Chapitre 4
Bénédicte assène les premiers coups de cravache timidement. Ses coups ne portent pas. Ynès doit insister. Après quelques instants de doute et un long regard interrogatif à Séverin, la gouvernante porte son premier coup sur la fesse gauche. Ynès en tremble de tout son corps et émet un son mat. Elle ne se dérobe pourtant pas. Encouragée par la réaction de celle qui va bientôt être sa maîtresse à vie, Bénédicte enchaîne.
Elle procède de manière systématique. Les coups sont donnés avec régularité tel un métronome qui se déplace millimètre par millimètre. Elle fouette chaque cuisse puis le dos et les flancs. Jusque là, après son coup d’essai, elle a épargné les fesses. Elle s’y attaque bientôt.
Chaque fesse reçoit son lot. Ynès souffre en silence ou presque. Pourtant les coups sont portés. La peau se zèbre de larges bandes rose violacée. Par endroits, de petites coupures laissent échapper quelques gouttelettes de sang. Les coups font mal, mais Ynès est courageuse et résignée à son sort présent.
Bénédicte fait une pause.
- Maîtresse ! Voulez-vous vous tourner. Vous vous mettrez à genoux puis avec l’aide de Monsieur, vous vous rejetterez en arrière.
Ynès se relève doucement. Sa peau martyrisée lui fait mal. Elle s’agenouille sans jeter un seul regard à Séverin. Elle a la tête basse. Séverin s’est levé très vite. Il aide Ynès à s’allonger en arrière. Elle place ses bras le long de son corps.
- Ecartez bien les cuisses, s’il vous plait !
Ynès écarte tant bien que mal. Son dos cambré offre au fouet ses seins et son sexe. Les testicules ballotent doucement sous la verge qui est tendue du plaisir de souffrir. La position est difficile. Ynès ne pourra pas y rester très long temps. Séverin s’assure qu’Ynès est en état de continuer. Elle a la respiration courte.
Bénédicte reprend son labeur. Elle procède de la même manière. Seul le rythme a changé. Elle va plus vite, consciente, elle aussi, de la position difficile.
Elle passe très vite sur les cuisses et concentre le feu de son tir sur les seins et sur le bas-ventre. Elle évite pourtant soigneusement les tétons qui finissent de guérir après la chute. Par contre le bas-ventre et notamment les testicules sont largement flagellés. Ynès, cette fois, hurle de douleur. Les lanières coupent son zizi, le fait voler à chaque coup porté. Séverin constate pourtant que malgré les coups et les cris, le clitoris se relève toujours davantage et gonfle par à-coups. Il ne parvient pas à comprendre que la douleur aussi vive soit aussi jouissive. Ynès est vraiment une femme spéciale.
Bénédicte lâche bientôt le fouet. Ynès ne bouge pas. La domestique se prosterne entre les cuisses ouvertes d’Ynès, qui sanglote doucement :
-Pardon Maîtresse ! Je ne voulais pas vous faire si mal.
Ynès ne répond pas. Séverin interrompt le tête à tête. Il prend Ynès dans ses bras et l’aide à se relever. Bénédicte se lève précipitamment et disparait dans la cuisine toute proche. Elle revient très vite avec un peu d’eau et un torchon. Séverin a installé Ynès sur le bain de soleil.
Bénédicte s’accroupit près de sa Maîtresse selon la position désormais prescrite : Assise entre ses cuisses très écartées, les fesses posées sur le sol.
- Puis-je vous soulager du feu du fouet avec un peu d’eau.
Séverin répond à la place d’Ynès.
- Non, la punition n’est pas encore finie. Antoine doit aussi profiter de son droit.
Ynès se tourne lentement vers son Maître. Il a parlé d’une voix sûre et ferme. Elle est d’accord avec lui. Il lui faut encore souffrir un peu.
Antoine fait son apparition. Il est entièrement rasé. Bénédicte ne peut s’empêcher de crier.
- Oh ! Antoine ! Que tu es beau ainsi ! Tes couilles ne m’ont jamais paru plus belles.
Antoine est transformé. Les poils disparus font ressortir la puissance de ses muscles. Son crâne brille. Son sexe parait énorme. Séverin ne peut s’empêcher de le comparer avec le sien. Il est plus long et plus gros. Il comprend pourquoi Bénédicte crie de plaisir certains soirs passés.
