Ynès

Mercredi 4 avril 3 04 /04 /Avr 11:05

Chapitre 1

 

Ynès se réveille soudain en sursaut. Elle est dans un lit de dentelles. La pièce est spacieuse et douce. La lumière du soleil entre dans la pièce et un parfum de mimosa envahit l’air. Est-elle en Paradis ?

Dehors un oiseau appelle furieusement ses congénères. Les voilages des fenêtres battent à chaque mouvement de l’air. Il n’y a aucun bruit de vie autour d’elle.

Ynès se soulève douloureusement. Elle a mal à la tête. Elle rejette les draps. Elle porte une chemise de nuit blanche en dentelle aussi immaculée que le dessus de lit. Elle se lève lentement. Sa tête se met à tourner, elle doit se rasseoir et attendre que le malaise s’estompe. Elle a mal partout. Elle réalise seulement maintenant. Si elle souffre c’est qu’elle est toujours vivante.

 Cette évidence l’a fait sourire. Au moins se dit-elle, tu « renais » en disant une bêtise.

Ynès fait le tout de la pièce. Rien de ce qu’elle contient ne lui est familier. Où est-elle donc ?

 Elle s’arrête devant une glace. Elle l’a fait également avant de sauter pour en finir de tout. Elle soulève sa chemise de nuit. Elle, qui n’en a jamais portée. Son corps est griffé et marqué de nombreuses ecchymoses. Sa cuisse droite porte entre jambes une longue plaie qui a été soignée par un médecin. On lui a posé des points. Retirant complètement le vêtement, son regard se porte sur ses seins. Un mamelon est tuméfié. Le téton ne porte plus son anneau. L’autre par contre l’a gardé.

Qui l’a  recueillie et soignée ?

 La réponse arrive de la porte de la chambre qui s’ouvre.

Un homme, vêtu d’un élégant costume écru entre en silence. Il porte un plateau chargé de nourriture. Ynès s’aperçoit alors qu’elle a faim.

 - Bonjour mademoiselle ! J’ai pensé que vous voudriez vous restaurer.

 Ynès ne répond pas. Elle observe l’homme qu’elle a en face d’elle. C’est un homme distingué. Il n’a pas plus de 40 ans. Le teint hâlé, ni sportif ni ventripotent. Il semble heureux de vivre. Son visage glabre raconte une vie pleine et aventureuse. Ses yeux pétillent de vie. Ynès est prise d’un trouble en le voyant ainsi devant elle, presque timide et emprunté. Malgré cet air, il sourit.

 Au regard amusé de son hôte, elle réalise qu’elle est nue. Elle fait un mouvement vers le lit où elle a posé sa chemise de nuit.

 L’homme l’arrête d’un geste doux.

 - Non, s’il vous plaît ! Vous êtes si belle ! Laissez-moi vous admirer. Je vois votre trouble. Sachez que le mien est aussi grand. Et puis, si je peux me permettre cette remarque déplacée, je vous ai soignée. Je connais votre corps millimètre par millimètre. J’ai passé tant d’heures à panser votre corps meurtri. Depuis votre accident, je vous ai veillée nuit et jour.

Ynès abandonne son idée de se couvrir et se contente se s’asseoir sur le bord du lit. Manifestement, sa nudité l’enchante et le fait réagir. Réagir comme un homme sait le faire.

 - Merci, fait-il simplement. Il pose le plateau sur le lit à côté de la jeune femme et s’assoit dans un fauteuil un peu plus loin.

 - Si vous le permettez, j’aimerais vous voir vous restaurer. Cela me fait très plaisir après le souci que j’ai eu. Pendant que vous reprendrez des forces, je pourrais vous donner quelques explications sur votre présence en ma maison.

 Ynès ne parle toujours pas. Elle a réussi à faire disparaître son trouble en s’asseyant et en croisant ses jambes. A cette occasion, elle ressent un tiraillement dans sa cuisse droite. Elle regarde le plateau et se dit qu’elle n’a rien de mieux à proposer pour l’heure. L’homme assis en face d’elle la trouble. Elle est impatiente d’avoir des réponses à ses multiples questions. Écouter les explications de l’homme permettra de mieux le connaître.

 L’homme rectifie son assise sur le fauteuil, se racle la gorge d’un geste discret et entame une histoire qu’Ynès meurt d’envie d’entendre.

- Je m’appelle Séverin Oboe. J’ai 42 ans et je vis seul dans cette grande maison. J’ai une fortune personnelle assez confortable. Cela me permet de vivre dans l’oisiveté et un certain confort. Une gouvernante et un jardinier s’occupent d’entretenir ma propriété. Il y a une semaine, je me promenais sur la corniche des Bougainvillées quand je vous ai vu chuter dans l’eau glacée. J’ai tout de suite enjambé le parapet pour vous porter secours. Vous êtes ...

Séverin s’arrête une seconde et semble hésiter à poursuivre.

… Dois-je employer le féminin ou le m....???

 - Le féminin, merci, dit sèchement Ynès.

 - Je vous en prie. Je disais que vous êtes UNE miraculée. Des personnes présentes sur les lieux au moment de votre « atterrissage » m’ont affirmé qu’une lame de houle plus forte que les autres avait par chance amortie votre arrivée brutale sur les rochers. Vous étiez évanouie et en sang. Étant médecin, oui, j’ai exercé pendant 10 ans à l’hôpital de la ville en tant que chirurgien, je vous ai embarqué dans ma voiture et vous ai amenée ici. Ma gouvernante vous a installée mais je vous ai soignée seul et sans témoin. Cela vous rassure sans doute ?

 Ynès hoche la tête. Elle a la bouche pleine. Plus elle mange plus elle a fin. Ainsi elle a survécu à son suicide. Ce monsieur Oboe parle de chute accidentelle. Fait-il semblant d’y croire ou ...?

 -Je dois vous avouer tout de suite que ma promenade n’avait rien de hasardeux. Je me suis promené chaque soir devant votre balcon depuis qu’au petit matin de la Saint-Sylvestre, sortant un peu éméché de chez des amis, je vous ai aperçue seule sur votre balcon. Vous ne portiez aucun vêtement et votre silhouette se détachait en ombres chinoises. Vos seins, excusez-moi de ce détail cru, allumèrent en moi un désir aussi important que celui dont j’ai eu beaucoup de mal à vous cacher tout à l’heure. Vous aviez l’air triste et calme. Depuis chaque jour, quelque soit l’heure, je suis passé et repassé devant chez vous. Chaque fois avec l’espoir de vous apercevoir. Il y a trois semaines, mon trouble et mon désir ont pris une ascension vertigineuse. Vous sortiez de chez vous au moment où je garais ma voiture. Vous vous êtes dirigée vers le Cap de feu. Superbe endroit. Je suis presque honteux de vous avouer que je vous ai suivi. Vous avez marché longtemps puis vous vous êtes assise sur un petit promontoire rocheux. Vous avez ouvert votre manteau et vous vous êtes allongée. J’étais caché derrière un buisson épineux. Quel spectacle ! Votre corps était nu, vos seins, ceux pour qui je poursuivais une quête insensée, étaient là offerts à mon regard. Puis mes yeux ont glissé sur le reste de votre corps et votre beauté troublante m’est apparue dans toute sa plénitude. Je ...

 - Qu’en pensez-vous ?

 La question d’Ynès était tombée sèche et coupante. Jamais elle ne s’était aperçue qu’elle était suivie. Jamais elle n’avait sentie qu’un homme l’observait, la traquait en secret. Elle se dit qu’elle n’aurait pas tentée un geste aussi désespérée si elle avait sue. Jamais, elle pouvait bien se l’avouer, elle n’avait eu l’impression de provoquer autant d’émois chez un homme même si elle avait connu bien des hommes.

 - Je ... C’est .... J’aime.

 La réponse embarrassée emplie Ynès de joie. « J’aime » : quelle jolie expression ! Cet homme Séverin aimait son corps. Ynès avait perdu tout espoir d’entendre un jour prononcer ces mots pour elle. Tout de suite la suspicion repris le dessus. Elle avait tellement vu de choses ces dernières années qu’elle ne voulait plus croire au miracle trop vite.

- Aimez-vous mon corps pour ce qu’il peut évoquer de trouble sexuellement ou aimez-vous ce que je suis tout simplement ? Comprenez-vous ma question ?

 - Vos charmes particuliers me troublent. J’espère que votre regard ne se portera pas trop bas sur ma personne car je serais très honteux d’être aussi inconvenant. Vous êtes une femme - j’insiste sur ce mot sans arrière pensée - une femme charmante, belle pour laquelle mon cœur a chaviré à la seconde où je vous ai vue. La silhouette sur le balcon a bouleversé ma vie et je m’en réjouis. Je bénis le ciel d’avoir été si indiscret et sournois durant ces longues semaines car j’ai pu vous porter secours quand vous en aviez besoin et vous êtes maintenant devant moi.

 - Puisque je ne suis pas une femme ordinaire, vous devez bien pensé que j’ai un passé particulier. ...

 - Oui, depuis que vous êtes chez moi, j’ai passé de longues heures à vous regarder. Bien sûr, j’aimerais connaître votre histoire. Mais je ne me reconnais pas le droit de vous le demander. Trop heureux de pouvoir vous exprimer mon émoi, je considérerais comme une immense joie de pouvoir au moins vous offrir mon hospitalité devant votre convalescence. Ensuite, vous pourrez reprendre le cours de votre vie. Je resterai avec le souvenir des jours passés à vos côtés.

 Ynès est troublée. Elle n’a pas l’habitude d’être ainsi considérée. Cet homme plein de charme, visiblement amoureux de sa « féminité » semble sincère. Il représente tout ce qu’elle a cherché en vain durant des années. Il a parlé d’accident - miracle. Le miracle semble plutôt être lui-même.

 Ynès a fini de déjeuner. Séverin se lève et attrape le plateau. Il quitte la pièce sans dire une parole de plus. La gouvernante apparait à son tour. C’est une personne d’un âge certain. Rondouillarde, assez petite, elle fait tout vite en respirant bruyamment. Elle ne prononce pas un mot. Son regard ne croise jamais celui d’Ynès. Elle ne jette jamais un seul regard sur la nudité de l’étrangère. Elle refait le lit, change l’eau du vase de fleurs sur le petit guéridon au coin de la fenêtre et sort.

Ynès n’a pas envie de se recoucher. Elle veut en savoir plus, connaître cette maison si accueillante pour une femme comme elle. N’ayant aucun vêtement, elle écarte le rideau et sort sur la terrasse. Un parc immense s’étale devant elle. Une prairie gazonnée et fleurie parfois entrecoupée de bosquets d’essences différentes et au fond une pièce d’eau. Ynès se tourne vers la maison. Elle est grande. Une vieille maison parfaitement entretenue et restaurée. Deux étages s’élevent au-dessus d’elle. Les murs de briques rouge donnent un aspect riant à ce parterre de verdure : un saphir dans son écrin.

 - C’est beau, n’est-ce pas ?

 Ynès se tourne vivement. Ce geste provoque un étourdissement. Séverin se précipite et recueille Ynès dans ses bras. Son visage est tout proche de celui d’Ynès. Nul ne bouge, nul n’ose briser cet instant fragile ou chacun y puise un grand bonheur solitaire.

Séverin rompt enfin ce tête à tête. Il soulève Ynès et la repose sur le lit.

Ynès se laisse faire. Séverin se dirige vers le cabinet de toilette de la chambre et revient avec un gant humide et frais. Il le pose sur le front de la jeune femme. Son regard tendre questionne du regard Ynès : comment va-t-elle, semblent dire ses yeux ? Ynès est si bouleversée de ce regard qu’elle saisit les mains de Séverin. L’homme ne fait aucun geste en recul. Ynès a un besoin viscérale de savoir.

 Elle soulève légèrement la tête, lèvres en avant. Séverin se rapproche et bientôt ils se touchent. Leurs lèvres se cherchent et un long baiser chaste s’en suit. Bientôt, enhardis, ils ouvrent leur bouche et Ynès sent la langue de Séverin partir à la conquête de la sienne. Le baiser dure longtemps. Comme à regret, Séverin, à bout de souffle se relève. Ynès le rattrape et emporte leurs bouches dans un nouveau délire. Mais ses mains qui tenaient toujours celles de Séverin descendent vers son ventre. Elle veut savoir : c’est vital.

 Elle guide la main de Séverin vers son sexe. Ce qu’il a appelé sa « beauté troublante ». Spontanément Séverin prend à pleines mains la verge si incongrue. La verge d’Ynès est en érection malgré sa petite taille. Séverin la caresse. Il interrompt son baiser et tout en tenant fermement la verge, regarde Ynès.

 - Je vous aime comme vous êtes. Avec votre corps de femme ou vos restes d’homme. Je vous aime et vous êtes celle que j’attendais depuis si longtemps. N’ayez aucune crainte. J’ai eu le temps de réfléchir durant ces 6 derniers jours. Je me suis posé 100 fois, 1000 fois la même question : Peut-on aimer d’Amour une transsexuelle ? Ma réponse est Oui - Oui - Oui et encore, et toujours OUI.

 Séverin reprend les lèvres d’Ynès et l’embrasse encore plus fougueusement. Puis, il descend son visage vers ce sexe masculin et le retroussant, il l’introduit entre ses lèvres. Le premier geste d’amour physique de Séverin est pour cette minuscule verge qu’il pompe jusqu’à explosion. Il laisse s’échapper le sperme vers le ciel qui retombe sur le ventre d’Ynès.

 - Recueille-le dans tes doigts et donne le moi, dit Ynès en le tutoyant pour le remercier de cette caresse intime. J’ai pour habitude de ne jamais rien souiller avec ce jus infâme.

Séverin, obéissant à la demande de la jeune femme, lui dépose le sperme sur les lèvres. Ynès avale le liquide avec un grand plaisir.

- J’aimerais davantage que ce soit le mien, dit Séverin.

-  Oui ! J’aimerais beaucoup. Merci de ce que tu fais pour moi. A mon tour de faire quelque chose pour toi.

