison apparaît soudain. L’île est très boisée. On n’aperçoit pas le village qui est masqué derrière le rideau végétal. En observant bien les rives, Sylvie a noté que l’île semblait inaccessible depuis l’autre côté. Des buissons denses forment une clôture naturelle épaisse et infranchissable. L’intérieur est couvert de bois épais. La maison, elle, est située dans une clairière. Eclairée par le soleil, elle est tel un phare.
C’est joli, non ?
C’est magnifique ! Dis donc ton ex est milliardaire ?
Pas loin. En fait, il a hérité de ses parents et il a su bien placer son fric.
Et tu l’as quitté ?
Ça, c’est une autre histoire. Il a hérité après notre divorce… Tiens-le voilà !
Devant la maison se tient un homme aux cheveux blanc argenté. Il est vêtu d’un costume beige en lin. Il arbore un large sourire aux dents blanches. Bien bâti, il est un homme très séduisant.
Bonjour Magali ! Tu es resplendissante comme toujours.
Bonjour Pierre ! Merci. Je te présente Sylvie, une amie.
Enchanté de faire votre connaissance. La route n’a pas été trop pénible ? Magali est une piètre conductrice ?
Oh, non ! c’était merveilleux ! … euh… la route est si belle.
Sylvie a légèrement rosi
Oui ! Je vois ce que vous voulez dire… Mais entrez donc vous rafraîchir. Marius, tu installes ces dames. Je suppose, Magali, que vous occuperez la même chambre ?
Tu supposes bien mon chéri ! Et toi, que fais-tu en ce moment ?
Comme d’habitude. Je suis sur un dossier qui demande du doigté, mais je vois le bout du tunnel.
Bien. On monte. On se voit tout à l’heure.
Oui ! Je vais être occupé jusqu’à la nuit. On se voit au dîner.
Sylvie a assisté à leur échange sans mot dire.
Ton mari sait pour nous ? demande-t-elle dès qu’elles sont seules.
Oui, bien sûr ! Tu aurais voulu que je lui mente ?
Non ! Mais…
Tu as honte de m’aimer ? C’est bien ce que tu m’as dit tout à l’heure non ?
Non ! Que non ! Mais devant ton mari.
Ce n’est plus mon mari, mais mon ami. Il sait parfaitement qui je suis et ce que j’aime. Si tu es là, il sait que c’est parce que nous couchons ensemble. Regarde cette maison et cette île. Apprends qu’ici c’est un royaume particulier : le royaume des sens et du plaisir. Tout y est permis et surtout de s’aimer librement comme on veut. Pierre ne trouvera rien à redire de nous voir nous embrasser ou faire l’amour devant lui. Tu peux si tu le veux te mettre toute nue.
Toute nue ! Oh non !
Nous verrons. Viens.
La chambre est confortable. Au premier étage, elle dispose d’une salle de bain, d’une terrasse ouvrant sur l’île et la Loire. Un vrai paradis. Un grand lit occupe le centre de la pièce.
Rangeons nos affaires rapidement, mettons-nous en maillot et filons nous baigner.
Les deux femmes se changent. Magali se drape d’un léger voile transparent sans rien dessous. Sylvie enfile son maillot : un bikini bleu ciel et d’un soutien-gorge sans bretelles.
Hum ! Je croyais qu’on ne devait pas mettre de culotte quand nous sommes ensemble.
Si je ne mets pas de culotte, je serais toute nue.
Et moi alors.
Toi, c’est ton ancien mari. Il t’a déjà vue toute nue.
Tu es conventionnelle !
La baignade est fraîche. Sylvie n’aime pas trop l’eau froide. Magali s’est baignée toute nue. Elles ont fait l’amour sur la berge. Au début, tendue, Sylvie a réalisé qu’elles étaient sur une île et qu’elles étaient tranquilles.
C’est quoi cette histoire de chiens ?
Oh ! Tu fais bien de me le rappeler. Comme tu as pu le constater, ici, nous sommes très tranquilles. Pierre a planté tout autour de l’île des arbustes infranchissables. En plus, il y a des sables mouvants par endroits. Il faut faire attention quand on se baigne. Mais Pierre possède aussi trois dobermans. Ils sont dressés et sont les gardiens de l’île. Pierre recherche la tranquillité. Il n’aime pas être dérangé. Alors, il s’est installé dans cette île et a pris tous les moments pour qu’on ne le dérange pas. Nous allons aller te présenter aux chiens. Une fois que tu seras identifiée, tu pourras te promener partout et à toute heure sans risque.
Tu es sûre que ce n’est pas dangereux ?
Absolument sûre. Ah, un détail. Ils vont te renifler le sexe et l’anus. Ce sont les odeurs corporelles les plus identifiables.
Mais c’est dégueulasse !
Oh, je ne dirais pas cela. Les chouchous font cela très doucement. Et puis, quand tu sens leur truffe humide sur ta chatte, hum !
Arrête ! Tu ne vas pas me dire que tu aimes cela !
Si !
Sylvie a un haut-le-cœur !
Il n’y a pas d’autre moyen ? Je ne sais pas leur donner un vêtement à sentir ?
Non ! Ils sont dressés comme cela. Il suffit que tu te penches en avant ou si tu préfères, tu te mets à quatre pattes. Ils te reniflent et si tu reçois un petit coup de langue c’est que c’est terminé et que tu es identifiée.
J’ai envie de vomir.
Allez petite chienne !
Magali, tu veux bien !
Pardon chérie.
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