- Bénédicte, quand tu auras fini de baver devant Antoine tu disparaîtras. A ton tour de te raser. Fais-nous la même surprise.
Antoine s’avance et se place en position de soumission. Il tient dans sa main une longue laisse de cuir.
- Monsieur pourra-t-il fixer cette longe sur le sexe de Mademoiselle Ynès. Je voudrais également que Mademoiselle se place à quatre pattes. Une fois la laisse en place, elle voudra bien serrer les cuisses après que les testicules aient été tirés vers l’arrière.
- Antoine, ne dis plus jamais ces mots : je n’ai ni verge ni testicules.
Ynès obéit. Elle se lève avec difficultés mais sans rien dire et se présente devant Séverin. A nouveau, elle évite son regard. Séverin lui place la pièce de cuir autour du clitoris et des ovaires.
- Je crois qu’il convient d’appeler tes boules des ovaires tout simplement.
- Est-ce que Monsieur veut bien encore serrer d’un ou deux crans. Il faut que les « ovaires » soient coincés correctement.
Séverin serre. Il saute même trois crans. Le clitoris était entièrement écrasé. Il change légèrement de couleur par l’accumulation de sang dans la hampe.
Ynès s’agenouille pour la deuxième fois. A quatre pattes, elle attend qu’Antoine prenne la laisse et tire en arrière sur son sexe puis elle serre les cuisses. Elle sait où il veut en venir. C’est une forme de punition extrême. Sans doute a-t-il choisi une punition qu’il affectionne lui-même.
Antoine tire plus fort. Le clitoris et les ovaires ainsi forcés ont tendance à reculer et à s’étirer. Cela donne une forme bizarre au zizi. Il perd toute sa superbe et sa forme. Antoine a de la poigne. Il tire fort. Dans le même temps avec sa main libre il commence à fouetter. Dès le premier coup Ynès hurle. La douleur est double : les coups conjugués à l’étirement sont insupportables. Mais les coups rendent acceptables, au moins un moment, les étirements. Tout l’art de cette technique consiste à cela : Faire plus mal pour avoir moins mal.
Antoine concentre ses coups sur les fesses et la verge doublement martyrisée. Ynès hurle, se débat, supplie Séverin de mettre un terme à cela. Séverin malgré son grand désir de tout arrêter, ne fait aucun geste dans ce sens. Tout ira jusqu’au bout.
Antoine laisse enfin tomber le fouet. Il garde pourtant la laisse tendue.
- Je voudrais remettre la laisse à Monsieur. Dans ce genre de punition, j’ai l’habitude d’éjaculer dès que Bénédicte dessert le cuir. Il faut normalement que l’esclave lèche son sperme immédiatement. Mais je suis moi-même désormais l’esclave de Maîtresse Ynès. Je n’ai pas le droit de demander cela.
Séverin se saisit de la laisse. Antoine continue de le conseiller.
- Il vous faut relâcher doucement et attendre que les ovaires se vident avant de desserrer.
Séverin va de surprise en surprise. Ynès a bandé quand elle a reçu les coups de Bénédicte et il voit maintenant de son clitoris couler le sperme. Il y a bientôt une petite flaque sur le carrelage.
- Détachez-la maintenant sans la bouger. Le reste va sortir. Vous devez la finir en la retroussant pour tout évacuer.
Effectivement, du sperme coule encore. Séverin retrousse le clitoris d’Ynès qui finit ainsi de se vider.
- Antoine, retire-toi maintenant. Dès que Bénédicte sera prête, vous attendrez tous les deux devant la pergola du jardin.
Antoine se retire.
Séverin s’approche d’Ynès.
- Comment vas-tu ?
Dans un soupir, Ynès hoche la tête pour dire « Oui, je vais bien ! ». Elle recule de quelques centimètres et se pencha en avant. Elle sort sa langue...
- Non ! Arrête ! Tu n’es pas obligée de faire cela.
Ynès n’écoute pas. Elle lèche le sperme jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une seule trace. Puis elle se relève. Son visage brille. Des larmes coulent sur son visage mais elle est heureuse.
- Maintenant, je te mérite. Maintenant, je veux te raconter mon histoire. J’ai lavé devant toi mes pêchés. Tu n’as rien empêché et pourtant tu avais envie de tout arrêter n’est-ce pas ?