 Ynès déboutonne lentement le pantalon de son amant. Elle le fait glisser puis descend le slip. Le sexe apparait dans toute sa splendeur. Il est droit et épais. Il tressaute doucement. Séverin bande très honorablement

 Ynès le prend dans sa bouche et lui offre toute la douceur et toute la chaleur de son corps. Le désir monte. Le sexe de Séverin semble doubler de volume tant l’excitation est grande. Bientôt les spasmes de la jouissance explosent dans la bouche toute ouverte et offerte. La langue s’englue dans le liquide chaud et épais. Ynès manque d’étouffer par tant de plaisir jaillissant. Elle garde religieusement le sperme sous sa langue pour mieux le goûter. Puis elle quitte l’entre jambe de Séverin et face à lui avale.

 Séverin reprend violemment sa bouche. Ynès a un moment d’hésitation. « Ses hommes » n’aimaient pas l’embrasser quand elle avait la bouche pleine de leur foutre. Leurs langues jouent ensemble sans fin.

 - Je n’ai pas l’habitude d’avaler mon sperme, dit Séverin en s’excusant.

 - Je ne veux pas t’obliger à faire quelque chose qui te déplaise.

 Ils s’embrassent à nouveau. Puis Séverin ôte tous ses vêtements et se couche à côté d’elle.

 - Il faut faire attention pour l’amour. Tu as des blessures qui ne sont pas encore cicatrisées. J’espère que tu n’es pas déçue ?

 - C’est toi mon médecin. Je serai une malade obéissante au-delà de tout ! Nous ferons l’amour quand tu le voudras. Ma bouche, elle, est en forme. Elle nous aidera à attendre.

 - La mienne aussi.

 La nuit tombe doucement. Un vent léger mais froid agite les rideaux. Séverin se lève pour fermer la fenêtre. Ynès peut admirer le corps de son amant. C’est un bel homme, très bien doté par la nature.  Elle tend les bras et Séverin revint s’y blottir.

 Maintenant, elle sait !

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Ynès - Communauté : plaisirs SM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 avril 4 05 /04 /Avr 14:05

 

Chapitre 2

 

La vie est vraiment belle.

 C’était la seule conclusion possible pour Ynès. La nuit avait été la plus douce de toute sa vie. Elle avait dormi avec un homme : son homme. Elle l’avait gardé dans ses bras. Sur le matin, le désir les avait repris. Ils avaient de nouveau utilisé sa bouche pour recueillir le témoignage de leur passion naissante.

 Séverin s’était levé pour aller courir. Chaque matin, il entretient sa forme par un jogging de plusieurs kilomètres. Ynès lui a recommandé de ne pas secourir de belle inconnue.

Séverin la foudroie du regard. Plus aucune autre femme ne l’intéressera jamais.

 Il est parti l’air fâché mais n’a pas parcouru trois mètres qu’il revient se jeter dans les bras aimants. Ynès  finalement le jette du lit.

- Va courir maintenant.

 Une fois parti, elle paresse au lit, puis passe dans la salle de bain pour se rafraîchir. Elle ne peut pas encore prendre de douche. Elle fait donc une toilette en morceaux.

 La gouvernante entre.

 - Bonjour mademoiselle, fait-elle d’une voix qui est plus douce que son physique ne le laisse supposer. Je m’appelle Bénédicte. Je suis au service de mademoiselle. Monsieur m’a dit que vous aimiez vivre nue. Sachez que cela ne me gène nullement. Moi-même, j’aime beaucoup me déshabiller quand je suis seule.

 Bénédicte se lance dans une tirade dont elle doit avoir le secret. Ynès comprend qu’il suffit de la brancher puis de la laisser parler C’est inutile de vouloir répondre. Après de nombreuses tentatives, elle réussit malgré tout à poser la seule question qui a de l’importance.

 - Mon physique mi-femme/mi-homme vous pose-t-il quelque problème dont vous voudriez que nous parlions une bonne fois ? Pour vous suis-je une femme ou un homme ?

 Bénédicte vient de perdre l’usage de la parole pour la première fois. Cela devait être rare.

 - Vous avez sûrement constaté que j’ai une verge. Je...

 - Mademoiselle, je viens de voir sortir Monsieur. Il était heureux comme jamais je ne l’ai vu depuis....

 Elle s’arrête soudain dans sa phrase.

 -... S’il est heureux avec vous, alors je suis heureuse aussi. J’aime beaucoup Monsieur. Pour ce qui est de votre ....

 -Verge, Bénédicte, verge. Même si pour moi, c’est autre chose mais passons.

 - Pour ce qui est de votre verge, ceci y répondra sans doute :

 Elle tourne le dos à Ynès et soulève sa robe. Elle présente un énorme fessier. Elle ne porte pas de culotte. Elle se penche en avant et écarte ses fesses.

 - Si Mademoiselle veut bien s’approcher elle verra que je porte en permanence toute la journée un plug de 5 cm de diamètre et de 10 cm de long. Le jardinier que vous avez pu voir qui est aussi mon amant y tient beaucoup. Monsieur le sait également. Il lui arrive même de vérifier pour mettre l’Antoine en colère. Antoine c’est le jardinier. Regardez maintenant devant...

 Elle se retourne encore en relevant complètement sa robe laisse apparaître une forêt de poils pubiens.

 - Vous voulez bien écarter la touffe vous-même. Il faut que je tienne la robe.

 Ynès s’agenouille en souriant et enfonce ses doigts dans les poils longs et soyeux de la gouvernante. Un autre plug se loge entre les lèvres vaginales. Les deux plugs sont reliés par une petite chaîne d’or qui se fixe à la taille.

 - Celui-là, c’est moi qui y tiens. L’Antoine me l’enfile chaque matin en même temps que l’autre. Mais attention, l’Antoine doit lui aussi s’en mettre un dans le cul, le même. Alors votre verge est la bienvenue ici. Qu’elle transporte Monsieur au Paradis. J’espère que vous resterez longtemps. Je dois vous avouer que je n’ai jamais dit cela à personne. Je n’ai même jamais montré mon cul à personne en dehors de l’Antoine et de monsieur, bien sûr !

 - Bien sûr ! Je suis heureuse d’être rajoutée sur la liste des bénéficiaires de ce magnifique cul.

- Merci à vous, mademoiselle.

 Les deux femmes se retournent. Séverin, suant, se tient sur le pas de la porte de la chambre. Bénédicte reste avec sa robe relevée immobile.

 - Et bien, Bénédicte ! Je vois que tu montres ton cul à Ynès ? Tu lui as montré les deux plugs ?

- Oui, Monsieur. Mademoiselle avait peur que sa petite verge me dérange.

 Ynès ressent un frisson en entendant la bonne parler de la petite taille de sa verge. Pour elle, ce n’est pas un sexe, une verge ou une bitte. Mais sans doute ne comprendraient-ils pas de l’entendre parler de clitoris. Pas encore du moins.

J’y pense, ma chérie, que penses-tu si Bénédicte faisait son service entièrement nue ?

Ynès est surprise e cette question.

Puisque toi-même tu aimes être nue, il serait normal que notre personnel le soit aussi, non ?

Monsieur voudrait que l’Antoine soit nu aussi ?

Evidemment, sotte !

Oui, Monsieur.

Ynès assiste à une scène presque irréelle : Bénédicte se tourne vers elle et retire sa robe qu’elle laisse tomber au sol et croise ses bras derrière son dos. Elle est rouge comme une pivoine.

 -      Parfait Bénédicte. Continue ton service et dès que tu croises Antoine, tu lui demandes de se présenter devant mademoiselle et moi.

Oui monsieur.

 Bénédicte ramasse sa robe qu’elle jette dans le sac poubelle et continue son service. Seule, sans doute, Ynès remarqua la pointe de ses énormes seins qui a durcie. Bénédicte prend un énorme plaisir à être ainsi.

 Ynès regarde s’éloigner la bonne et se jette dans les bras de Séverin.

 - Pourquoi as-tu fait cela ? Je ne veux pas révolutionner ta maison.

 - N’aie aucune crainte. Il y a longtemps que Bénédicte me provoque. Elle porte souvent des robes trop courtes pour que je puisse voir ses fesses et ses plugs. Dorénavant, elle les montrera tout le temps et elle est très heureuse. Antoine aussi le sera. Il est venu te voir souvent. Je l’ai même vu se caresser, pantalon aux chevilles devant toi. C’est là que j’ai vu aussi le plug. Il m’a tout avoué tellement honteux d’avoir été surpris. Ce sont deux personnes de confiance qui vont vivre et jouir de la vie grâce à toi.

 Ynès embrasse Séverin.

- Tu vas voir...Bénédicte !

 La gouvernante revient. Ses seins se balancent au rythme de ses pas. Elle est fière et sourit. Elle fait face à Séverin en relevant le buste pour bien mettre en évidence ses tétons.

 - Finalement, va me chercher Antoine tout de suite.

 - Oui Monsieur.

 Bénédicte fait volte face en profitant pour se pencher et ramasser un hypothétique mouton de poussière. Elle reste un long instant penchée en avant. Le couple peut admirer le plug fièrement enfoncé dans l’anus. Bénédicte a mouillé peu de temps avant car la peau tout autour du plug est humide et luisante.

 - Assez, et presse-toi !

 Bénédicte se relève prestement et disparait.

 Séverin fait signe à Ynès de se taire et d’attendre assise sur le voltaire qui se trouve dans la chambre. La jeune femme s’y installe en écartant les jambes. Séverin lui lance un regard interrogatif.

 - Pardon ! C’est une habitude. Je ferai attention.

 Ynès va pour corriger sa position sur le fauteuil.

 - Non chérie, reste comme tu es. Tu as raison d’être fière de ton sexe d’homme. Laisse voir ! Laisse-moi le voir.

 Ynès, le regard brillant de joie, ouvre ses cuisses largement et passe une jambe sur l’accoudoir. Sa verge se tend légèrement de plaisir.

 Un brouhaha se fait bientôt entendre :

 -Avance, trou du cul ! Monsieur te demande immédiatement.

 - Mais Finette, que fais-tu toute nue ? Monsieur va te voir.

 - Avance ! - Une claque retentissante s’abat sur une fesse.

 - Aïe ! Mais tu es folle. On va nous entendre. Que dira Mademoiselle ?

 L’étrange équipe débouche dans la chambre.

 Antoine se fige. Ynès a toujours sa verge tendue et Séverin la caresse doucement. Ynès se trémousse. Elle a pris appui sur les bras du fauteuil et se soulève pour dégager ses fesses. Séverin, au moment où Antoine et la gouvernante entrent, lui caresse l’entrejambes.

 - Monsieur m’a appelé ? demanda Antoine en rougissant devant ce spectacle si tendre.

 Séverin ne répond pas tout de suite. Il se penche vers Ynès et lui murmure quelque chose à l’oreille.

 Ynès hoche la tête lentement puis lorsque Séverin se relève, lui jette un nouveau regard brillant de reconnaissance.

 Séverin fait le tour du fauteuil et se place derrière.

 Ynès se rassoit confortablement. Sa verge est toujours aussi tendue. Séverin l’a retroussée. Le gland est rouge et gonflé. La fente est douce et régulière d’aspect mais très fine et étroite.

 - Antoine... Ynès se racle la gorge pour se donner de l’assurance. Tu as pu constater que je portais une verge d’homme. As-tu des questions à me poser à ce sujet ?

 - Mademoiselle... porte un zizi d’homme c’est sûr. Mais pour moi vous êtes une amie de Monsieur. Vous êtes une femme magnifique. Monsieur a dû vous dire qu’il m’a surpris à votre chevet.

 Antoine rougit et baisse les yeux. Ynès note le terme peut élogieux de zizi qu’Antoine a employé. Séverin se penche à nouveau vers l’oreille d’Ynès. Celle-ci écoute, puis :

 - Je veux que tu deviennes mon esclave et que tu vives nu. Je veux que tu sois mon W-C portatif.

 Antoine rougit.

 - C’est Bénédicte ou Monsieur qui vous a dit....?

 - Déshabille-toi immédiatement ! Ynès a laissé tomber sa phrase comme un couperet.

 Antoine ne dit plus un mot. Bénédicte qui n’a plus fait un geste depuis son arrivée redresse à nouveau son buste imposant et se cambre. Elle semble dire à son amant : Tu vois, j’avais raison. A poil comme moi.

 Antoine regarde tour à tour Séverin, Ynès et Bénédicte. Il semble hésiter un moment mais une bosse dans son pantalon indique son trouble ; finalement, il fait glisser la fermeture éclair de son bleu de travail. Le déshabillage est rapide. Il ne porte rien dessous. Antoine n’est pas gros. Il a le corps d’un travailleur de la nature. Robuste avec une apparence frêle. Il est poilu. Son sexe est long et étroit. Sa nudité et les paroles d’Ynès ne l’ont pas laissé sans réaction. Il bande mais son érection est incomplète. La verge a gonflé mais elle n’est pas totalement redressée. Elle balance doucement. La honte produite par le strip-tease n’a pas favorisé l’épanouissement total...

 Ynès se lève et fait le tour du jardinier. Ses mains effleurèrent son sexe puis font le tour et touchent franchement les fesses. Ynès dirige ses doigts vers le plug qu’Antoine a profondément planté dans l’anus.

 - Penche-toi et montre-nous ton petit trésor.

 Antoine rouge de honte, se penche.

 - Écarte-toi avec les doigts.

 Antoine obéit docilement.

 - Bénédicte nous a dit que tu adorais qu’elle te plante ce petit bijou. Il vaut mieux être nu pour que tout le monde le voie. Il parait aussi que tu aimes être puni, fessé et parfois plus ! Tu aimes obéir à ta femme. Tu vas aimer obéir à une transsexuelle ?

Antoine, penché en avant, les mains écartant ses fesses a la chair de poule. Il tremble légèrement. C’est d’une voix étouffée qui montre sa honte qu’il répond :

 - Oui, Mademoiselle, j’aime déjà !

- Mettez-vous à genoux tous les deux devant Mademoiselle Ynès.

 Séverin vient de prendre la parole. Il n’a jamais auparavant parlé de manière si dure et si assurée à ses domestiques. Sa vie passée a pourtant fait de lui un meneur d’hommes mais pas dans sa vie privée.