- Oui. C’était très dur de devoir rester sans rien faire et te voir souffrir. Tu n’es pas obligée de me raconter ta vie passée. Ta vie, notre vie commence aujourd’hui. Pour moi, cela me suffit.
- Passe-moi de l’eau sur le corps si tu veux bien. J’ai espéré que tu le ferais tout à l’heure. Mais tu t’es montré un Maître redoutable et impitoyable. Le jus qui a coulé de mon clitoris est venu honorer ta volonté sans faille. J’ai bu avec délice cette liqueur pour te remercier de ce que tu es devenu pour moi.
Séverin mouille le torchon et rafraîchit lentement le corps supplicié de son amour. Il n’oublie aucune partie. Il s’arrête particulièrement sur l’anus et le zizi encore retroussé.
Il pose le torchon et continue avec sa langue. Il prend le clito dans la bouche. C’est doux et chaud. Ce coquin gonfle aussitôt. Il est rapidement obligé d’ouvrir la bouche pour laisser entrer de l’air. Ynès éclate de rire.
- Ce n’est pas si facile de mettre ce genre de chose dans sa bouche !
Séverin la reprend en bouche, referme les lèvres dessus et la caresse. Ynès se cambre en arrière et soupire de plaisir. Séverin abandonne la verge et fait le tour. Sa langue laisse des traces humides sur la peau. Il sent sous sa langue les boursouflures des coups. Ynès a supporté beaucoup. Séverin l’admire mais cela lui fait peur. Il se dit qu’il ne sera jamais capable de la faire souffrir autant.
Sa langue a atteint son but. Il lèche doucement l’anus tuméfié et douloureux de sa femme. Il écarte les fesses pour mieux toucher le fond. Le trou est bientôt à nouveau très humide. Ynès se tortille et pousse sur ses sphincters pour les ouvrir davantage. Séverin comprend l’appel. Il se dresse. Sa verge est prête. Il pose son pantalon et son slip. Il ne peut s’empêcher de repenser à l’appareil génital d’Antoine. Le sien est plus petit. Mais la comparaison ne vaut après tout que par rapport à l’être qu’il doit satisfaire. Ynès n’est pas Bénédicte et Séverin se dit qu’il préfère ! Il retrousse l’objet du litige et l’appuie sur l’œillet. Celui-ci s’ouvre sans effort. Ynès veut le recevoir. Son anus l’attend. Il se jette sur elle et lui fait l’amour presque sauvagement. Ses coups sont rapides et durs. Il veut aller loin au fond, tout au fond d’elle. Ynès le désire tout autant. Elle se penche en avant afin de s’offrir totalement à la pénétration. Ils sentent monter le désir et le plaisir, et l’explosion vient soulager les deux corps amoureux dans un même élan.
Après quelques instants de repos, Séverin et Ynès se lèvent. Ils s’embrassent avec amour et tendresse. Séverin remet son pantalon et ils se dirigent, enlacés, vers la pergola. Ynès ne connait pas encore le jardin. Depuis son arrivée; elle n’a rien visité de son nouveau domaine. Séverin présente son jardin.
La propriété est sur une colline. Seul habitant du lieu le terrain assez vaste est entouré d’un beau mur recouvert de lierre. Le parc compte toutes les essences possibles d’arbres et d’arbustes. Une petite pièce d’eau marque une extrémité. Une petite pergola en rondins de bois est construite au milieu du « Lac » comme aime le dire Séverin. Un petit pont de bois relie la construction à la berge. C’est un pont à bascule, ce qui permet, au besoin, aux occupants de la pergola se s’isoler. Il fait doux. Quelques oiseaux chantent timidement sous les rayons du soleil.
Pendant leur marche amoureuse, Séverin devient très sérieux.
- Ynès ! J’aimerais te parler franchement. Je ne me crois pas capable de te faire souffrir autant que tout à l’heure.
Séverin ne dit plus rien tout à coup. Ynès continue à marcher en silence. Elle l’a l’intuition que Séverin n’a pas tout dit. Quelques pas plus loin, Séverin reprend :
- Serais-tu d’accord pour te faire enlever les testicules, enfin les ovaires ?
Ynès s’arrête et l’interroge silencieusement.