 - Je vous connais depuis des années maintenant. Je n’ignore rien de vos petits travers. Vous aimez tous les deux vous frapper. Antoine adore vivre en esclave et être humilié et Bénédicte aime souffrir. Vos plugs sont un témoin vibrant de ce que j’avance. J’aime une femme qui a une beauté particulière. Vous connaissez mes sentiments amoureux. Je voudrais vous donner en cadeau d’Amour. Ynès aurait tous les droits sur vous. Vous deviendrez ses esclaves. Elle vous ferez subir tout ce qu’elle voudra. Si vous acceptez, vous ne toucherez plus aucun gage. Vous serez à son service 24 heures sur 24 et vous subirez sa loi durant tout ce temps, de jour comme de nuit. Vous serez ses esclaves devant moi et aussi devant toutes les personnes que nous inviterons. Vous vivrez nus en permanence. Vous aurez néanmoins droit à 24 heures complètes de Liberté chaque semaine. Chaque année, à la date anniversaire de ce jour, et seulement ce jour-là, vous aurez le droit de demander votre Liberté. Vous pourrez alors nous quitter. Si vous acceptez cet esclavage, j’ouvre dès demain un compte où je déposerai à des périodes inégales des sommes différentes. Je les placerai afin qu’elles vous rapportent un joli magot le jour où vous choisirez de partir. Plus vous resterez, plus vous serez riches.

 Séverin s’assoit sur le canapé qui fait face au fauteuil d’Ynès. Celle-ci est sous le charme de sa voix. Il ne lui a pas dit tout cela à son oreille. C’est devenu un conte de fées.

 - Nous vous laissons une heure pour réfléchir. Pendant ce temps, je veux que vous restiez nus et que vous retiriez immédiatement vos plugs. Quand vous aurez pris votre décision, vous nous trouverez sur la terrasse.

 Séverin invite Ynès à le suivre. Bénédicte et Antoine viennent de retirer leurs plus et les ont déposés devant eux.

 - Ah ! Dès que vous aurez pris votre décision. Si vous êtes d’accord apportez vos plugs. Vous prendrez soin de les nettoyer de la façon que vous voulez. Si vous préférez partir remettez vos plugs avant de venir.

 Arrivés sur la terrasse, Ynès se lovea dans les bras de Séverin.

 -Chéri, que fais-tu ? Tu me surprends. Tu me combles. Je ne peux pas croire que cela soit vrai. Es-tu bien sûr de vouloir tout cela. Je connais bien ce genre de vie. N’as-tu pas peur que tout dérape, tout devienne hors de contrôle ? Bénédicte et Antoine, s’ils acceptent, nous aurons, j’aurais une très grande responsabilité sur leur vie et leur santé.

 - Ynès, j’ai bien tout pesé. Je t’aime. Ton corps est l’histoire vivante de cette vie passionnée et totale. Cette nuit en te regardant dormir j’avais envie de connaître ton histoire. Mais quand je te vois devant moi maintenant, je préfère le mystère. Nos domestiques vivent ce genre de vie en cachette depuis longtemps. Tu es la déesse qui donne le pouvoir de réaliser ses rêves et ses fantasmes. Je n’ai jamais osé leur dire le quart de ce que j’ai dit. Ma vie n’est pas sans ombre. Tu me redonnes le goût de vivre et d’entreprendre. Accorde-moi le droit de te faire plaisir et de te voir jouir de la vie retrouvée avec moi. Je peux te donner deux êtres pour lesquels j’ai de l’affection. Ils sont restés avec moi dans les pires moments. Ils ont tout accepté par amitié. S’ils veulent la vie que je leur propose ils accepteront sinon ils partiront. J’ai confiance et je les respecte. Leur vie a besoin d’être sous la dépendance d’un être fort et supérieur. Ils t’ont adoptée tout de suite. Antoine t’a veillée, Bénédicte t’a soignée comme moi-même. Tu leur as donnés le parfum de la Liberté sexuelle. Celle-là même en laquelle ils n’osaient croire ou penser. Fais leur confiance. Fais-toi confiance.

 Ynès tend ses lèvres. Séverin prend cette bouche offerte et la noie de baisers doux et chauds.

 - Viens t’asseoir au soleil. Tu es nue et nous sommes encore en février.

 - Tu sais, j’ai l’habitude de vivre ainsi depuis longtemps. Je voudrais te raconter ma vie. Je voudrais que tu connaisses tout de moi.

 Séverin met un doigt devant la bouche d’Ynès.

 - C’est moi qui vais raconter ma vie d’abord. Je devine la tienne déjà en partie grâce à ton corps. Lorsque tu connaîtras la mienne tu jugeras si tu veux encore me dire la tienne. Si tu y renonces je ne te poserai jamais aucune question. J’ai confiance en toi, je t’aime.

 Ynès s’allonge sur un bain de soleil. Séverin s’assoit à ses pieds, face à elle.

 - Tout à l’heure, je t’ai demandé d’écarter tes cuisses. J’ai vu ton sexe se tendre. Si tu le veux bien, écarte-toi encore, s’il te plaît.

 - A une condition : Ne dis plus « sexe ou bitte ou encore verge » en parlant de cet appendice qui pend entre mes cuisses. Si je suis ce que je suis c’est parce que je n’ai plus rien du garçon que j’ai été, jadis.

- Comment veux-tu que je l’appelle, alors ?

- Tu accepterais de parler de mon clitoris ?

- Ecarte tes cuisses et montre-moi ton clitoris. Je veux que tu le fasses chaque fois.

- Oui chéri.

 Ynès écarte ses cuisses largement. Son clitoris se tend un peu mais ne bande pas.

Encore une chose avant que tu me racontes ta vie. Tu as dû voir mes piercings aux tétons et les marques sur mon corps. Tu me demandes de dominer tes domestiques mais tu dois savoir une chose de moi avant !

- Laquelle ?

Moi, aussi, je suis une esclave. J’ai passé ma vie à obéir et je n’ai pas l’âme d’une Maîtresse !

Je crois l’avoir deviner.

Je voudrais que chaque fois que tu voudras quelque chose de moi, devant qui que ce soit, je voudrais que tu sois aussi autoritaire que devant tes domestiques tout à l’heure. Demande, exige et j’obéirai.

Tu voudrais que je te domine devant tes esclaves ou devant d’autres personnes ?

Oui ! Devant qui tu veux et dans notre intimité aussi.

Séverin marque un temps puis :

- Écarte les cuisses.

 Ynès ouvre ses cuisses et relève même ses jambes pour offrir, à la vue de son amant, son anus.

Séverin suçote son index puis l’avance vers le trou offert. Il caresse la peau plissée des sphincters et d’un coup s’enfonce. Ynès soupire de plaisir.

 - Tu auras bonne mine si tes esclaves te voient ainsi.

 - Mes esclaves me verront ainsi chaque fois que mon amant l’exigera. Ma soumission pourra se faire et devra se faire devant eux. Je ne suis pas mieux qu’eux ni moins bien. Ils jouiront autant de ma honte ou de ma souffrance et que moi de la leur.

 

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Ynès - Communauté : plaisirs SM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 avril 4 05 /04 /Avr 14:58

 

Chapitre 3

 

La matinée est déjà bien avancée. Séverin assis devant Ynès lui caresse son intimité anale. Ynès, jambes relevées et écartées ne dit rien. Seuls ses soupirs expriment son plaisir. Le mimosa de la terrasse exhale un parfum de miel. L’air tiède et doux laisse oublier l’hiver encore présent dans le reste de la France. Dire que certains sont sous la neige et les bourrasques.

 Séverin dégage doucement son doigt. Ynès ne bouge pas. Elle veut garder le plus longtemps possible l’émoi de la caresse. Elle prend la main de Séverin et introduit le doigt amant dans sa bouche. Séverin a un geste de recul.

 - Non Séverin, j’aime faire cela. J’ai appris à remercier la main qui me donne du plaisir. Ton doigt mérite le modeste présent de ma bouche.

 Séverin redonne son doigt qui disparait. Ynès le lèche longuement passant sa langue partout afin de ne laisser aucune trace de son passage dans l’étroit mystère.

 - Je voudrais connaître ton histoire.

 Séverin allonge le bras et prend un cousin qui gise sur l’autre bain de soleil. Il le pose sous ses fesses. Ainsi installé, il peut commencer son récit.

 - Comme tu le sais je suis riche. Mon métier mais plus encore ma naissance et mon mariage...

 Ynès sursaute.

 - Écoute et ne m’interrompt pas.... et mon mariage m’ont donné pour la vie et au-delà de quoi vivre. J’habite cette maison depuis 20 ans. Elle vient de ma femme. Je devrai dire de feu ma femme.

A 22 ans, jeune étudiant en médecine, j’ai rencontré une jolie étudiante. C’est classique. Coup de foudre, Amour passionné. Nous avons fait nos études ensemble. Elle en pédiatrie et moi en chirurgie esthétique. Après avoir brillamment réussi nos diplômes, je fis mon service militaire dans le service de santé de l’armée. Yolande et moi, toujours éperdument amoureux l’un de l’autre, nous nous voyions le plus souvent possible. J’étais stationné en Corse. Yolande vint s’installer sur l’île et passa une année comme médecin scolaire à Ajaccio. Vers la fin de mon service, la rigueur militaire battait de l’aile et nous vivions sous le même toit. Chaque soir, j’allais la rejoindre dans le modeste studio qu’elle louait. Un mois avant ma libération, nous apprenions qu’elle était enceinte...

 Ynès marque un deuxième mouvement de surprise. L’histoire prend un drôle de goût.

 Il fallait expliquer cela à son père qui était de l’ancienne école. Pour lui un enfant ne se concevait que dans le sein d’une famille honorable et mariée légalement. Yolande parvint, non sans mal, à lui faire admettre l’évidence. Elle attendait un enfant et il n’y pouvait rien. Il obtint tout de même que nous soyons mariés dans les trois mois. Cela nous laissait que peu de temps. Yolande abandonna son poste de médecin scolaire et revint vivre chez ses parents. Il fallait donner l’apparence de l’honnêteté. Elle organisa tout. Dès mon retour, je prenais un studio dans un quartier différent et ne lui fis que quelques visites. Enfin le mariage eut lieu. Belle cérémonie. Tout le décorum était là. La bonne famille bourgeoise avait sauvé l’honneur de sa fille et la réputation du banquier. Pour nous installer, son père, riche parmi les banquiers, nous offrit ce domaine et ouvrit une clinique privée sur les hauteurs de Sainte Lucie. Tu vois le quartier. Belles demeures pour gens riches, etc...

 Tout semblait nous sourire. Nous étions heureux. La clinique marchait bien et nous commencions à avoir une bonne réputation dans le milieu médical. Yolande était une travailleuse acharnée, elle recevait les futures mamans sans compter et sans économiser ses forces. Cela fut fatal à notre bébé. Yolande fit un avortement thérapeutique à 6 mois de grossesse.

C’était le drame. Son père ne nous fit aucun reproche mais il ne fut plus tout à fait le même dès lors. La blessure mit du temps à se refermer. Après plusieurs tentatives pour avoir à nouveau un enfant, il fallut se rendre à l’évidence : Yolande était désormais stérile. Nous abandonnâmes très vite l’idée d’adopter un enfant. Le mal serait trop grand. Nous nous lançâmes dans le travail pour oublier.

Curieusement, nous avons vécus alors dix années de rêve. Nous n’avons jamais reparlé de cette époque ensemble. Il faut croire avec le recul du temps que c’était ce qui pouvait nous arriver de mieux. Ma femme, Yolande, mettait au monde les enfants de nos belles femmes du monde. Elle remplaça la joie d’être mère par le plaisir de mettre au monde ceux des autres. Moi, je leur refaisais le portrait et le reste pour qu’elles gardent la cuisse fraîche et le cul virginal. Yolande s’investissait à fond, moi, lentement mon dégoût de ce monde artificiel m’éloigna de la clinique et des femmes - des « vraies » si tu me permets ce langage.

Yolande se rendit compte de mon trouble. Elle prit sans doute conscience que même notre couple battait de l’aile. C’est elle qui eut l’idée que nous devions tout arrêter et reprendre un nouveau départ ailleurs.

Je dois t’avouer que je l’admirais beaucoup et que cela continue encore. J’espère que tu ne seras jamais jalouse d’elle.

Nous décidâmes de confier la clinique à un gérant. Des praticiens de renom vinrent prendre notre suite. Et nous partîmes pour un tour du monde.

En Afrique, nous avons découvert l’autre réalité. Celle de la misère et de la maladie. Nous comprîmes que la médecine avait son vrai champ d’applications sur ces terres déshéritées et vierges d’aventures. Avec l’aide, de beau-papa, encore, nous avons construit un hôpital de brousse. Pendant 5 ans nous avons travaillé durs. J’ai repris, il est vrai, goût à la médecine. Mais en travaillant si dur que le sexe et le plaisir de nous retrouver disparut encore et cette fois définitivement. Un matin Yolande rentra épuisée. Elle avait assisté toute la nuit une femme qui refusait une césarienne qui aurait pu la sauver. Elle me rejoignit dans la cuisine où je prenais mon déjeuner avant de partir. Elle avait envie de moi, elle me le fit comprendre en se déshabillant. Elle était belle et sensuelle. Sa peau brillait de désir et de fatigue. Elle se caressa le pubis en m’appelant. Moi, je n’avais pas le temps ni envie. Je l’embrassais rapidement, distraitement et partit. Des malades à voir, des obligations incontournables, autant de baratin que l’on dit quand on veut y croire ou que l’on ne veut pas se retrouver face à soi même. Bref, Yolande aurait voulu que nous fassions l’Amour et je ne voulais plus.

 Elle jeta son dévolu et sa fatigue sur un africain, un jeune homme venu de la brousse. C’était le frère d’un des domestiques. Ce jeune homme venait en ville pour chercher du travail. Il était beau, puissant. Ses muscles saillaient. Il frappa à la porte croyant voir son frère. Mais celui-ci était au marché. Yolande le fit entrer et lui offrit à boire. Elle même se servit un verre d’alcool. Elle ne buvait presque jamais. L’alcool et tout le reste composèrent un poison mortel ! Oui c’est le mot juste.

Ils devinrent amants très vite sans tendresse. Ils firent l’amour sur le divan. Lorsque son frère rentra du marché, il les surprit. Le domestique s’adressa à son frère dans leur dialecte que Yolande ne connaissait pas. L’amant s’enfuie tout nu. Elle ne sut jamais son prénom et ne le revit même pas. Le domestique donna sa démission le jour même sans explications. Deux mois plus tard, on diagnostiqua le Sida. Le jeune homme de la brousse l’avait contaminée. Elle n’avait eu qu’une seule infidélité et allait le payer au prix fort.