- Je t’aime tel que tu es. Pourtant, je voudrais que seul mon sperme coule entre nous. Ne voudrais-tu pas devenir une vraie femme ? Physiquement aussi ?
- Séverin, Il faut absolument que tu connaisses mon histoire avant de continuer notre route ensemble. Pour mes ovaires, je comprends et je suis d’accord. Je les sacrifie très volontiers à notre amour. Je n’aime pas plus que toi ce jus qui coule de moi et ces boules qui pendent. Je ferai ce que tu voudras.
- Attention, je ne veux pas que tu renies ton ancien sexe. Je t’aime ainsi. Mais si pour toi aussi le sperme n’est pas indispensable alors supprimons-le. L’ablation des testicules est une opération facile et sans danger. Pour ton clitoris, j’avoue que je l’aime aussi et il fait de toi une femme différente. J’aime bien cette queue. Elle te donne un caractère particulier que j’adore mais j’avoue que j’ai envie de la voir molle, sans érection. Non je pense que si nous le voulons tous les deux, je pourrais contacter un ami qui pourrait de fabriquer un vagin. Tu aurais ainsi deux sexes !
- Séverin ! Tu crois cela possible. Moi ! Avoir un vagin ? Ce serait merveilleux. Merci, Mon Amour d’y avoir pensé. C’est une pensée qui m’a longtemps habitée par le passé. Mais j’y avais renoncé depuis longtemps. Devenir une vraie femme pour toi sera la plus grande preuve d’amour que je puisse de donner. Plus forte encore que la punition à laquelle tu as assisté. Pour mon clito, puisqu’elle te plaît gardons-la. J’avais peur qu’elle t’indispose simplement.
Séverin embrasse fougueusement Ynès. Ils ont la même façon de penser et d’envisager leur avenir ensemble. La joie et le bonheur reviennent dans cette maison et dans leurs cœurs.
La vue de la pergola au milieu de l’eau fait frissonner Ynès.
- As-tu froid ?
- Non c’est beau !
Ynès ne peut dire autre chose. Elle emplit ses yeux de la beauté du décor. Les larmes se remettent à couler. Elle se blottit sur l’épaule de Séverin et se met à sangloter doucement. Séverin reste immobile. Lui aussi a les yeux humides. La tête d’Ynès est lourde de fatigue, de douleur et de bonheur. Elle va devenir femme après avoir voulu mourir. Elle vit dans une maison de rêve, avec un homme de rêve - un prince charmant. A quelques pas d’elle deux être nus attendent en position de soumission. Ils attendent de devenir ses esclaves. Tout ce qu’elle a un jour rêvé, se réalise enfin.
Vit-elle vraiment la réalité ou est-elle dans un rêve d’où elle sortira bientôt ?
Bénédicte a le crâne qui brille. Le couple s’approche d’eux par derrière. Les deux esclaves sont en position correcte. Ils attendent patiemment leurs Maîtres.
Ynès fait le tour et s’approche de Bénédicte. L’ancienne gouvernante n’a plus aucun poil sur le corps. Son bas-ventre apparait dans toute se nudité. Bénédicte consciente que son sexe est observé, écarte davantage les cuisses. Elle possède des lèvres vaginales très grandes et légèrement pendantes. Les godes sont posés sur le sol devant eux. Ils sont en bois. Antoine a dû les fabriquer. Ils ont tous les trois la même longueur. Ynès qui a l’habitude de ces objets, peut sans se tromper dire qu’ils mesurent 10 cm. Cette dimension est d’ailleurs très pratique pour permettre l’utilisation de ces phallus dans toutes les positions y compris assis. Deux sont identiques également en diamètre, sûrement proche de 5 cm l’autre a au moins 7 cm. Ynès pense qu’il est réservé au vagin de la belle Bénédicte. Elle a décidé de commencer par Antoine. La matinée est bien avancée et elle a une tâche importante à lui confier avant la fin du jour.
Séverin s’installe sur un hamac qui est tendu à demeure sur le devant de la pergola. Ynès s’empare de la badine qu’elle a ramené de la terrasse. Sans donner aucun ordre, elle fait cingler la baguette gainée de cuir sur le dos et les fesses de l’esclave mâle. La volée est rapide et fait mal. Antoine souffre à l’évidence. Il ne bouge pas. Ses fesses se marquent de zébrures rougeâtres.
- Tourne-toi ! Etends-toi en arrière ! Offre-toi le plus possible !
Les ordres sont brefs, précis. Ynès concentre son tir sur les testicules d’Antoine. La verge s’enfle très vite. Séverin qui ne perd pas une miette de la fessée, admire encore une fois l’appareil génital de l’homme soumis qu’il a en face de lui. Leurs regards se croisent. Séverin est mal à l’aise. Il n’a jamais assisté à la punition d’un homme sans poil qui attend les coups qu’il reçoit. Antoine, lui, a le regard brillant. Aucune honte, aucune gêne. Ses yeux disent à Séverin :
- Regardez, Maître ! Je reçois ce que j’attendais et que je méritais devant vous et cela me remplit de plaisir. Regardez, n’en perdez pas une miette !
- Debout à présent.
Antoine se lève et fait quelques pas en arrière sans se tourner pour ramasser des chaînes. Il les tend à sa Maîtresse.
-Si Maîtresse le permet, je peux passer moi-même les chaînes. J’ai l’habitude.
Ynès accepte.
Antoine dénoue les maillons métalliques. Le système est ingénieux. Il consiste en une chaîne-ceinture qui ferme grâce à un petit mousqueton. Devant et derrière des chaînes plus fines se passent entre les jambes et viennent maintenir le gode en place. Pour empêcher la ceinture de glisser vers le bas et, ainsi de permettre au gode de sortir ou de détendre, les chaînes entre les jambes qui bien tendues, peuvent entailler les chairs, des bretelles de chaînes partent entre les seins et se croisent sur les épaules.
Antoine enfile son vêtement de métal.
Désignant la table en bois qui est plus loin sur la terrasse; Ynès ordonne à Antoine de monter sur la table et de se mettre en position de soumission au bord de la table. La position est intéressante car les fesses d’Antoine sont en dehors de la table. L’anus est dégagé et ouvert par la position naturellement. Ynès prend le gode, le fait sucer à son esclave. Antoine accueille avec apparemment beaucoup de plaisir ce sexe de bois. Ses lèvres enveloppent le bois et l’inondent de salive. Ynès le retire de sa bouche et l’introduit sans ménagement dans l’anus. Le corps d’Antoine sursaute légèrement. La poussée d’Ynès a été rude. L’anus, bien qu’offert et consentant, a dû s’ouvrir avec violence. Il n’offre malgré cela aucune résistance. Elle fixe ensuite le gode au système de chaînes. Le gode est parfaitement maintenu. Il ne peut pas reculer d’un seul millimètre. Satisfaite de son travail, Ynès entame une nouvelle série de flagellation sur les chairs meurtries du bas du dos.
- Tu deviens désormais mon esclave. Tu perds toutes tes libertés. Tu seras fouetté trois par jour au minimum. Aucune faute ne sera pardonnable, pour chacune tu seras puni doublement. Chaque matin, dès que tu seras libéré de ta position de la nuit, tu devras te présenter à moi pour ta soumission. Tu devras m’offrir ta bouche pour y boire mon urine du matin. Tu recevras ensuite ton gode et ton travail pour la journée. Ton seul repas de la journée se prendra à midi avec les restes du notre. Chaque après-midi tu seras immobilisé deux heures puis tu reprendras ton travail jusqu’à la tombée de la nuit. Chaque nuit tu seras attaché jusqu’au matin. Ton travail consiste à entretenir la maison, le jardin et la voiture. Tu seras chargé aussi de fabriquer et d’installer tous les postes de tortures que je désirerai. Tu seras toujours le premier à les tester. As-tu quelque chose à dire ?
- Oui, Maîtresse ! Aurai-je le droit de faire l’amour avec Bénédicte ?
- Bénédicte est aussi mon esclave. Ta sexualité est désormais dépendante de moi. Dès demain ta verge sera soumise comme le reste de ton corps. Tu n’as pu le droit de faire l’amour ou de te masturber sans mon autorisation et en ma présence.
- Bien Maîtresse.
Antoine baisse la tête. Son esclavage prend maintenant tout son sens. Lui qui aime par dessus tout le sexe et la pénétration, en est désormais privé. L’idée de devoir faire l’amour devant sa Maîtresse est malgré tout excitante et terriblement honteuse.
- Va m’attendre devant ton logement.