 Nous rentrâmes en France. Nous consultâmes les meilleurs spécialistes du moment. Nous fîmes de fréquents voyages en Amérique. Beau-papa jeta tout son fric sur la table. Rien n’y fit évidemment. Yolande mourut deux mois plus tard.

Son père me supplia de reprendre la clinique en mémoire de sa fille. Je ne pouvais pas lui refuser cela. Ainsi, je repris mon charcutage sur les fesses grasses et souvent vergetées de ces dames. Le goût du travail bien fait déjà émoussé avait disparu. Je m’éloignais de la médecine et définitivement des femmes.

Je fis la connaissance d’un garçon de salle pas farouche qui recherchait le contact des hommes. Nous devînmes amants.

Je n’ai jamais eu le sentiment d’être homosexuel mais les fesses d’un homme sont plus musclées que celles d’une femme. La maternité ne les déforme pas. J’attendais mon amant dans mon bureau. Il venait sous n’importe quel prétexte. Dès qu’il entrait, je laissais mon travail en plan, il dégrafait sa blouse et tombait son pantalon. Puis à genoux sous mon bureau il prenait ma verge dans sa bouche et me lavait la queue et l’esprit. J’avais l’impression d’avoir des bulles dans la tête. C’était peut-être mon cachet d’aspirine. Quand le plaisir montait enfin, il se levait et s’appuyait sur mon bureau. Je lui ouvrais les fesses et le sodomisais brutalement. Il aimait que mon sexe entre en lui d’un coup sec sans préparation. Il se cambrait alors et serrait fortement ses sphincters. J’aimais sentir ma bitte serrée dans son anus étroit. Je déchargeais très vite presque sans bouger. Puis je ressortais, m’asseyais et avec un doigt, je jouais avec son cul. Je l’enfonçais comme nous d’eux à l’instant. Le sperme tapissait ses parois et mes doigts entraient en douceur. Parfois j’introduisais deux, même trois doigts. Au bout d’un moment, souvent dès que quelqu’un frappait à ma porte, mon joli cul se rhabillait et sortait sans un mot. Nous avons rarement échangé. Je l’ai toujours pénétré. Il n’a jamais cherché à en faire de même sur moi.

 - Tu aurais aimé qu’il le fasse ?

 - NON !

 Séverin ne se donne pas la peine de donner des explications. Ynès n’en demande pas. Elle profite de ce moment de répit pour se lever. Elle fait quelques pas sur la terrasse. Séverin se lève et la suit.

 - Mon histoire t’ennuie ?

 Ynès se tourne vivement vers lui et l’embrasse.

 - Non, mon Amour. J’ai simplement soif et je suis engourdie. J’ai un peu froid aussi. Et puis je commence à avoir faim.

 - Bénédicte et Antoine vont bientôt revenir. J’aimerais finir mon récit. Veux-tu ?

 Ynès s’appuie contre la balustrade. Séverin rentre dans la pièce et ressort avec un châle. Il ne cache pas la nudité de sa femme mais couvre ses épaules et cela suffit.

 - ...C’est à cette époque que j’ai engagé Bénédicte et Antoine. J’avais fait leur connaissance à la clinique où Bénédicte ayant confondu la clinique pour gens huppés avec l’hôpital de la ville. Leur aspect rugueux me plu. Bénédicte voulait plaire à son amant et augmenter la taille de ses seins. Ils étaient pourtant déjà de belle taille. J’ai pratiqué l’opération alors qu’ils n’avaient pas le moindre sous. Ils n’avaient pas de travail. Comment cette idée d’opérations avait pu germer dans leur tête reste encore une énigme. Je leur ai proposé de me payer en entrant à mon service. Ils ont accepté et n’ont jamais rien dit sur mes amants. Antoine, en bon paysan, se plaît à me répéter que c’est la nature qui commande et pas l’homme.

 Après le garçon de salle, les amants se sont succédés. Tous les prétextes étaient bons pour convoquer les jeunes gens de la clinique et pour les menacer de renvoi pour une faute inventée ou réelle. La clinique ne suffisant plus, je ratissais les lieux de débauche Gay de la ville et me connectais chaque jour sur les sites Minitel spécialisés. Garçon de salle, architecte, mécanicien, ...tous les styles y sont passés. Je faisais l’Amour. Ils vivaient quelques temps ici puis partaient avec une grosse somme d’argent ou la rencontre ne durait qu’un instant. La seule précaution que je prenais était de m’assurer qu’ils n’étaient pas séropositifs. Là aussi, j’ai toujours sodomisé les autres sans l’être moi-même. Mon cul est vierge encore aujourd’hui.

Après chaque expérience, je sombrais dans l’alcool et la déprime. Bénédicte a toujours été là dans ces moments. Chaque fois, après l’acte, je repensais ou revoyais ma femme. Son souvenir devenait douleur. Il ne voulait pas disparaître. Sache que j’aime toujours Yolande mais d’un amour de regret. Aujourd’hui, en te voyant, je me dis que Yolande nous observe sûrement. Elle voulait sans doute me faire comprendre que je devais t’attendre et ne pas commettre de folie.

 Ynès le prend dans ses bras. Son homme a besoin d’elle comme jamais personne n’a jamais eu besoin d’elle. Elle est femme. Séverin la rend femme.

 - ... Bien sûr mon travail de chirurgien était incompatible avec l’alcool. J’ai fait alors une grosse bêtise. La femme d’un Député-Maire qui voulait rajeunir de 10 ans et perdre 20 kilos, perdit définitivement sa beauté finissante. Je me suis trompé et je l’ai défigurée. Mon beau-père évita le scandale mais s’arrangea pour m’exclure de la clinique.

Cela fait bientôt cinq longues années que je traîne ma peine, mes regrets et ma folie dans les rues. J’ai arrêté de boire après cela. J’ai continué à avoir des amants. J’ai fait l’amour avec des préservatifs merdeux. Et puis tu as surgi dans mon cauchemar. J’ai vu ton corps sur un balcon une nuit où tout le monde sauf moi était gai ou le faisait croire. Tu semblais comme moi. Tu regardais le monde sans le voir. Puis tu as vacillé. Et en te sauvant, j’ai retrouvé foi en la vie et en l’amour.

Voilà pourquoi, je t’aime et pourquoi mon désir le plus grand est de t’aimer et de satisfaire toutes tes demandes. Cela coûte trop cher de refuser l’Amour à la femme qu’on aime.

Ynès ne veut plus entendre son amant. Des larmes coulent sur ses joues. Non, son homme ne doit plus pleurer, il ne doit plus être triste. Elle le serre plus fort encore. Puis sans mot dire, elle se tourne et lui offre son cul.

- Prends- moi sans préservatif. Je suis à toi et rien qu’à toi. Prend moi, maintenant comme tu prenais tes amants.

 Séverin lui caresse les fesses. Son désir monte rapidement. Il oblige Ynès à s’accroupir. Il place son gland devant l’orifice.

 - Retrousse-le toujours avant de me pénétrer. Ainsi je saurais toujours que tu m’aimes.

 Séverin se retrousse et la pénètre lentement. Ynès se cambre pour mieux recevoir le pieu. Séverin s’enfile longuement. Lorsqu’il est au bout, il entame un mouvement lent. Il sait enculer. Ses amants lui ont appris à bien faire. Les deux amants restent soudés longtemps. Puis la jouissance pointe son dard. Séverin éjacule en elle. Ynès sent le jus chaud et doux la remplir. Elle devient chaque fois plus femme lorsqu’elle reçoit du sperme. Mais cette fois est différente à toutes les autres : plus jamais elle ne laissera quelque d’autre que Séverin la prendre et la remplir  Elle lui appartient pour toujours. Si elle devait le perdre, elle se jure à cet instant qu’elle oublierait l’Amour.

 Séverin se retire. Ynès va se relever quand elle aperçoit à l’angle de la terrasse Bénédicte et Antoine qui attendent en silence. Restant accroupie l’anus encore ouvert par son amant, elle s’adresse aux domestiques en leur tournant le dos. Son anus brille de sperme. La semence coule lentement sur ses cuisses

 - Approchez ! Et si vous désirez parler, mettez-vous à genoux.

 Ynès vient de prendre la parole. Elle se relève en commençant par ses jambes afin que son anus reste visible et ouvert le plus longtemps possible. Les deux domestiques s’avancent. Ils ont leurs godes dans les mains. C’est qu’ils ont décidé d’accepter leur soumission.

 Bénédicte comme toujours prend la parole pour les deux, une fois qu’ils se sont agenouillés.

 - Maîtresse ! Nous désirons de tout notre cœur devenir vos esclaves. Notre vie vous appartient désormais. Faites tout ce que vous voulez aussi longtemps que vous voudrez.

 - A partir de cet instant, vous êtes mes esclaves et vous vous trouvez dans la position qui sera toujours la votre lorsque vous attendrez un ordre, une punition ou une récompense : à genoux, le cul posé au sol entre les cuisses très largement ouvertes et les mains le long du corps.

 L’homme et la femme rectifient immédiatement leur position. Antoine réussit tout de suite, Bénédicte a plus de mal. Mais elle y arrive presque. Ynès fait semblant de ne rien voir.

 - Demain vous signerez un contrat écrit que notre Maître conservera dans son coffre. Je dis bien « Notre Maître » car sachez que je suis également son esclave. Dans un instant vous disparaîtrez pour aller vous raser entièrement y compris la tête. Vous ne devez plus avoir aucun poil sur le corps. Mais auparavant, je veux que devant le Maître vous usiez une seule fois du plaisir de torturer votre Maîtresse.

 C’est au tour de Séverin d’être surpris par les paroles d’Ynès.

- Mon Amour, je veux que la soumission de ces deux êtres soit totalement volontaire. Ils vont souffrir au-delà de toutes leurs espérances pendant longtemps, peut-être tout le reste de leur vie. Je veux qu’une seule fois, ils puissent se venger sur moi. Ils le feront avant d’en être victime à leur tour. Ainsi, chaque fois qu’ils subiront ma Loi, ils se rappelleront que je l’ai subie aussi de leurs propres mains avec humilité et soumission.

 Séverin comprend. Ynès est fine et intelligente. Elle soumet des êtres pour qui elle a de l’affection et du respect. C’est sa manière de le leur dire.

 - Bénédicte va chercher le fouet qui vous sert le soir. C’est avec cet instrument que s’appliquera sur votre Maitresse votre Loi. Je veux que chacun votre tour vous la frappiez autant de fois que vous le voudrez et aussi fort qu’il vous sera possible. Aucune partie de son corps n’est interdite. Vous n’aurez pas le droit de la toucher autrement qu’avec le fouet. Bénédicte commencera. Pendant ce temps Antoine ira se raser. Lorsqu’il aura fini, il reviendra et prendra la suite de Bénédicte qui pourra ainsi se raser. Dès qu’elle même reviendra, la punition prendra fin et vous serez godés et asservis. Va maintenant !

 Bénédicte se relève et se dirige vers la maison qu’ils occupaient. Elle revient très vite avec la cravache. Antoine disparait à son tour.

 - Maîtresse, veuillez vous accroupir et bien relever votre croupe. Je commencerai par le dos.

 - Séverin, je te demande de ne pas intervenir. Je vais sans doute crier, hurler, supplier d’arrêter. Tu ne dois en aucun cas interrompre la punition. Bénédicte a le droit d’aller jusqu’où elle veut. Es-tu d’accord ?

 Séverin ne répond que par un hochement de tête. Il n’aime pas beaucoup cela mais c’est ainsi qu’il faut faire. Il s’installe sur un fauteuil tout à côté. S’il ne peut pas intervenir il veut quand même rester très proche. Confusément, il sent qu’Ynès a besoin de sa présence et de son assentiment.

 Ynès s’accroupit. Elle se tourne fesses face à Bénédicte. Elle écarte son cul au maximum. La punition peut commencer.

 

 

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Ynès - Communauté : plaisirs SM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 avril 4 05 /04 /Avr 15:00

 

Chapitre 4

 

Bénédicte assène les premiers coups de cravache timidement. Ses coups ne portent pas. Ynès doit insister. Après quelques instants de doute et un long regard interrogatif à Séverin, la gouvernante porte son premier coup sur la fesse gauche. Ynès en tremble de tout son corps et émet un son mat. Elle ne se dérobe pourtant pas. Encouragée par la réaction de celle qui va bientôt être sa maîtresse à vie, Bénédicte enchaîne.

 Elle procède de manière systématique. Les coups sont donnés avec régularité tel un métronome qui se déplace millimètre par millimètre. Elle fouette chaque cuisse puis le dos et les flancs. Jusque là, après son coup d’essai, elle a épargné les fesses. Elle s’y attaque bientôt.

Chaque fesse reçoit son lot. Ynès souffre en silence ou presque. Pourtant les coups sont portés. La peau se zèbre de larges bandes rose violacée. Par endroits, de petites coupures laissent échapper quelques gouttelettes de sang. Les coups font mal, mais Ynès est courageuse et résignée à son sort présent.

 Bénédicte fait une pause.

 - Maîtresse ! Voulez-vous vous tourner. Vous vous mettrez à genoux puis avec l’aide de Monsieur, vous vous rejetterez en arrière.

 Ynès se relève doucement. Sa peau martyrisée lui fait mal. Elle s’agenouille sans jeter un seul regard à Séverin. Elle a la tête basse. Séverin s’est levé très vite. Il aide Ynès à s’allonger en arrière. Elle place ses bras le long de son corps.

 - Ecartez bien les cuisses, s’il vous plait !

 Ynès écarte tant bien que mal. Son dos cambré offre au fouet ses seins et son sexe. Les testicules ballotent doucement sous la verge qui est tendue du plaisir de souffrir. La position est difficile. Ynès ne pourra pas y rester très long temps. Séverin s’assure qu’Ynès est en état de continuer. Elle a la respiration courte.

 Bénédicte reprend son labeur. Elle procède de la même manière. Seul le rythme a changé. Elle va plus vite, consciente, elle aussi, de la position difficile.