Antoine descend de la table et se dirige vers l’aile de la maison qui a abrité jusqu’à aujourd’hui sa vie avec Bénédicte. Il a la tête qui tourne. Il obéit librement à une demie femme qui lui interdit de disposer de sa vie. Et il aime cela !
Ynès se tourne vers Bénédicte. Celle-ci n’a pas bougé. Elle n’a pas perdu une miette de la soumission de son homme. Elle sait désormais qu’ils ne pourront plus faire l’amour quand ils le voudront. C’est un peu dur mais la jouissance viendra différemment.
Ynès procède de la même manière. Bénédicte subit le fouet sur ses seins et sur ses fesses. Puis elle doit revêtir son habit de chaînes. Antoine a utilisé le même système. Comme Antoine, elle s’agenouille sur le bord de la table. Ynès lui fait sucer le gode anal et lui enfile avec la même rudesse que la première fois. Elle fixe le gode et demande à Bénédicte de se mettre de face. L’esclave femelle ripe sur ses genoux et présente bientôt son ventre à sa Maîtresse. Ynès a une vue parfaite sur les lèvres vaginales. Elle approche la main et caresse. La peau est douce et humide. Bénédicte mouille en abondance. Les coups, la situation et les perspectives d’entraves répétées sans pouvoir assouvir ses besoins de sexe transportent la femme dans des montagnes de jouissance.
Ynès fait pénétrer un doigt puis deux. Ils fouillent la cavité. Bénédicte pousse de petits gémissements de plaisir. Les autres doigts rejoignent bientôt ce qui devient une caverne tellement la place y abonde. Sans grande difficultés, Ynès fait très vite pénétrer son poing et une partie de son avant-bras.
- Antoine t’a déjà prise ainsi, n’est-ce pas ?
- Oui Maîtresse ! Chaque soir avant de se coucher, Antoine me prend en levrette l’anus puis me défonce le sexe. Il est même arrivé qu’il s’endorme dedans. Alors je serre les cuisses et le garde le plus longtemps possible.
- Plus de défonce maintenant ! Tu le sais. Tout ce que j’ai dit à Antoine est valable pour toi sans les jets d’urine. Tu es chargée d’entretenir l’intérieur de la maison, de faire la cuisine et le ménage. Pour la lessive, nous portons tous désormais très peu de vêtements mais le Maître doit être toujours parfaitement mis.
Ynès se tourne vers Séverin. Le Maître a les yeux fixés sur le poing disparu dans le ventre de son ancienne gouvernante. Il n’arrive pas à s’imaginer que cela puisse être possible. Il se demande si la même chose peut se réaliser de l’autre côté.
Sentant les yeux d’Ynès sur lui, il se tourne vers elle et lui sourit. Ynès a suivi la direction de son regard. A son air troublé, elle devine le cours de ses pensées. Elle sourit à son tour et ajoute :
- Oui, c’est possible !
Ynès ressort sa main. Elle la fait lécher à Bénédicte. Celle-ci s’y emploie avec application et dévouement.
Ynès prend le deuxième gode et l’introduit. Le phallus entre sans difficultés.
- File maintenant ! Va nous préparer de quoi manger. J’ai très faim. Nous prendrons notre repas ici.
Bénédicte se lève et d’un pas rapide se dirige vers la cuisine. Elle disparait à l’angle du bâtiment.
Ynès a rejoint Séverin.
- Tu aimerais faire la même chose avec moi ?
- J’avoue humblement que je ne pensais pas la chose réalisable. J’aimerais bien tenter l’expérience !
- Faisons-le maintenant !
- Non, je voudrais te faire visiter cet endroit. Il est chargé de souvenirs. Avant que tu le découvres, tiens ceci. Offre-moi ton sein.
Séverin saisit la boucle qui perçait le sein gauche et y accrocha une petite clé dorée.
- Cette clé désormais sur le sein du cœur est la clé de la pergola. Elle a appartenu à Yolande. C’était son boudoir. C’est là que sont rangés les secrets de ma première femme. Tu en es désormais la gardienne et la propriétaire. Tous les secrets que tu découvriras ici sont pour toi si tu le veux. Si tu le désires, tu peux tout jeter. Je n’ai jamais mis les pieds ici, ni du temps de son vivant, ni après. Je n’y entrerai pas plus avec toi. Prends possession de ton bien.