 Elle passe très vite sur les cuisses et concentre le feu de son tir sur les seins et sur le bas-ventre. Elle évite pourtant soigneusement les tétons qui finissent de guérir après la chute. Par contre le bas-ventre et notamment les testicules sont largement flagellés. Ynès, cette fois, hurle de douleur. Les lanières coupent son zizi, le fait voler à chaque coup porté. Séverin constate pourtant que malgré les coups et les cris, le clitoris se relève toujours davantage et gonfle par à-coups. Il ne parvient pas à comprendre que la douleur aussi vive soit aussi jouissive. Ynès est vraiment une femme spéciale.

Bénédicte lâche bientôt le fouet. Ynès ne bouge pas. La domestique se prosterne entre les cuisses ouvertes d’Ynès, qui sanglote doucement :

 -Pardon Maîtresse ! Je ne voulais pas vous faire si mal.

 Ynès ne répond pas. Séverin interrompt le tête à tête. Il prend Ynès dans ses bras et l’aide à se relever. Bénédicte se lève précipitamment et disparait dans la cuisine toute proche. Elle revient très vite avec un peu d’eau et un torchon. Séverin a installé Ynès sur le bain de soleil.

 Bénédicte s’accroupit près de sa Maîtresse selon la position désormais prescrite : Assise entre ses cuisses très écartées, les fesses posées sur le sol.

 - Puis-je vous soulager du feu du fouet avec un peu d’eau.

 Séverin répond à la place d’Ynès.

 - Non, la punition n’est pas encore finie. Antoine doit aussi profiter de son droit.

 Ynès se tourne lentement vers son Maître. Il a parlé d’une voix sûre et ferme. Elle est d’accord avec lui. Il lui faut encore souffrir un peu.

 Antoine fait son apparition. Il est entièrement rasé. Bénédicte ne peut s’empêcher de crier.

 - Oh ! Antoine ! Que tu es beau ainsi ! Tes couilles ne m’ont jamais paru plus belles.

 Antoine est transformé. Les poils disparus font ressortir la puissance de ses muscles. Son crâne brille. Son sexe parait énorme. Séverin ne peut s’empêcher de le comparer avec le sien. Il est plus long et plus gros. Il comprend pourquoi Bénédicte crie de plaisir certains soirs passés.

 - Bénédicte, quand tu auras fini de baver devant Antoine tu disparaîtras. A ton tour de te raser. Fais-nous la même surprise.

 Antoine s’avance et se place en position de soumission. Il tient dans sa main une longue laisse de cuir.

 - Monsieur pourra-t-il fixer cette longe sur le sexe de Mademoiselle Ynès. Je voudrais également que Mademoiselle se place à quatre pattes. Une fois la laisse en place, elle voudra bien serrer les cuisses après que les testicules aient été tirés vers l’arrière.

- Antoine, ne dis plus jamais ces mots : je n’ai ni verge ni testicules.

Ynès obéit. Elle se lève avec difficultés mais sans rien dire et se présente devant Séverin. A nouveau, elle évite son regard. Séverin lui place la pièce de cuir autour du clitoris et des ovaires.

- Je crois qu’il convient d’appeler tes boules des ovaires tout simplement.

- Est-ce que Monsieur veut bien encore serrer d’un ou deux crans. Il faut que les « ovaires » soient coincés correctement.

 Séverin serre. Il saute même trois crans. Le clitoris était entièrement écrasé. Il change légèrement de couleur par l’accumulation de sang dans la hampe.

 Ynès s’agenouille pour la deuxième fois. A quatre pattes, elle attend qu’Antoine prenne la laisse et tire en arrière sur son sexe puis elle serre les cuisses. Elle sait où il veut en venir. C’est une forme de punition extrême. Sans doute a-t-il choisi une punition qu’il affectionne lui-même.

 Antoine tire plus fort. Le clitoris et les ovaires ainsi forcés ont tendance à reculer et à s’étirer. Cela donne une forme bizarre au zizi. Il perd toute sa superbe et sa forme. Antoine a de la poigne. Il tire fort. Dans le même temps avec sa main libre il commence à fouetter. Dès le premier coup Ynès hurle. La douleur est double : les coups conjugués à l’étirement sont insupportables. Mais les coups rendent acceptables, au moins un moment, les étirements. Tout l’art de cette technique consiste à cela : Faire plus mal pour avoir moins mal.

 Antoine concentre ses coups sur les fesses et la verge doublement martyrisée. Ynès hurle, se débat, supplie Séverin de mettre un terme à cela. Séverin malgré son grand désir de tout arrêter, ne fait aucun geste dans ce sens. Tout ira jusqu’au bout.

Antoine laisse enfin tomber le fouet. Il garde pourtant la laisse tendue.

- Je voudrais remettre la laisse à Monsieur. Dans ce genre de punition, j’ai l’habitude d’éjaculer dès que Bénédicte dessert le cuir. Il faut normalement que l’esclave lèche son sperme immédiatement. Mais je suis moi-même désormais l’esclave de Maîtresse Ynès. Je n’ai pas le droit de demander cela.

 Séverin se saisit de la laisse. Antoine continue de le conseiller.

 - Il vous faut relâcher doucement et attendre que les ovaires se vident avant de desserrer.

 Séverin va de surprise en surprise. Ynès a bandé quand elle a reçu les coups de Bénédicte et il voit maintenant de son clitoris couler le sperme. Il y a bientôt une petite flaque sur le carrelage.

 - Détachez-la maintenant sans la bouger. Le reste va sortir. Vous devez la finir en la retroussant pour tout évacuer.

 Effectivement, du sperme coule encore. Séverin retrousse le clitoris d’Ynès qui finit ainsi de se vider.

 - Antoine, retire-toi maintenant. Dès que Bénédicte sera prête, vous attendrez tous les deux devant la pergola du jardin.

 Antoine se retire.

 Séverin s’approche d’Ynès.

 - Comment vas-tu ?

 Dans un soupir, Ynès hoche la tête pour dire « Oui, je vais bien ! ». Elle recule de quelques centimètres et se pencha en avant. Elle sort sa langue...

 - Non ! Arrête ! Tu n’es pas obligée de faire cela.

 Ynès n’écoute pas. Elle lèche le sperme jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une seule trace. Puis elle se relève. Son visage brille. Des larmes coulent sur son visage mais elle est heureuse.

 - Maintenant, je te mérite. Maintenant, je veux te raconter mon histoire. J’ai lavé devant toi mes pêchés. Tu n’as rien empêché et pourtant tu avais envie de tout arrêter n’est-ce pas ?

 - Oui. C’était très dur de devoir rester sans rien faire et te voir souffrir. Tu n’es pas obligée de me raconter ta vie passée. Ta vie, notre vie commence aujourd’hui. Pour moi, cela me suffit.

 - Passe-moi de l’eau sur le corps si tu veux bien. J’ai espéré que tu le ferais tout à l’heure. Mais tu t’es montré un Maître redoutable et impitoyable. Le jus qui a coulé de mon clitoris est venu honorer ta volonté sans faille. J’ai bu avec délice cette liqueur pour te remercier de ce que tu es devenu pour moi.

 Séverin mouille le torchon et rafraîchit lentement le corps supplicié de son amour. Il n’oublie aucune partie. Il s’arrête particulièrement sur l’anus et le zizi encore retroussé.

Il pose le torchon et continue avec sa langue. Il prend le clito dans la bouche. C’est doux et chaud. Ce coquin gonfle aussitôt. Il est rapidement obligé d’ouvrir la bouche pour laisser entrer de l’air. Ynès éclate de rire.

 - Ce n’est pas si facile de mettre ce genre de chose dans sa bouche !

 Séverin la reprend en bouche, referme les lèvres dessus et la caresse. Ynès se cambre en arrière et soupire de plaisir. Séverin abandonne la verge et fait le tour. Sa langue laisse des traces humides sur la peau. Il sent sous sa langue les boursouflures des coups. Ynès a supporté beaucoup. Séverin l’admire mais cela lui fait peur. Il se dit qu’il ne sera jamais capable de la faire souffrir autant.

 Sa langue a atteint son but. Il lèche doucement l’anus tuméfié et douloureux de sa femme. Il écarte les fesses pour mieux toucher le fond. Le trou est bientôt à nouveau très humide. Ynès se tortille et pousse sur ses sphincters pour les ouvrir davantage. Séverin comprend l’appel. Il se dresse. Sa verge est prête. Il pose son pantalon et son slip. Il ne peut s’empêcher de repenser à l’appareil génital d’Antoine. Le sien est plus petit. Mais la comparaison ne vaut après tout que par rapport à l’être qu’il doit satisfaire. Ynès n’est pas Bénédicte et Séverin se dit qu’il préfère ! Il retrousse l’objet du litige et l’appuie sur l’œillet. Celui-ci s’ouvre sans effort. Ynès veut le recevoir. Son anus l’attend. Il se jette sur elle et lui fait l’amour presque sauvagement. Ses coups sont rapides et durs. Il veut aller loin au fond, tout au fond d’elle. Ynès le désire tout autant. Elle se penche en avant afin de s’offrir totalement à la pénétration. Ils sentent monter le désir et le plaisir, et l’explosion vient soulager les deux corps amoureux dans un même élan.

 Après quelques instants de repos, Séverin et Ynès se lèvent. Ils s’embrassent avec amour et tendresse. Séverin remet son pantalon et ils se dirigent, enlacés, vers la pergola. Ynès ne connait pas encore le jardin. Depuis son arrivée; elle n’a rien visité de son nouveau domaine. Séverin présente son jardin.

La propriété est sur une colline. Seul habitant du lieu le terrain assez vaste est entouré d’un beau mur recouvert de lierre. Le parc compte toutes les essences possibles d’arbres et d’arbustes. Une petite pièce d’eau marque une extrémité. Une petite pergola en rondins de bois est construite au milieu du « Lac » comme aime le dire Séverin. Un petit pont de bois relie la construction à la berge. C’est un pont à bascule, ce qui permet, au besoin, aux occupants de la pergola se s’isoler. Il fait doux. Quelques oiseaux chantent timidement sous les rayons du soleil.

 Pendant leur marche amoureuse, Séverin devient très sérieux.

 - Ynès ! J’aimerais te parler franchement. Je ne me crois pas capable de te faire souffrir autant que tout à l’heure.

Séverin ne dit plus rien tout à coup. Ynès continue à marcher en silence. Elle l’a l’intuition que Séverin n’a pas tout dit. Quelques pas plus loin, Séverin reprend :

 - Serais-tu d’accord pour te faire enlever les testicules, enfin les ovaires ?

Ynès s’arrête et l’interroge silencieusement.

 - Je t’aime tel que tu es. Pourtant, je voudrais que seul mon sperme coule entre nous. Ne voudrais-tu pas devenir une vraie femme ? Physiquement aussi ?

 - Séverin, Il faut absolument que tu connaisses mon histoire avant de continuer notre route ensemble. Pour mes ovaires, je comprends et je suis d’accord. Je les sacrifie très volontiers à notre amour. Je n’aime pas plus que toi ce jus qui coule de moi et ces boules qui pendent. Je ferai ce que tu voudras.

 - Attention, je ne veux pas que tu renies ton ancien sexe. Je t’aime ainsi. Mais si pour toi aussi le sperme n’est pas indispensable alors supprimons-le. L’ablation des testicules est une opération facile et sans danger. Pour ton clitoris, j’avoue que je l’aime aussi et il fait de toi une femme différente. J’aime bien cette queue. Elle te donne un caractère particulier que j’adore mais j’avoue que j’ai envie de la voir molle, sans érection. Non je pense que si nous le voulons tous les deux, je pourrais contacter un ami qui pourrait de fabriquer un vagin. Tu aurais ainsi deux sexes !

 - Séverin ! Tu crois cela possible. Moi ! Avoir un vagin ? Ce serait merveilleux. Merci, Mon Amour d’y avoir pensé. C’est une pensée qui m’a longtemps habitée par le passé. Mais j’y avais renoncé depuis longtemps. Devenir une vraie femme pour toi sera la plus grande preuve d’amour que je puisse de donner. Plus forte encore que la punition à laquelle tu as assisté. Pour mon clito, puisqu’elle te plaît gardons-la. J’avais peur qu’elle t’indispose simplement.

 Séverin embrasse fougueusement Ynès. Ils ont la même façon de penser et d’envisager leur avenir ensemble. La joie et le bonheur reviennent dans cette maison et dans leurs cœurs.

 La vue de la pergola au milieu de l’eau fait frissonner Ynès.

 - As-tu froid ?

 - Non c’est beau !

 Ynès ne peut dire autre chose. Elle emplit ses yeux de la beauté du décor. Les larmes se remettent à couler. Elle se blottit sur l’épaule de Séverin et se met à sangloter doucement. Séverin reste immobile. Lui aussi a les yeux humides. La tête d’Ynès est lourde de fatigue, de douleur et de bonheur. Elle va devenir femme après avoir voulu mourir. Elle vit dans une maison de rêve, avec un homme de rêve - un prince charmant. A quelques pas d’elle deux être nus attendent en position de soumission. Ils attendent de devenir ses esclaves. Tout ce qu’elle a un jour rêvé, se réalise enfin.

 Vit-elle vraiment la réalité ou est-elle dans un rêve d’où elle sortira bientôt ?

 Bénédicte a le crâne qui brille. Le couple s’approche d’eux par derrière. Les deux esclaves sont en position correcte. Ils attendent patiemment leurs Maîtres.

Ynès fait le tour et s’approche de Bénédicte. L’ancienne gouvernante n’a plus aucun poil sur le corps. Son bas-ventre apparait dans toute se nudité. Bénédicte consciente que son sexe est observé, écarte davantage les cuisses. Elle possède des lèvres vaginales très grandes et légèrement pendantes. Les godes sont posés sur le sol devant eux. Ils sont en bois. Antoine a dû les fabriquer. Ils ont tous les trois la même longueur. Ynès qui a l’habitude de ces objets, peut sans se tromper dire qu’ils mesurent 10 cm. Cette dimension est d’ailleurs très pratique pour permettre l’utilisation de ces phallus dans toutes les positions y compris assis. Deux sont identiques également en diamètre, sûrement proche de 5 cm l’autre a au moins 7 cm. Ynès pense qu’il est réservé au vagin de la belle Bénédicte. Elle a décidé de commencer par Antoine. La matinée est bien avancée et elle a une tâche importante à lui confier avant la fin du jour.

 Séverin s’installe sur un hamac qui est tendu à demeure sur le devant de la pergola. Ynès s’empare de la badine qu’elle a ramené de la terrasse. Sans donner aucun ordre, elle fait cingler la baguette gainée de cuir sur le dos et les fesses de l’esclave mâle. La volée est rapide et fait mal. Antoine souffre à l’évidence. Il ne bouge pas. Ses fesses se marquent de zébrures rougeâtres.

 - Tourne-toi ! Etends-toi en arrière ! Offre-toi le plus possible !

 Les ordres sont brefs, précis. Ynès concentre son tir sur les testicules d’Antoine. La verge s’enfle très vite. Séverin qui ne perd pas une miette de la fessée, admire encore une fois l’appareil génital de l’homme soumis qu’il a en face de lui. Leurs regards se croisent. Séverin est mal à l’aise. Il n’a jamais assisté à la punition d’un homme sans poil qui attend les coups qu’il reçoit. Antoine, lui, a le regard brillant. Aucune honte, aucune gêne. Ses yeux disent à Séverin :

 -      Regardez, Maître ! Je reçois ce que j’attendais et que je méritais devant vous et cela me remplit de plaisir. Regardez, n’en perdez pas une miette !

 - Debout à présent.

 Antoine se lève et fait quelques pas en arrière sans se tourner pour ramasser des chaînes. Il les tend à sa Maîtresse.

 -Si Maîtresse le permet, je peux passer moi-même les chaînes. J’ai l’habitude.

 Ynès accepte.

 Antoine dénoue les maillons métalliques. Le système est ingénieux. Il consiste en une chaîne-ceinture qui ferme grâce à un petit mousqueton. Devant et derrière des chaînes plus fines se passent entre les jambes et viennent maintenir le gode en place. Pour empêcher la ceinture de glisser vers le bas et, ainsi de permettre au gode de sortir ou de détendre, les chaînes entre les jambes qui bien tendues, peuvent entailler les chairs, des bretelles de chaînes partent entre les seins et se croisent sur les épaules.

 Antoine enfile son vêtement de métal.

 Désignant la table en bois qui est plus loin sur la terrasse; Ynès ordonne à Antoine de monter sur la table et de se mettre en position de soumission au bord de la table. La position est intéressante car les fesses d’Antoine sont en dehors de la table. L’anus est dégagé et ouvert par la position naturellement. Ynès prend le gode, le fait sucer à son esclave. Antoine accueille avec apparemment beaucoup de plaisir ce sexe de bois. Ses lèvres enveloppent le bois et l’inondent de salive. Ynès le retire de sa bouche et l’introduit sans ménagement dans l’anus. Le corps d’Antoine sursaute légèrement. La poussée d’Ynès a été rude. L’anus, bien qu’offert et consentant, a dû s’ouvrir avec violence. Il n’offre malgré cela aucune résistance. Elle fixe ensuite le gode au système de chaînes. Le gode est parfaitement maintenu. Il ne peut pas reculer d’un seul millimètre. Satisfaite de son travail, Ynès entame une nouvelle série de flagellation sur les chairs meurtries du bas du dos.

 - Tu deviens désormais mon esclave. Tu perds toutes tes libertés. Tu seras fouetté trois par jour au minimum. Aucune faute ne sera pardonnable, pour chacune tu seras puni doublement. Chaque matin, dès que tu seras libéré de ta position de la nuit, tu devras te présenter à moi pour ta soumission. Tu devras m’offrir ta bouche pour y boire mon urine du matin. Tu recevras ensuite ton gode et ton travail pour la journée. Ton seul repas de la journée se prendra à midi avec les restes du notre. Chaque après-midi tu seras immobilisé deux heures puis tu reprendras ton travail jusqu’à la tombée de la nuit. Chaque nuit tu seras attaché jusqu’au matin. Ton travail consiste à entretenir la maison, le jardin et la voiture. Tu seras chargé aussi de fabriquer et d’installer tous les postes de tortures que je désirerai. Tu seras toujours le premier à les tester. As-tu quelque chose à dire ?

 - Oui, Maîtresse ! Aurai-je le droit de faire l’amour avec Bénédicte ?

 - Bénédicte est aussi mon esclave. Ta sexualité est désormais dépendante de moi. Dès demain ta verge sera soumise comme le reste de ton corps. Tu n’as pu le droit de faire l’amour ou de te masturber sans mon autorisation et en ma présence.

 - Bien Maîtresse.

 Antoine baisse la tête. Son esclavage prend maintenant tout son sens. Lui qui aime par dessus tout le sexe et la pénétration, en est désormais privé. L’idée de devoir faire l’amour devant sa Maîtresse est malgré tout excitante et terriblement honteuse.

 - Va m’attendre devant ton logement.

 Antoine descend de la table et se dirige vers l’aile de la maison qui a abrité jusqu’à aujourd’hui sa vie avec Bénédicte. Il a la tête qui tourne. Il obéit librement à une demie femme qui lui interdit de disposer de sa vie. Et il aime cela !

 Ynès se tourne vers Bénédicte. Celle-ci n’a pas bougé. Elle n’a pas perdu une miette de la soumission de son homme. Elle sait désormais qu’ils ne pourront plus faire l’amour quand ils le voudront. C’est un peu dur mais la jouissance viendra différemment.

 Ynès procède de la même manière. Bénédicte subit le fouet sur ses seins et sur ses fesses. Puis elle doit revêtir son habit de chaînes. Antoine a utilisé le même système. Comme Antoine, elle s’agenouille sur le bord de la table. Ynès lui fait sucer le gode anal et lui enfile avec la même rudesse que la première fois. Elle fixe le gode et demande à Bénédicte de se mettre de face. L’esclave femelle ripe sur ses genoux et présente bientôt son ventre à sa Maîtresse. Ynès a une vue parfaite sur les lèvres vaginales. Elle approche la main et caresse. La peau est douce et humide. Bénédicte mouille en abondance. Les coups, la situation et les perspectives d’entraves répétées sans pouvoir assouvir ses besoins de sexe transportent la femme dans des montagnes de jouissance.

 Ynès fait pénétrer un doigt puis deux. Ils fouillent la cavité. Bénédicte pousse de petits gémissements de plaisir. Les autres doigts rejoignent bientôt ce qui devient une caverne tellement la place y abonde. Sans grande difficultés, Ynès fait très vite pénétrer son poing et une partie de son avant-bras.

 - Antoine t’a déjà prise ainsi, n’est-ce pas ?

 - Oui Maîtresse ! Chaque soir avant de se coucher, Antoine me prend en levrette l’anus puis me défonce le sexe. Il est même arrivé qu’il s’endorme dedans. Alors je serre les cuisses et le garde le plus longtemps possible.

 - Plus de défonce maintenant ! Tu le sais. Tout ce que j’ai dit à Antoine est valable pour toi sans les jets d’urine. Tu es chargée d’entretenir l’intérieur de la maison, de faire la cuisine et le ménage. Pour la lessive, nous portons tous désormais très peu de vêtements mais le Maître doit être toujours parfaitement mis.

 Ynès se tourne vers Séverin. Le Maître a les yeux fixés sur le poing disparu dans le ventre de son ancienne gouvernante. Il n’arrive pas à s’imaginer que cela puisse être possible. Il se demande si la même chose peut se réaliser de l’autre côté.

 Sentant les yeux d’Ynès sur lui, il se tourne vers elle et lui sourit. Ynès a suivi la direction de son regard. A son air troublé, elle devine le cours de ses pensées. Elle sourit à son tour et ajoute :

 - Oui, c’est possible !

 Ynès ressort sa main. Elle la fait lécher à Bénédicte. Celle-ci s’y emploie avec application et dévouement.

Ynès prend le deuxième gode et l’introduit. Le phallus entre sans difficultés.

 - File maintenant ! Va nous préparer de quoi manger. J’ai très faim. Nous prendrons notre repas ici.

 Bénédicte se lève et d’un pas rapide se dirige vers la cuisine. Elle disparait à l’angle du bâtiment.

 Ynès a rejoint Séverin.

 - Tu aimerais faire la même chose avec moi ?

 - J’avoue humblement que je ne pensais pas la chose réalisable. J’aimerais bien tenter l’expérience !

 - Faisons-le maintenant !

 - Non, je voudrais te faire visiter cet endroit. Il est chargé de souvenirs. Avant que tu le découvres, tiens ceci. Offre-moi ton sein.

 Séverin saisit la boucle qui perçait le sein gauche et y accrocha une petite clé dorée.

 - Cette clé désormais sur le sein du cœur est la clé de la pergola. Elle a appartenu à Yolande. C’était son boudoir. C’est là que sont rangés les secrets de ma première femme. Tu en es désormais la gardienne et la propriétaire. Tous les secrets que tu découvriras ici sont pour toi si tu le veux. Si tu le désires, tu peux tout jeter. Je n’ai jamais mis les pieds ici, ni du temps de son vivant, ni après. Je n’y entrerai pas plus avec toi. Prends possession de ton bien.

 - Je ne peux pas accepter un présent si grand. Qui suis-je pour avoir le droit de détruire ce qui appartient à une autre. Elle n’est pas morte dans ton cœur...

 Séverin gifle très fort Ynès. Celle-ci reste immobile. Elle a un goût de sang dans la bouche et les larmes lui montent aux yeux. Séverin la prend immédiatement dans ses bras et la serre très fort. Il cherche ses lèvres et les prend avec fougue. Le baiser est ardent et profond.

 - Qui es-tu ? Qui es-tu ? Je t’interdis de dire une autre fois des paroles aussi absurdes. Tu es ma femme, Tu es mon amour. Je ne vis désormais que pour toi, que par toi. Tu as tous les droits pour nous rendre heureux. Cette modeste pergola est le joyau le plus grand que j’ai. Elle n’a pas de valeur et pourtant c’est un diamant de famille que je te transmets. Tu es la dépositaire de mon âme.

 - Pardon mon chéri. Je suis vraiment une sotte. Je garderai sur mon cœur cette clé magnifique et terrible.

 Séverin embrasse encore une fois Ynès.

 - Je te laisse. J’ai beaucoup de travail. Appelle-moi pour manger. Mais seulement dehors. Découvre ton jardin secret, mets tes domestiques à l’ouvrage. Cet après-midi, j’aimerais que nous fassions des courses en ville. Tu vis nue mais tu as besoin de quelques vêtements. Je veux pouvoir les choisir. Il faut aussi que je passe voir un ami.

 Ynès regarde son amant partir vers la maison. Elle se tourne vers cette maison de bois. Elle a devant elle tout le passé d’un homme qu’elle n’aurait jamais connu sans des circonstances spéciales.

 Elle décroche la clé et l’introduit dans le cadenas. Elle ouvre enfin la porte. Au moment d’entrer, Ynès hésite. Elle ne se sent  pas prête à affronter une femme qui n’était pas son ennemie mais qu’Ynès respecte profondément. L’idée de toucher aux objets qu’une vraie femme avait apportés ici lui soulève le cœur. Malgré tout ce que peut dire Séverin, elle n’est pas une vraie femme. Elle n’en sera jamais une même avec une opération radicale. Elle sent  que Yolande doit d’abord devenir une amie, une confidente. Elle veut obtenir l’autorisation d’une femme qui a beaucoup compté pour l’homme à qui elle appartient. Yolande a été la première et le restera. Séverin est encore fou d’amour pour elle. Ynès n’a pas le droit de violer cet amour. Elle doit nouer avec Yolande des relations d’amitié et de complicités avant de mériter de franchir cette porte en propriétaire.

 Elle se contente de jeter un regard circulaire à la pièce unique. On y respire une atmosphère de calme immense. Tout est rangé avec la minutie d’une femme qui, passionnée par son travail, avait besoin de retrouver à certains moments ses marques et son identité profonde dans un lieu sanctuaire. Sanctuaire de l’amour et de la vie.

 La pièce est octogonale. Tous les pans de murs sont percés de fenêtres à petits carreaux. Des tentures peuvent occulter chacune d’entre elles. Le mobilier est sommaire. Une table rectangulaire assez grande occupe un angle. Des brochures et des papiers en pile alignées trônent dessus. Ynès se dit qu’il doit s’agir de papiers médicaux. Un divan paraissant confortable fait face à une cheminée en gros galets.  Deux ou trois chaises jouent à cache-cache. Une grande bibliothèque termine l’ameublement. Ynès est très impressionnée par la quantité de livres. Elle n’a jamais été très forte pour lire un livre. Ces dernières années, elle n’a pas ouvert un seul bouquin. Elle se dit presque en riant qu’elle a  plus souvent ouvert ses fesses qu’une couverture cartonnée.

 Ynès referme la porte et prend grand soin de remettre le cadenas. En raccrochant la clé à son sein gauche, elle sourie. Elle sait comment elle ira à la rencontre de Yolande. La Lecture. La lecture est la clé. Elle lira ses livres ou entrera ainsi en communion avec elle.

 Ynès laisse derrière elle la pergola et rejoint l’aile où se trouve l’appartement des domestiques. Elle a rendez-vous avec Antoine et le travail ne manque. Elle espère que Bénédicte aura bientôt fini car elle a comme on dit l’estomac dans les talons.

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Ynès - Communauté : plaisirs SM
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 20 avril 6 20 /04 /Avr 10:25

Chapitre 4

Bénédicte assène les premiers coups de cravache timidement. Ses coups ne portent pas. Ynès doit insister. Après quelques instants de doute et un long regard interrogatif à Séverin, la gouvernante porte son premier coup sur la fesse gauche. Ynès en tremble de tout son corps et émet un son mat. Elle ne se dérobe pourtant pas. Encouragée par la réaction de celle qui va bientôt être sa maîtresse à vie, Bénédicte enchaîne.

Elle procède de manière systématique. Les coups sont donnés avec régularité tel un métronome qui se déplace millimètre par millimètre. Elle fouette chaque cuisse puis le dos et les flancs. Jusque là, après son coup d’essai, elle a épargné les fesses. Elle s’y attaque bientôt.

Chaque fesse reçoit son lot. Ynès souffre en silence ou presque. Pourtant les coups sont portés. La peau se zèbre de larges bandes rose violacée. Par endroits, de petites coupures laissent échapper quelques gouttelettes de sang. Les coups font mal, mais Ynès est courageuse et résignée à son sort présent.