- Je ne peux pas accepter un présent si grand. Qui suis-je pour avoir le droit de détruire ce qui appartient à une autre. Elle n’est pas morte dans ton cœur...
Séverin gifle très fort Ynès. Celle-ci reste immobile. Elle a un goût de sang dans la bouche et les larmes lui montent aux yeux. Séverin la prend immédiatement dans ses bras et la serre très fort. Il cherche ses lèvres et les prend avec fougue. Le baiser est ardent et profond.
- Qui es-tu ? Qui es-tu ? Je t’interdis de dire une autre fois des paroles aussi absurdes. Tu es ma femme, Tu es mon amour. Je ne vis désormais que pour toi, que par toi. Tu as tous les droits pour nous rendre heureux. Cette modeste pergola est le joyau le plus grand que j’ai. Elle n’a pas de valeur et pourtant c’est un diamant de famille que je te transmets. Tu es la dépositaire de mon âme.
- Pardon mon chéri. Je suis vraiment une sotte. Je garderai sur mon cœur cette clé magnifique et terrible.
Séverin embrasse encore une fois Ynès.
- Je te laisse. J’ai beaucoup de travail. Appelle-moi pour manger. Mais seulement dehors. Découvre ton jardin secret, mets tes domestiques à l’ouvrage. Cet après-midi, j’aimerais que nous fassions des courses en ville. Tu vis nue mais tu as besoin de quelques vêtements. Je veux pouvoir les choisir. Il faut aussi que je passe voir un ami.
Ynès regarde son amant partir vers la maison. Elle se tourne vers cette maison de bois. Elle a devant elle tout le passé d’un homme qu’elle n’aurait jamais connu sans des circonstances spéciales.
Elle décroche la clé et l’introduit dans le cadenas. Elle ouvre enfin la porte. Au moment d’entrer, Ynès hésite. Elle ne se sent pas prête à affronter une femme qui n’était pas son ennemie mais qu’Ynès respecte profondément. L’idée de toucher aux objets qu’une vraie femme avait apportés ici lui soulève le cœur. Malgré tout ce que peut dire Séverin, elle n’est pas une vraie femme. Elle n’en sera jamais une même avec une opération radicale. Elle sent que Yolande doit d’abord devenir une amie, une confidente. Elle veut obtenir l’autorisation d’une femme qui a beaucoup compté pour l’homme à qui elle appartient. Yolande a été la première et le restera. Séverin est encore fou d’amour pour elle. Ynès n’a pas le droit de violer cet amour. Elle doit nouer avec Yolande des relations d’amitié et de complicités avant de mériter de franchir cette porte en propriétaire.
Elle se contente de jeter un regard circulaire à la pièce unique. On y respire une atmosphère de calme immense. Tout est rangé avec la minutie d’une femme qui, passionnée par son travail, avait besoin de retrouver à certains moments ses marques et son identité profonde dans un lieu sanctuaire. Sanctuaire de l’amour et de la vie.
La pièce est octogonale. Tous les pans de murs sont percés de fenêtres à petits carreaux. Des tentures peuvent occulter chacune d’entre elles. Le mobilier est sommaire. Une table rectangulaire assez grande occupe un angle. Des brochures et des papiers en pile alignées trônent dessus. Ynès se dit qu’il doit s’agir de papiers médicaux. Un divan paraissant confortable fait face à une cheminée en gros galets. Deux ou trois chaises jouent à cache-cache. Une grande bibliothèque termine l’ameublement. Ynès est très impressionnée par la quantité de livres. Elle n’a jamais été très forte pour lire un livre. Ces dernières années, elle n’a pas ouvert un seul bouquin. Elle se dit presque en riant qu’elle a plus souvent ouvert ses fesses qu’une couverture cartonnée.
Ynès referme la porte et prend grand soin de remettre le cadenas. En raccrochant la clé à son sein gauche, elle sourie. Elle sait comment elle ira à la rencontre de Yolande. La Lecture. La lecture est la clé. Elle lira ses livres ou entrera ainsi en communion avec elle.
Ynès laisse derrière elle la pergola et rejoint l’aile où se trouve l’appartement des domestiques. Elle a rendez-vous avec Antoine et le travail ne manque. Elle espère que Bénédicte aura bientôt fini car elle a comme on dit l’estomac dans les talons.