Bénédicte fait une pause.

- Maîtresse ! Voulez-vous vous tourner. Vous vous mettrez à genoux puis avec l’aide de Monsieur, vous vous rejetterez en arrière.

Ynès se relève doucement. Sa peau martyrisée lui fait mal. Elle s’agenouille sans jeter un seul regard à Séverin. Elle a la tête basse. Séverin s’est levé très vite. Il aide Ynès à s’allonger en arrière. Elle place ses bras le long de son corps.

- Ecartez bien les cuisses, s’il vous plait !

Ynès écarte tant bien que mal. Son dos cambré offre au fouet ses seins et son sexe. Les testicules ballotent doucement sous la verge qui est tendue du plaisir de souffrir. La position est difficile. Ynès ne pourra pas y rester très long temps. Séverin s’assure qu’Ynès est en état de continuer. Elle a la respiration courte.

Bénédicte reprend son labeur. Elle procède de la même manière. Seul le rythme a changé. Elle va plus vite, consciente, elle aussi, de la position difficile.

Elle passe très vite sur les cuisses et concentre le feu de son tir sur les seins et sur le bas-ventre. Elle évite pourtant soigneusement les tétons qui finissent de guérir après la chute. Par contre le bas-ventre et notamment les testicules sont largement flagellés. Ynès, cette fois, hurle de douleur. Les lanières coupent son zizi, le fait voler à chaque coup porté. Séverin constate pourtant que malgré les coups et les cris, le clitoris se relève toujours davantage et gonfle par à-coups. Il ne parvient pas à comprendre que la douleur aussi vive soit aussi jouissive. Ynès est vraiment une femme spéciale.

Bénédicte lâche bientôt le fouet. Ynès ne bouge pas. La domestique se prosterne entre les cuisses ouvertes d’Ynès, qui sanglote doucement :

-Pardon Maîtresse ! Je ne voulais pas vous faire si mal.

Ynès ne répond pas. Séverin interrompt le tête à tête. Il prend Ynès dans ses bras et l’aide à se relever. Bénédicte se lève précipitamment et disparait dans la cuisine toute proche. Elle revient très vite avec un peu d’eau et un torchon. Séverin a installé Ynès sur le bain de soleil.

Bénédicte s’accroupit près de sa Maîtresse selon la position désormais prescrite : Assise entre ses cuisses très écartées, les fesses posées sur le sol.

 - Puis-je vous soulager du feu du fouet avec un peu d’eau.

 Séverin répond à la place d’Ynès.

- Non, la punition n’est pas encore finie. Antoine doit aussi profiter de son droit.

Ynès se tourne lentement vers son Maître. Il a parlé d’une voix sûre et ferme. Elle est d’accord avec lui. Il lui faut encore souffrir un peu.

Antoine fait son apparition. Il est entièrement rasé. Bénédicte ne peut s’empêcher de crier.

- Oh ! Antoine ! Que tu es beau ainsi ! Tes couilles ne m’ont jamais paru plus belles.

Antoine est transformé. Les poils disparus font ressortir la puissance de ses muscles. Son crâne brille. Son sexe parait énorme. Séverin ne peut s’empêcher de le comparer avec le sien. Il est plus long et plus gros. Il comprend pourquoi Bénédicte crie de plaisir certains soirs passés.

- Bénédicte, quand tu auras fini de baver devant Antoine tu disparaîtras. A ton tour de te raser. Fais-nous la même surprise.

Antoine s’avance et se place en position de soumission. Il tient dans sa main une longue laisse de cuir.

- Monsieur pourra-t-il fixer cette longe sur le sexe de Mademoiselle Ynès. Je voudrais également que Mademoiselle se place à quatre pattes. Une fois la laisse en place, elle voudra bien serrer les cuisses après que les testicules aient été tirés vers l’arrière.

- Antoine, ne dis plus jamais ces mots : je n’ai ni verge ni testicules.

Ynès obéit. Elle se lève avec difficultés mais sans rien dire et se présente devant Séverin. A nouveau, elle évite son regard. Séverin lui place la pièce de cuir autour du clitoris et des ovaires.

- Je crois qu’il convient d’appeler tes boules des ovaires tout simplement.

- Est-ce que Monsieur veut bien encore serrer d’un ou deux crans. Il faut que les « ovaires » soient coincés correctement.

Séverin serre. Il saute même trois crans. Le clitoris était entièrement écrasé. Il change légèrement de couleur par l’accumulation de sang dans la hampe.

Ynès s’agenouille pour la deuxième fois. A quatre pattes, elle attend qu’Antoine prenne la laisse et tire en arrière sur son sexe puis elle serre les cuisses. Elle sait où il veut en venir. C’est une forme de punition extrême. Sans doute a-t-il choisi une punition qu’il affectionne lui-même.

Antoine tire plus fort. Le clitoris et les ovaires ainsi forcés ont tendance à reculer et à s’étirer. Cela donne une forme bizarre au zizi. Il perd toute sa superbe et sa forme. Antoine a de la poigne. Il tire fort. Dans le même temps avec sa main libre il commence à fouetter. Dès le premier coup Ynès hurle. La douleur est double : les coups conjugués à l’étirement sont insupportables. Mais les coups rendent acceptables, au moins un moment, les étirements. Tout l’art de cette technique consiste à cela : Faire plus mal pour avoir moins mal.

Antoine concentre ses coups sur les fesses et la verge doublement martyrisée. Ynès hurle, se débat, supplie Séverin de mettre un terme à cela. Séverin malgré son grand désir de tout arrêter, ne fait aucun geste dans ce sens. Tout ira jusqu’au bout.

Antoine laisse enfin tomber le fouet. Il garde pourtant la laisse tendue.

- Je voudrais remettre la laisse à Monsieur. Dans ce genre de punition, j’ai l’habitude d’éjaculer dès que Bénédicte dessert le cuir. Il faut normalement que l’esclave lèche son sperme immédiatement. Mais je suis moi-même désormais l’esclave de Maîtresse Ynès. Je n’ai pas le droit de demander cela.

Séverin se saisit de la laisse. Antoine continue de le conseiller.

- Il vous faut relâcher doucement et attendre que les ovaires se vident avant de desserrer.

Séverin va de surprise en surprise. Ynès a bandé quand elle a reçu les coups de Bénédicte et il voit maintenant de son clitoris couler le sperme. Il y a bientôt une petite flaque sur le carrelage.

- Détachez-la maintenant sans la bouger. Le reste va sortir. Vous devez la finir en la retroussant pour tout évacuer.

Effectivement, du sperme coule encore. Séverin retrousse le clitoris d’Ynès qui finit ainsi de se vider.

- Antoine, retire-toi maintenant. Dès que Bénédicte sera prête, vous attendrez tous les deux devant la pergola du jardin.

Antoine se retire.

Séverin s’approche d’Ynès.

- Comment vas-tu ?

Dans un soupir, Ynès hoche la tête pour dire « Oui, je vais bien ! ». Elle recule de quelques centimètres et se pencha en avant. Elle sort sa langue...

- Non ! Arrête ! Tu n’es pas obligée de faire cela.

Ynès n’écoute pas. Elle lèche le sperme jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une seule trace. Puis elle se relève. Son visage brille. Des larmes coulent sur son visage mais elle est heureuse.

- Maintenant, je te mérite. Maintenant, je veux te raconter mon histoire. J’ai lavé devant toi mes pêchés. Tu n’as rien empêché et pourtant tu avais envie de tout arrêter n’est-ce pas ?

- Oui. C’était très dur de devoir rester sans rien faire et te voir souffrir. Tu n’es pas obligée de me raconter ta vie passée. Ta vie, notre vie commence aujourd’hui. Pour moi, cela me suffit.

- Passe-moi de l’eau sur le corps si tu veux bien. J’ai espéré que tu le ferais tout à l’heure. Mais tu t’es montré un Maître redoutable et impitoyable. Le jus qui a coulé de mon clitoris est venu honorer ta volonté sans faille. J’ai bu avec délice cette liqueur pour te remercier de ce que tu es devenu pour moi.

Séverin mouille le torchon et rafraîchit lentement le corps supplicié de son amour. Il n’oublie aucune partie. Il s’arrête particulièrement sur l’anus et le zizi encore retroussé.

Il pose le torchon et continue avec sa langue. Il prend le clito dans la bouche. C’est doux et chaud. Ce coquin gonfle aussitôt. Il est rapidement obligé d’ouvrir la bouche pour laisser entrer de l’air. Ynès éclate de rire.

- Ce n’est pas si facile de mettre ce genre de chose dans sa bouche !

Séverin la reprend en bouche, referme les lèvres dessus et la caresse. Ynès se cambre en arrière et soupire de plaisir. Séverin abandonne la verge et fait le tour. Sa langue laisse des traces humides sur la peau. Il sent sous sa langue les boursouflures des coups. Ynès a supporté beaucoup. Séverin l’admire mais cela lui fait peur. Il se dit qu’il ne sera jamais capable de la faire souffrir autant.

Sa langue a atteint son but. Il lèche doucement l’anus tuméfié et douloureux de sa femme. Il écarte les fesses pour mieux toucher le fond. Le trou est bientôt à nouveau très humide. Ynès se tortille et pousse sur ses sphincters pour les ouvrir davantage. Séverin comprend l’appel. Il se dresse. Sa verge est prête. Il pose son pantalon et son slip. Il ne peut s’empêcher de repenser à l’appareil génital d’Antoine. Le sien est plus petit. Mais la comparaison ne vaut après tout que par rapport à l’être qu’il doit satisfaire. Ynès n’est pas Bénédicte et Séverin se dit qu’il préfère ! Il retrousse l’objet du litige et l’appuie sur l’œillet. Celui-ci s’ouvre sans effort. Ynès veut le recevoir. Son anus l’attend. Il se jette sur elle et lui fait l’amour presque sauvagement. Ses coups sont rapides et durs. Il veut aller loin au fond, tout au fond d’elle. Ynès le désire tout autant. Elle se penche en avant afin de s’offrir totalement à la pénétration. Ils sentent monter le désir et le plaisir, et l’explosion vient soulager les deux corps amoureux dans un même élan.

Après quelques instants de repos, Séverin et Ynès se lèvent. Ils s’embrassent avec amour et tendresse. Séverin remet son pantalon et ils se dirigent, enlacés, vers la pergola. Ynès ne connait pas encore le jardin. Depuis son arrivée; elle n’a rien visité de son nouveau domaine. Séverin présente son jardin.

La propriété est sur une colline. Seul habitant du lieu le terrain assez vaste est entouré d’un beau mur recouvert de lierre. Le parc compte toutes les essences possibles d’arbres et d’arbustes. Une petite pièce d’eau marque une extrémité. Une petite pergola en rondins de bois est construite au milieu du « Lac » comme aime le dire Séverin. Un petit pont de bois relie la construction à la berge. C’est un pont à bascule, ce qui permet, au besoin, aux occupants de la pergola se s’isoler. Il fait doux. Quelques oiseaux chantent timidement sous les rayons du soleil.

Pendant leur marche amoureuse, Séverin devient très sérieux.

- Ynès ! J’aimerais te parler franchement. Je ne me crois pas capable de te faire souffrir autant que tout à l’heure.

Séverin ne dit plus rien tout à coup. Ynès continue à marcher en silence. Elle l’a l’intuition que Séverin n’a pas tout dit. Quelques pas plus loin, Séverin reprend :

- Serais-tu d’accord pour te faire enlever les testicules, enfin les ovaires ?

Ynès s’arrête et l’interroge silencieusement.

- Je t’aime tel que tu es. Pourtant, je voudrais que seul mon sperme coule entre nous. Ne voudrais-tu pas devenir une vraie femme ? Physiquement aussi ?

- Séverin, Il faut absolument que tu connaisses mon histoire avant de continuer notre route ensemble. Pour mes ovaires, je comprends et je suis d’accord. Je les sacrifie très volontiers à notre amour. Je n’aime pas plus que toi ce jus qui coule de moi et ces boules qui pendent. Je ferai ce que tu voudras.

- Attention, je ne veux pas que tu renies ton ancien sexe. Je t’aime ainsi. Mais si pour toi aussi le sperme n’est pas indispensable alors supprimons-le. L’ablation des testicules est une opération facile et sans danger. Pour ton clitoris, j’avoue que je l’aime aussi et il fait de toi une femme différente. J’aime bien cette queue. Elle te donne un caractère particulier que j’adore mais j’avoue que j’ai envie de la voir molle, sans érection. Non je pense que si nous le voulons tous les deux, je pourrais contacter un ami qui pourrait de fabriquer un vagin. Tu aurais ainsi deux sexes !

- Séverin ! Tu crois cela possible. Moi ! Avoir un vagin ? Ce serait merveilleux. Merci, Mon Amour d’y avoir pensé. C’est une pensée qui m’a longtemps habitée par le passé. Mais j’y avais renoncé depuis longtemps. Devenir une vraie femme pour toi sera la plus grande preuve d’amour que je puisse de donner. Plus forte encore que la punition à laquelle tu as assisté. Pour mon clito, puisqu’elle te plaît gardons-la. J’avais peur qu’elle t’indispose simplement.

Séverin embrasse fougueusement Ynès. Ils ont la même façon de penser et d’envisager leur avenir ensemble. La joie et le bonheur reviennent dans cette maison et dans leurs cœurs.

La vue de la pergola au milieu de l’eau fait frissonner Ynès.

- As-tu froid ?

- Non c’est beau !

Ynès ne peut dire autre chose. Elle emplit ses yeux de la beauté du décor. Les larmes se remettent à couler. Elle se blottit sur l’épaule de Séverin et se met à sangloter doucement. Séverin reste immobile. Lui aussi a les yeux humides. La tête d’Ynès est lourde de fatigue, de douleur et de bonheur. Elle va devenir femme après avoir voulu mourir. Elle vit dans une maison de rêve, avec un homme de rêve - un prince charmant. A quelques pas d’elle deux être nus attendent en position de soumission. Ils attendent de devenir ses esclaves. Tout ce qu’elle a un jour rêvé, se réalise enfin.

Vit-elle vraiment la réalité ou est-elle dans un rêve d’où elle sortira bientôt ?

Bénédicte a le crâne qui brille. Le couple s’approche d’eux par derrière. Les deux esclaves sont en position correcte. Ils attendent patiemment leurs Maîtres.

Ynès fait le tour et s’approche de Bénédicte. L’ancienne gouvernante n’a plus aucun poil sur le corps. Son bas-ventre apparait dans toute se nudité. Bénédicte consciente que son sexe est observé, écarte davantage les cuisses. Elle possède des lèvres vaginales très grandes et légèrement pendantes. Les godes sont posés sur le sol devant eux. Ils sont en bois. Antoine a dû les fabriquer. Ils ont tous les trois la même longueur. Ynès qui a l’habitude de ces objets, peut sans se tromper dire qu’ils mesurent 10 cm. Cette dimension est d’ailleurs très pratique pour permettre l’utilisation de ces phallus dans toutes les positions y compris assis. Deux sont identiques également en diamètre, sûrement proche de 5 cm l’autre a au moins 7 cm. Ynès pense qu’il est réservé au vagin de la belle Bénédicte. Elle a décidé de commencer par Antoine. La matinée est bien avancée et elle a une tâche importante à lui confier avant la fin du jour.

Séverin s’installe sur un hamac qui est tendu à demeure sur le devant de la pergola. Ynès s’empare de la badine qu’elle a ramené de la terrasse. Sans donner aucun ordre, elle fait cingler la baguette gainée de cuir sur le dos et les fesses de l’esclave mâle. La volée est rapide et fait mal. Antoine souffre à l’évidence. Il ne bouge pas. Ses fesses se marquent de zébrures rougeâtres.

- Tourne-toi ! Etends-toi en arrière ! Offre-toi le plus possible !

Les ordres sont brefs, précis. Ynès concentre son tir sur les testicules d’Antoine. La verge s’enfle très vite. Séverin qui ne perd pas une miette de la fessée, admire encore une fois l’appareil génital de l’homme soumis qu’il a en face de lui. Leurs regards se croisent. Séverin est mal à l’aise. Il n’a jamais assisté à la punition d’un homme sans poil qui attend les coups qu’il reçoit. Antoine, lui, a le regard brillant. Aucune honte, aucune gêne. Ses yeux disent à Séverin :

-      Regardez, Maître ! Je reçois ce que j’attendais et que je méritais devant vous et cela me remplit de plaisir. Regardez, n’en perdez pas une miette !

 - Debout à présent.

Antoine se lève et fait quelques pas en arrière sans se tourner pour ramasser des chaînes. Il les tend à sa Maîtresse.

- Si Maîtresse le permet, je peux passer moi-même les chaînes. J’ai l’habitude.

 Ynès accepte.

 Antoine dénoue les maillons métalliques. Le système est ingénieux. Il consiste en une chaîne-ceinture qui ferme grâce à un petit mousqueton. Devant et derrière des chaînes plus fines se passent entre les jambes et viennent maintenir le gode en place. Pour empêcher la ceinture de glisser vers le bas et, ainsi de permettre au gode de sortir ou de détendre, les chaînes entre les jambes qui bien tendues, peuvent entailler les chairs, des bretelles de chaînes partent entre les seins et se croisent sur les épaules.

Antoine enfile son vêtement de métal.

 Désignant la table en bois qui est plus loin sur la terrasse; Ynès ordonne à Antoine de monter sur la table et de se mettre en position de soumission au bord de la table. La position est intéressante car les fesses d’Antoine sont en dehors de la table. L’anus est dégagé et ouvert par la position naturellement. Ynès prend le gode, le fait sucer à son esclave. Antoine accueille avec apparemment beaucoup de plaisir ce sexe de bois. Ses lèvres enveloppent le bois et l’inondent de salive. Ynès le retire de sa bouche et l’introduit sans ménagement dans l’anus. Le corps d’Antoine sursaute légèrement. La poussée d’Ynès a été rude. L’anus, bien qu’offert et consentant, a dû s’ouvrir avec violence. Il n’offre malgré cela aucune résistance. Elle fixe ensuite le gode au système de chaînes. Le gode est parfaitement maintenu. Il ne peut pas reculer d’un seul millimètre. Satisfaite de son travail, Ynès entame une nouvelle série de flagellation sur les chairs meurtries du bas du dos.

- Tu deviens désormais mon esclave. Tu perds toutes tes libertés. Tu seras fouetté trois par jour au minimum. Aucune faute ne sera pardonnable, pour chacune tu seras puni doublement. Chaque matin, dès que tu seras libéré de ta position de la nuit, tu devras te présenter à moi pour ta soumission. Tu devras m’offrir ta bouche pour y boire mon urine du matin. Tu recevras ensuite ton gode et ton travail pour la journée. Ton seul repas de la journée se prendra à midi avec les restes du notre. Chaque après-midi tu seras immobilisé deux heures puis tu reprendras ton travail jusqu’à la tombée de la nuit. Chaque nuit tu seras attaché jusqu’au matin. Ton travail consiste à entretenir la maison, le jardin et la voiture. Tu seras chargé aussi de fabriquer et d’installer tous les postes de tortures que je désirerai. Tu seras toujours le premier à les tester. As-tu quelque chose à dire ?

 - Oui, Maîtresse ! Aurai-je le droit de faire l’amour avec Bénédicte ?

 - Bénédicte est aussi mon esclave. Ta sexualité est désormais dépendante de moi. Dès demain ta verge sera soumise comme le reste de ton corps. Tu n’as pu le droit de faire l’amour ou de te masturber sans mon autorisation et en ma présence.

 - Bien Maîtresse.

 Antoine baisse la tête. Son esclavage prend maintenant tout son sens. Lui qui aime par dessus tout le sexe et la pénétration, en est désormais privé. L’idée de devoir faire l’amour devant sa Maîtresse est malgré tout excitante et terriblement honteuse.

 - Va m’attendre devant ton logement.

 Antoine descend de la table et se dirige vers l’aile de la maison qui a abrité jusqu’à aujourd’hui sa vie avec Bénédicte. Il a la tête qui tourne. Il obéit librement à une demie femme qui lui interdit de disposer de sa vie. Et il aime cela !

Ynès se tourne vers Bénédicte. Celle-ci n’a pas bougé. Elle n’a pas perdu une miette de la soumission de son homme. Elle sait désormais qu’ils ne pourront plus faire l’amour quand ils le voudront. C’est un peu dur mais la jouissance viendra différemment.

 Ynès procède de la même manière. Bénédicte subit le fouet sur ses seins et sur ses fesses. Puis elle doit revêtir son habit de chaînes. Antoine a utilisé le même système. Comme Antoine, elle s’agenouille sur le bord de la table. Ynès lui fait sucer le gode anal et lui enfile avec la même rudesse que la première fois. Elle fixe le gode et demande à Bénédicte de se mettre de face. L’esclave femelle ripe sur ses genoux et présente bientôt son ventre à sa Maîtresse. Ynès a une vue parfaite sur les lèvres vaginales. Elle approche la main et caresse. La peau est douce et humide. Bénédicte mouille en abondance. Les coups, la situation et les perspectives d’entraves répétées sans pouvoir assouvir ses besoins de sexe transportent la femme dans des montagnes de jouissance.

 Ynès fait pénétrer un doigt puis deux. Ils fouillent la cavité. Bénédicte pousse de petits gémissements de plaisir. Les autres doigts rejoignent bientôt ce qui devient une caverne tellement la place y abonde. Sans grande difficultés, Ynès fait très vite pénétrer son poing et une partie de son avant-bras.

- Antoine t’a déjà prise ainsi, n’est-ce pas ?

- Oui Maîtresse ! Chaque soir avant de se coucher, Antoine me prend en levrette l’anus puis me défonce le sexe. Il est même arrivé qu’il s’endorme dedans. Alors je serre les cuisses et le garde le plus longtemps possible.

 - Plus de défonce maintenant ! Tu le sais. Tout ce que j’ai dit à Antoine est valable pour toi sans les jets d’urine. Tu es chargée d’entretenir l’intérieur de la maison, de faire la cuisine et le ménage. Pour la lessive, nous portons tous désormais très peu de vêtements mais le Maître doit être toujours parfaitement mis.

Ynès se tourne vers Séverin. Le Maître a les yeux fixés sur le poing disparu dans le ventre de son ancienne gouvernante. Il n’arrive pas à s’imaginer que cela puisse être possible. Il se demande si la même chose peut se réaliser de l’autre côté.

Sentant les yeux d’Ynès sur lui, il se tourne vers elle et lui sourit. Ynès a suivi la direction de son regard. A son air troublé, elle devine le cours de ses pensées. Elle sourit à son tour et ajoute :

- Oui, c’est possible !

Ynès ressort sa main. Elle la fait lécher à Bénédicte. Celle-ci s’y emploie avec application et dévouement.

Ynès prend le deuxième gode et l’introduit. Le phallus entre sans difficultés.

 - File maintenant ! Va nous préparer de quoi manger. J’ai très faim. Nous prendrons notre repas ici.

 Bénédicte se lève et d’un pas rapide se dirige vers la cuisine. Elle disparait à l’angle du bâtiment.

 Ynès a rejoint Séverin.

 - Tu aimerais faire la même chose avec moi ?

 - J’avoue humblement que je ne pensais pas la chose réalisable. J’aimerais bien tenter l’expérience !

 - Faisons-le maintenant !

 - Non, je voudrais te faire visiter cet endroit. Il est chargé de souvenirs. Avant que tu le découvres, tiens ceci. Offre-moi ton sein.

 Séverin saisit la boucle qui perçait le sein gauche et y accrocha une petite clé dorée.

 - Cette clé désormais sur le sein du cœur est la clé de la pergola. Elle a appartenu à Yolande. C’était son boudoir. C’est là que sont rangés les secrets de ma première femme. Tu en es désormais la gardienne et la propriétaire. Tous les secrets que tu découvriras ici sont pour toi si tu le veux. Si tu le désires, tu peux tout jeter. Je n’ai jamais mis les pieds ici, ni du temps de son vivant, ni après. Je n’y entrerai pas plus avec toi. Prends possession de ton bien.

 - Je ne peux pas accepter un présent si grand. Qui suis-je pour avoir le droit de détruire ce qui appartient à une autre. Elle n’est pas morte dans ton cœur...

 Séverin gifle très fort Ynès. Celle-ci reste immobile. Elle a un goût de sang dans la bouche et les larmes lui montent aux yeux. Séverin la prend immédiatement dans ses bras et la serre très fort. Il cherche ses lèvres et les prend avec fougue. Le baiser est ardent et profond.

 - Qui es-tu ? Qui es-tu ? Je t’interdis de dire une autre fois des paroles aussi absurdes. Tu es ma femme, Tu es mon amour. Je ne vis désormais que pour toi, que par toi. Tu as tous les droits pour nous rendre heureux. Cette modeste pergola est le joyau le plus grand que j’ai. Elle n’a pas de valeur et pourtant c’est un diamant de famille que je te transmets. Tu es la dépositaire de mon âme.

 - Pardon mon chéri. Je suis vraiment une sotte. Je garderai sur mon cœur cette clé magnifique et terrible.

 Séverin embrasse encore une fois Ynès.

 - Je te laisse. J’ai beaucoup de travail. Appelle-moi pour manger. Mais seulement dehors. Découvre ton jardin secret, mets tes domestiques à l’ouvrage. Cet après-midi, j’aimerais que nous fassions des courses en ville. Tu vis nue mais tu as besoin de quelques vêtements. Je veux pouvoir les choisir. Il faut aussi que je passe voir un ami.

 Ynès regarde son amant partir vers la maison. Elle se tourne vers cette maison de bois. Elle a devant elle tout le passé d’un homme qu’elle n’aurait jamais connu sans des circonstances spéciales.

 Elle décroche la clé et l’introduit dans le cadenas. Elle ouvre enfin la porte. Au moment d’entrer, Ynès hésite. Elle ne se sent  pas prête à affronter une femme qui n’était pas son ennemie mais qu’Ynès respecte profondément. L’idée de toucher aux objets qu’une vraie femme avait apportés ici lui soulève le cœur. Malgré tout ce que peut dire Séverin, elle n’est pas une vraie femme. Elle n’en sera jamais une même avec une opération radicale. Elle sent  que Yolande doit d’abord devenir une amie, une confidente. Elle veut obtenir l’autorisation d’une femme qui a beaucoup compté pour l’homme à qui elle appartient. Yolande a été la première et le restera. Séverin est encore fou d’amour pour elle. Ynès n’a pas le droit de violer cet amour. Elle doit nouer avec Yolande des relations d’amitié et de complicités avant de mériter de franchir cette porte en propriétaire.

 Elle se contente de jeter un regard circulaire à la pièce unique. On y respire une atmosphère de calme immense. Tout est rangé avec la minutie d’une femme qui, passionnée par son travail, avait besoin de retrouver à certains moments ses marques et son identité profonde dans un lieu sanctuaire. Sanctuaire de l’amour et de la vie.

 La pièce est octogonale. Tous les pans de murs sont percés de fenêtres à petits carreaux. Des tentures peuvent occulter chacune d’entre elles. Le mobilier est sommaire. Une table rectangulaire assez grande occupe un angle. Des brochures et des papiers en pile alignées trônent dessus. Ynès se dit qu’il doit s’agir de papiers médicaux. Un divan paraissant confortable fait face à une cheminée en gros galets.  Deux ou trois chaises jouent à cache-cache. Une grande bibliothèque termine l’ameublement. Ynès est très impressionnée par la quantité de livres. Elle n’a jamais été très forte pour lire un livre. Ces dernières années, elle n’a pas ouvert un seul bouquin. Elle se dit presque en riant qu’elle a  plus souvent ouvert ses fesses qu’une couverture cartonnée.

 Ynès referme la porte et prend grand soin de remettre le cadenas. En raccrochant la clé à son sein gauche, elle sourie. Elle sait comment elle ira à la rencontre de Yolande. La Lecture. La lecture est la clé. Elle lira ses livres ou entrera ainsi en communion avec elle.

 Ynès laisse derrière elle la pergola et rejoint l’aile où se trouve l’appartement des domestiques. Elle a rendez-vous avec Antoine et le travail ne manque. Elle espère que Bénédicte aura bientôt fini car elle a comme on dit l’estomac dans les talons.

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Ynès - Communauté : plaisirs SM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés