Mercredi 18 avril 3 18 /04 /Avr 15:16

Intronisation.

Lorsque Carline et Abi remontent, elles découvrent leurs Déesses sur la terrasse dans leur uniforme. Immédiatement, elles se précipitent. En découvrant la nudité voilée de Mathilde, Abi s’arrête sans comprendre. Carline n’a pas vu et ne sait pas ce que cela peut signifier.

Mathilde ordonne aux esclaves de s’agenouiller en position d’offrande. Les deux femmes écartent les cuisses en s’agenouillant et placent leurs mains, paumes vers le haut, sous leurs seins qu’elles soulèvent. Leur surprise est grande quand elles voient Mathilde faire de même.

Désormais, Vous appellerez Votre Maîtresse : Reine Mathilde.

Oui Déesse, répondent les deux esclaves.

Nous voulons manger maintenant.

Déesse, puis-je ajouter un mot ?

Oui Mathilde.

Merci Déesse : Désormais Déesse Lisa est notre seule et unique Déesse. Nous lui devons toutes obéissance et soumission et Déesse peut disposer de nous comme elle le désire. Vous ne devez plus m’appeler comme vous le faisiez auparavant, car j’ai décidé librement, comme vous, de me soumettre et d’être rétrogradée au rang de reine.

Oui Reine ! répond Carline.

Abi reste muette et répond après seulement.

Les deux esclaves se relèvent et posent les plats sur la table puis elles se mettent à quatre pattes pour servir de siège. Celle qui hésite le plus est Abi qui ne sait pas comment réagir à une situation qu’elle ne comprend pas.

Mathilde s’approche d’elle. Elle sort une cravache qui était accrochée le long de sa robe. C’est un accessoire que toutes les reines porteront en permanence. Elle fouette violemment les fesses et le dos de la truie. Abi hurle de surprise et de douleur. Elle se place rapidement en sanglotant. Mathilde profite de sa position pour poursuivre la punition. Lisa s’est assise sur Carline. Elle est tendue. Elle pose ses doigts sur les fesses de sa jument et en profite pour vérifier la bonne tenue du gode dans son anus. Puis ses doigts glissent vers son sexe. Il est humide. Le clitoris est légèrement gonflé. Carline jouit de cette situation. Vivre son esclavage au soleil devant d’autres femmes. Lisa aurait envie de se retrouver avec elle dans sa chambre et de lui faire l’amour. Mais il n’est pas encore temps.

Les deux femmes mangent. Mathilde explique comment doit se passer la suite de leur installation. Abi doit retourner à terre vers 17 h pour accueillir Reine Gladys et son esclave francis. Un autre esclave est aussi attendu : gaston, un maçon quinquagénaire. Il faudra les installer dès ce soir. Il faut aussi prévoir où vont habiter la jument et la truie. Après le repas, les deux esclaves seront habillées. Puis les vêtements seront brûlés. Pendant l’absence d’Abi, Mathilde et Carline prépareront les chambres. Lisa en profitera pour vérifier les commandes à faire pour les prochains jours et évaluer les besoins alimentaires pour le mois qui vient.

Une fois le repas terminé, les deux dominantes décident de faire un tour dans la chambre de Lisa pour mettre au point certains détails sur l’organisation. Lisa a besoin de conseils sur la manière de diriger. Les deux esclaves redescendent les restes du repas. Puis rejoignent leurs Maîtresses.

Abi, va chercher toutes tes affaires et mène-les dans la cour immédiatement.

Oui Reine.

Lisa et Carline descendent et Mathilde fait un détour par sa chambre avant de les rejoindre. En arrivant dans la cour, elle porte un carton sous son bras. Abi arrive peu après avec deux grosses valises.

Mathilde, en accord avec Lisa, prend la parole.

Carline vient ici ! Tu vas comparaître devant ta Déesse.

La femme s’avance, les mains derrière le dos. Elle s’agenouille en écartant les cuisses selon la position requise.

Tu as décidé d’être esclave toute ta vie. Tu portes déjà le collier et les bracelets qui en témoignent. Tu finiras ta vie ici sans espoir d’en partir. Acceptes-tu ?

Oui Reine, je l’accepte.

C’est à Déesse que tu dois répondre.

Oui, Déesse, je l’accepte.

Déesse a choisi de faire de toi sa jument personnelle. Tu vas donc être harnachée. Lève-toi !

Mathilde ouvre le carton et en sort différentes pièces de cuir. Elle prend en premier des bottes très curieuses. Elles sont composées d’une jambière qui monte au-dessus du genou. La semelle est très petite, car elle ne prend que l’avant du pied. Mathilde montre le dessous d’une botte. Carline découvre un fer à cheval.

Comme tu peux le voir, tu vas être ferrée. Tu n’enlèveras jamais tes sabots. Tu vas devoir apprendre à marcher avec sur la pointe des pieds. Enfile-les.

Carline prend la première botte et la met. Puis la deuxième. Mathilde s’agenouille devant elle et place un cercle de métal au niveau de la cheville qui vient se superposer à celui déjà fixé directement sur la peau par Lisa. Elle sert une visse dissimulée dans le cercle jusqu’à entendre un claquement sec. Les deux anneaux sont désormais hermétiquement soudés en ayant transpercés le cuir par endroits. Le claquement vient de la visse qui s’est cassée afin de rendre le retrait impossible. Puis Mathilde tend un harnais et aide la nouvelle jument à le mettre. Un corset lacé dans le dos est très serré sur sa taille. Une courroie de cuir passe par dessus chaque épaule et vient de fixer par une boucle derrière le corset. Mathilde oblige la jument à ouvrir la bouche et place un mors qu’elle maintient par des lanières de cuir autour de son visage. Deux œillères de cuir assez larges empêchent désormais Carline de voir sur les côtés. Une grande longe est fixée de chaque côté du mors. Mathilde tend la longe à Lisa.

Voici Déesse, Votre jument est prête.

Elle fait un signe à Abi qui se dirige vers le hangar. Elle ressort avec un sulky. Mathilde sourit. Carline ne peut pas voir ce qui l’attend. Lisa rougit en pensant que Carline, son amour secret va vraiment être son cheval de trait.

Mathilde fixe les bras du sulky aux côtés du corset. Elle fait passer la longe par dessus sa tête et l’attache sommairement au sulky.

Parfait, Mathilde. Je suis satisfaite. A toi, maintenant Abi. Ouvre tes valises et montre-moi ce que tu y ranges. Mathilde, tourne ma jument, car je veux qu’elle assiste à la suite.

Mathilde fait tourner Carline qui a du mal à se mouvoir attachée à la carriole et qui est mal à l’aise avec ses sabots. Carline semble calme. Elle regarde tout à tour Lisa et Abi et semble être très intéressée par le contenu des valises.

Abi en sort des vêtements qu’elle jette en tas sur la terre battue de la cour. Une fois les deux valises vides, elle ouvre un petit coffre.

Qu’est-ce ?

Déesse, ce coffre contient tous les bijoux et tous les actes de propriétés.

Pour qui sont-ils ?

Pour Vous Déesse. Je Vous remets les actes de propriétés de l’île, du fortin, du bateau et d’une propriété sur le continent. Les bijoux sont tous à Vous. Voici un document qui indique que tous les comptes bancaires sont désormais Votre propriété. Il suffit que Vous les signiez et que Vous les expédiiez pour que tout Vous appartienne.

Pourquoi me donnes-tu tout cela ?

Je renonce à toute propriété. Je me donne à la Gynarchie et à ma Déesse avec tout ce que j’ai. Désormais, je n’ai plus rien. Ma vie Vous appartient aussi.

J’accepte tes cadeaux et je te prends comme esclave. Tu as exprimé le désir d’être une truie. C’est donc ce que tu seras désormais. Mathilde, brûle tous les vêtements. Choisis une seule robe qui permettra à la truie d’aller sur le continent en bateau. Ce sera du provisoire, truie, car bientôt, un étalon va venir qui servira de chauffeur. Jusque là, tu auras encore le droit de retourner sur le continent puis ensuite, tu seras enfermée toi aussi jusqu’à ta mort, ici !

Oui Déesse. Merci Déesse.

Mathilde prend une petite boîte contenant des chaussures. Il s’agit de bottines possédant un talon très haut. Abi va avoir le pied cambré à l’extrême. Elle enfile ses bottines. Elle fait quelques pas en se tordant un peu les chevilles.

Puis Mathilde fixe un corset de cuir noir comme celui de Carline qu’elle sert par-derrière. La cambrure des reins est importante. Les seins flasques retombent sur le cuir. Lisa sort maintenant un collier de métal et quatre bracelets qu’elle fixe sur Abi.

Il ne reste plus qu’à faire de toi une truie, pour de bon. Lisa sort un gode surmonté d’une queue rose en tire-bouchon. Penche-toi.

Abi se penche en essayant de regarder de plus près le gode. Il est manifeste qu’elle craint la pénétration anale. Lisa qui a préalablement enduit de vaseline le gode, le présente devant l’anus et en travaillant doucement par avancées et reculées successives, fait pénétrer le gode qui semble relativement fin dans l’anus. Abi ne dit rien et semble accepter l’intrusion. Une fois le gode en place, seule la queue de cochon est visible. Lisa tourne la queue plusieurs fois et le gode s’ouvre et se dilate à l’intérieur. Abi, surprise tout d’abord, sent le gode prendre possession d’elle et pousse de petits cris. Lisa lui décoche une gifle magistrale.

Mathilde apporte-moi le bâillon écarteur.

Elle place le morceau de métal dans la bouche de la vieille et le fixe derrière la nuque. Puis elle tend les ressorts et Abi se retrouve avec la bouche ouverte sans possibilités de la refermer. On l’entend respirer. Mathilde fait encore quelques tours à sa queue de porc. Mathilde obéit et Abi sent la possession encore plus présente en elle. Elle se tait cette fois, incapable de même pousser un cri. Sa bouche est déjà sèche.

Mathilde se dirige vers les vêtements et prélève une robe d’été sans manche qui se boutonne par devant. Elle ne prend une autre au passage. Il s’agit d’une simple robe droite et moulante. La robe d’été est un tissu imprimé de fleurs et l’autre, en coton de couleur rose. Elle arrose le reste des vêtements avec l’essence qu’un bidon qu’Abi a apporté et met le feu. Les vêtements brûlent un très peu de temps. Désormais, il ne reste plus rien de la vieille lady anglaise.

Abi, il va être l’heure d’aller chercher nos premiers résidents. Passe tes hardes. Carline, nous allons mener la calèche au garage et tu vas venir avec moi.

Les femmes se séparent, car chacune d’elle a du travail. Lisa monte dans sa chambre. Elle n’a pas encore eu le temps de la voir. Elle teste le lit : souple et confortable. Elle ouvre l’armoire. Plusieurs tenues de cuir et des robes superbes, toujours rouges l’attendent. Mais, elle a du travail. Elle s’assoit à son bureau et ouvre le livre de comptes. Elle doit prévoir et commander des provisions. A partir de ce soir, l’île va compter des habitants de plus. Demain, d’autres doivent arriver. Demain, tous les résidents commenceront leur nouvelle vie.

Mathilde dételle Carline et ensemble, elles montent dans les chambres. Au premier, il faut préparer la chambre de Reine Gladys. Pour les cellules, le confort est minimum. Chaque cellule dispose d’un lit en métal sans matelas. Pas d’oreiller, mais le sommier est relevé de quelques centimètres. Un seau hygiénique constitue la seule mesure humaine. Les deux femmes se concentrent sur la chambre de la future reine.

Abi a pris la mer. Arrivée en vue du port, elle enfile et boutonne la robe. Le collier est visible, ainsi que les bracelets. Elle touche rapidement en accostant son cul. La queue ne semble pas dépassée de la robe à cause de la cambrure qui lui fait déjà mal aux reins. Elle saute lentement à terre et amarre le bateau. Il ne lui reste plus qu’à attendre. Impossible de s’asseoir, elle choisit d’attendre dans la cabine en surveillant par le hublot. L’attente n’est pas très longue. Elle aperçoit le bus qui arrive. Un seul passager en descend. Il s’agit d’un homme plutôt petit et sec. Il n’est pas tout jeune. Le crâne dégarni, il semble scruté le port à la recherche que quelque chose ou de quelqu’un. Il demande à un promeneur et Abi le voit diriger son regard vers son quai. Il porte une petite sacoche. Il monte sur le quai. Abi le voit hocher la tête et se diriger vers le « Wenona », le bateau de la Gynarchie.

Bonsoir, Madame, est-ce vous qui attendait quelqu’un pour l’île de Riboux ?

Oui c’est ici. Monte.

L’homme est un peu surpris par le tutoiement, mais ne dit rien. Abi lui montre l’avant. Sans discuter, l’homme passe la cabine et s’installe devant. Abi le regarde. L’homme est curieux. Il semble détendu. Sait-il où il va ? Abi n’a pas le temps de penser plus longtemps. Une voiture vient de s’arrêter au bout du petit port. Une femme blonde sort de la voiture en claquant la porte. Elle se dirige sans marquer la moindre hésitation vers le bateau. Un homme la suit en portant deux lourdes valises.

C’est le bateau pour l’île de Riboux ?

Oui Madame. Montez à bord, je Vous prie.

Abi a baissé la tête pour répondre. Elle a failli dire « Maîtresse », mais l’emploi de ce titre est interdit dans le monde vanille. La jeune femme s’assoit sur la banquette arrière. L’homme arrive et monte à bord en soufflant. Il pose les valises et jette un regard perdu à la jeune femme.

Assois-toi sur une valise.

L’homme obéit sans enthousiasme. L’homme plus âgé, se retourne et observe mi amusé mi-surpris.

Abi démarre le moteur et largue les amarres.

Madame, puis-je Vous conseiller de prendre le siège à côté de moi dans la cabine. Ce sera plus confortable.

Merci ! Comment vous appelez-vous ?

Je me nomme Abi, mais ce n’est que mon nom « vanille ». J’ai ordre de rester discrète à moins de 100 mètres du rivage.

Je comprends. Eloignons-nous vite.

Abi met les gaz et sort du port. Le bateau prend rapidement de la vitesse et s’éloigne. Arrivés à une distance de 100 mètres, Abi réduit les gaz et retire sa robe. La jeune femme la regarde d’un œil amusé. Les deux hommes lorgnent avec des yeux de goret sur les seins et sur les fesses de la vieille femme. Abi range la robe dans le coffre à côté d’elle et poursuit sa route en remettant les gaz.

Bienvenue Maîtresse au royaume gynarchique. Je suis truie Abi.

Une truie , Voilà sans doute la raison de cette « queue » qui dépasse de vos fesses.

Maîtresse a raison. Mais Maîtresse ne doit pas me vouvoyer. Je suis une esclave.

Tu entends francis. Madame est une esclave, une truie. Peut-être vas-tu en devenir une aussi !

Elle se met à rire. L’homme à l’avant reçoit une vague en pleine figure. Il est trempé. Il revient vers l’arrière du bateau. Il fait un « oh ! » en voyant la queue en tire-bouchon.

Pourquoi es-tu une truie ?

J’ai beaucoup aimé les hommes et j’ai trompé mon mari le soir même de nos noces. J’ai eu tant d’amants que ma chatte ne se referme plus. Déesse a trouvé que je méritais juste le titre de truie, bonne à tout faire pour tout le monde.

Et tu acceptes cela sans rien dire ?

Je suis une salope et je mérite ce que je suis.

L’homme trempé est devenu rouge. Francis a un regard effaré.

L’île est en vue. Abi aperçoit Déesse Lisa et Carline sur le ponton. Elle sourit, car elle aime voir sa Maîtresse. Le bateau accoste en douceur.

Bienvenue sur l’île de Riboux. Reine Gladys, Votre présence nous honore. Veuillez prendre pied sur notre royaume.

Gladys descend, visiblement ravie de l’accueil. Lisa lui tend la main.

Connaissez-Vous les usages gynarchiques ?

Oui Mathilde me les a enseignés.

Bien. Esclaves, descendez maintenant et venez vous agenouiller devant Votre Déesse.

Francis, sans doute mis au courant, se lève et vient se placer lentement devant Lisa. L’autre homme hésite davantage.

Gaston, tu attends quoi, sale chien ?!

Gaston hésite toujours. Abi sort une cravache qui se trouve dans le bateau et fouette les fesses de gaston. Celui-ci sursaute et descend. Il s’agenouille très lentement, stupéfait ce que qui lui arrive.

Esclaves ! Tel est désormais votre unique titre ici. Vous savez que vous êtes sur une île où seules les femmes ont le pouvoir et l’autorité. Je suis Votre Déesse. Vous me devez obéissance et soumission totale. Gaston, tu es le moins averti. Sais-tu pourquoi tu es là ?

Oui Madame…

Oui Déesse ! Tu vas devoir apprendre la politesse !

Oui… Déesse… Je suis maçon et je viens faire tous les travaux d’entretien de l’île et de la maison.

La maison est un fortin du XVIIIe siècle. Tu n’es pas là uniquement pour cela.

Non… Déesse… Je dois aussi obéir.

Tu es là parce que Reine Mathilde t’a engagé, n’est-ce pas ?

Oui Déesse.

Que t’as dit Reine Mathilde ?

Reine… Mathilde m’a dit que j’allais devoir me soumettre à la volonté d’une femme. Je ne devrais jamais refuser d’obéir sous peine d’être puni sévèrement. Et…

Et… ?

Et, je ne… pourrais pas faire… l’amour avec les… femmes.

Mais, tu en sais des choses ! Ici, il n’y a pas d’hommes. Tu es de la race des esclaves, des sous-hommes. Tu as été rejeté par ta femme, il me semble.

L’évocation de cet épisode douloureux de sa vie était loin de plaire à gaston, surtout devant des étrangers. Lisa s’amusait follement. Gaston prenait petit à petit la mesure de ce qu’il avait accepté. Elle n’allait pas tarder à lui donner le coup de grâce. Elle observait le couple. La femme suivait d’une oreille distraite. L’homme ne l’intéressait pas. Elle n’était pas là pour cela. L’homme par contre ne perdait pas une miette. Il se demandait déjà s’il allait lui aussi subir un interrogatoire. Il lorgnait visiblement sur Lisa et sur sa robe particulière. Il jetait aussi des coups d’œil sur Carline qui attendait, de dos, sans broncher, attelée à la calèche seigneuriale.

Oui, Déesse, voilà plus de dix ans.

Pourquoi t’a-t-elle jeté ?

Parce qu’elle en aimait un autre !

Pas du tout. J’ai là, une lettre de ton ex-épouse. Je l’ai contactée pour en savoir davantage sur toi. Voici ce qu’elle écrit :

« Quand j’ai trompé Gaston pour la première fois, j’ai découvert que les vrais hommes avaient de vraies paires de couilles. Mon premier amant m’a littéralement clouée au fond d’un lit avec sa bitte. J’en jouis encore en y pensant. Gaston, lui, c’était au mieux une punaise. Il a un petit sexe que je ne sentais pas quand il me pénétrait. D’ailleurs, il ne me pénétrait pas. Trop court. J’ai préféré avoir des amants puis je suis partie avec le plus beau et le plus jeune des amants. »

Qu’as-tu à dire, gaston, la punaise ?

Ri… rien… Dé… Déesse.

Voilà, pourquoi tu es là. Tu n’es pas un homme, mais une punaise.

Qui es-tu ?

Gaston… La punaise.

Bien ! déshabille-toi punaise !

Pardon ?!

Abi, qui avait senti venir la fin, s’était placé derrière gaston. Elle le cravacha violemment. Elle adorait ça ! Gaston, cria de surprise et se retourna. Lisa prit la sienne et le refrappa. Les deux femmes le fouettèrent de plusieurs coups. Gaston s’écroula en pleurant.

Non, pitié !

Retire des vêtements.

Oui… Déesse.

Cette fois, gaston n’hésita pas. Roulant des yeux partout et notamment vers la jeune femme blonde, il déboutonna sa veste puis sa chemise. Abi les lui arracha. Puis vint le pantalon qui tomba tristement sur ses chevilles. Le slip kangourou était pitoyable. C’est Abi qui le fit descendre. Gaston, empêtré, faillit tomber à l’eau. C’est francis qui le rattrapa.

Voilà un beau geste francis. Regarde donc la petite punaise que nous montre gaston. Retire tes mains et tourne-toi vers cette jeune femme qu’elle te voit. Mets les mains sur la tête.

Rouge de honte, gaston se tourna vers Gladys et exhiba son sexe minuscule.

Il est pitoyable !

Vous avez raison chère Reine. Et votre mari est-il aussi pitoyable.

Ce n’est guère mieux !

Francis, déshabille-toi aussi et montre-nous ta nouille !

Ma…

Oui, ta nouille ducon.

Gladys éclata de rire à l’évocation imagée du sexe de son mari.

Reine Gladys, pouvez-vous nous dire pourquoi vous nous amenez votre époux.

Mon époux comme vous dites, chère Déesse, est un coureur de jupons. Il m’a trahi et trompé. J’ai découvert qu’il aimait recevoir des fessées déculottées. Il va devoir me prouver qu’il est digne de confiance et obéissant aveuglément tout le temps qu’il restera ici.

Oui, A la différence de gaston qui restera désormais avec nous, Vous et votre nouille, vous ne resterez qu’un certain temps sur l’île.

Rien n’est encore défini avec précision pour lui chère Déesse.

Nous verrons.

Entre temps, Francis s’est mis tout nu. Le physique est déjà plus agréable que celui de gaston. Lisa à la surprise de constater que le pubis est rasé. Le sexe de Francis n’est pas redoutable, mais il est quand même de belle taille. Gladys semble vouloir le rabaisser et l’humilier.

Abi, tu enfermes les vêtements de ces esclaves et tu leur montres leur quartier. Chère Gladys, voulez-vous prendre place à bord de ma calèche.

Volontiers Déesse.

Carline a du mal à démarrer sous le poids des deux femmes. Lisa est obligée de jouer du fouet et de marquer les épaules de Carline. La calèche s’élance. Gladys, impressionnée, se tait. Derrière elles, les hommes montent. Gaston a toujours les mains sur la tête. Abi n’a plus de vêtements. Elle a tout enfermé dans une cabane au bord du quai.

Mathilde attend les femmes dans la cour. Elle embrasse Gladys qui marque son étonnement devant la robe de sa tante.

Je vais tout t’expliquer ma chérie.

Lisa laisse les deux femmes monter dans la chambre qui est réservée à Gladys. Elle reste dans la cour pour assister à l’arrivée de ses premiers esclaves. Ils marchent en soulevant leurs pieds qui butent sur des pierres. Ils sont pieds nus et la plante des pieds est encore sensible. Leur appareil génital se balance comiquement entre leurs cuisses. Lisa adore ce spectacle.

Abi conduit les deux hommes au centre de la cour. Là, deux piloris sont installés. La vieille femme les attache et se retire. Lisa les observe encore un moment et s’éloigne. Elle veut passer un moment avec Carline. Elle remonte sur sa calèche et fouette doucement sa jument. Il est temps qu’elles découvrent ensemble leur île !

Francis est le premier à parler. Il sent bien qu’ils sont seuls.

Salut ! Je suppose que vu notre situation, nous pouvons nous tutoyer.

Oui, si tu veux.

Tu ne savais pas ce qui t’attendait en venant ici ?

Pas vraiment. Mais remarque, j’aime bien ! Peut-être, je ne devrais pas le dire !

Tu aimes bien ! On est au bagne mon vieux. Et un drôle de bagne. Toi, tu n’as pas su faire jouir les femmes et moi, trop. Pourtant, on se retrouve dans la même galère. Tu fais quoi comme métier ?

Je suis maçon ! Et toi ?

Docteur orthopédiste.

Putain, j’ai mal au dos dans cette position.

Moi aussi !

Et toi, tu savais que ce serait comme ça !

Oui, hélas pour moi !

Pourquoi ,

Ma femme a été très claire : où j’accepte tout ici, où elle divorce.

Peut-être qu’il aurait mieux valu pour toi !

Oh que non ! Je travaille à la clinique de ma femme. Si je divorce, je perds mon travail, ma maison et mes biens. Tout lui appartient. En plus, elle m’a juré qu’elle s’arrangerait pour me faire radier de l’ordre des médecins. Elle sait que j’ai fait une bêtise un jour. Elle peut m’anéantir.

Alors, tu vas accepter tout ce qu’elle veut.*

Oui, je n’ai pas le choix !

Tu l’aimes encore ?

Non, mais la question n’est pas là. Je pourrais aller en prison. J’ai tué une femme sur la route, un soir où j’avais bu. Je sais que ma femme a des preuves de ma connerie, mais si cela se sait, je suis bon pour les assises.

Je vois !

Et toi, tu avais le choix ?

Non ! Je suis au chômage, à la rue. SDF depuis 2 ans. Madame Mathilde m’a aidé en me faisant faire des petits boulots dans son club. C’est un club spécial où les gens vont pour se faire frapper, punir et humilier.

Comme ici, quoi !

Oui, j’ai l’impression. Madame Mathilde…

J’ai l’impression qu’il faut dire Maîtresse ou Déesse… quelque chose comme cela.

Oui, Maîtresse, je crois. La seule Déesse est la Femme qui nous a accueillis. Mais on peut dire aussi Reine, car Déesse a appelé plusieurs fois ta femme ainsi.

Tu as raison. Heureusement qu’on est deux. On fera peut-être moins de conneries à deux. Alors, le club…

Maîtresse Mathilde m’a vu, un jour, en train de me masturber en regardant une femme se faire fouetter. Elle est venue me parler. Elle m’a demandé si cela me choquait. J’ai dit que non ! Elle m’a proposé d’essayer de la fouetter, mais j’ai refusé en disant que je ne touche jamais une femme. Elle m’a proposé un homme. Mais j’ai dit non également. En fait, je me masturbais en m’imaginant à la place de cette femme.

Et tu as essayé ?

Non jamais. Mais je crois que j’ai commencé aujourd’hui !

Ouais !

Mathilde, comment es-tu habillée ? On voit tes seins et ton sexe. Tu serais nue, ce serait pareil !

Je suis une reine. Mais je suis soumise à notre Déesse. Toi aussi, tu vas devoir faire ta soumission devant elle, tout à l’heure.

Et je devrais porter une robe comme toi ?

La voilà !

Non, tu rigoles !

Pas du tout. Cela fait partie des règles. Souviens-toi, on en a parlé.

Pas du fait que je devais me mettre nue ici devant tout le monde. Francis et les autres hommes oui ! Mais nous ???

Déesse Lisa t’expliquera. Passe ta robe. Tu vas voir comme tu es belle.

Mais, Déesse Lisa n’est pas nue, elle.

Non, c’est notre Déesse. Tu ne la verras nue que si elle veut bien se montrer à toi. Et, crois-moi, elle le fera !

Gladys hésitait. Cela ne faisait pas partie de ce qu’elle imaginait. Elle voulait faire souffrir son mari de toutes les manières possibles. Elle le cocufiait et voulait aller plus loin. Elle désirait par-dessus tout le faire devant lui. Elle voulait avoir des amants, des tas d’amants. Mais s’exposer devant d’autres femmes, devant sa tante. Elle ne se sentait pas prête.

Je ne crois pas que je vais pouvoir rester.

Si tu pars, tu reprends ton mari et tu te débrouilles avec lui !

Il n’est pas possible de s’arranger ?

Non ! Tu sais ! Depuis que je porte cette robe, je me sens belle et désirable. Je sais que tous les hommes qui vont venir sur l’île vont me désirer. Des étalons seront là demain. Tu imagines. Ils vont devoir se mettre en quatre pour que tu daignes les prendre. N’oublie pas que tu veux avoir de beaux amants. Crois-moi, ceux qui arrivent sont de vrais mecs et leur queue est une vraie colonne.

Oh ! Ma tante !

Je ne suis plus ta tante. Nous sommes deux reines. Je ne sais même pas si j’ai le droit de porter ce titre.

Pourquoi ?

Parce que je me sens plus proche d’Abi que de toi ou Lisa !

Tu veux dire que tu te sens esclave, toi aussi ?

Oui par moments. Mais ne dis rien. Déesse Lisa a besoin de moi pour mettre en place son royaume. Plus tard, peut-être, tu pourras lui dire la vérité sur moi. Mais attends que tout soit en place et que Déesse se sente bien.

Gladys haussa les épaules. Après tout, voir des mâles traîner leur langue par terre et leur bitte en étendard pour elle : voilà de quoi lui plaire. Elle défit ses vêtements.

Je retire mon soutien-gorge, je suppose !

Oui et ta culotte aussi.

Ah bon !

Eh, oui ! regarde.

Mathilde souleva sa robe et découvrit sa chatte lisse.

Tes poils ?

Déesse Lisa m’a ordonné de les raser cet après-midi !

On dirait une petite fille.

C’est doux tu sais sans poils.

Moi, je garde les miens.

Comme tu veux. Seule Déesse Lisa peut décider.

On verra !

Carline avançait en trottinant. Lisa observait ses fesses rebondies marquant chaque pas. L’île est magnifique se dit-elle. Elles avaient traversé la moitié de l’île. Elles se trouvaient sur un chemin bordant la falaise par le sud.

Lisa tira sur les rennes. Carline s’arrêta net. Elle était essoufflée par la course. Lisa descendit et ramena les rennes sur le devant du visage de sa jument. Elle lui fit face.

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Pola - Communauté : Récits Erotiques X
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Lundi 23 avril 1 23 /04 /Avr 15:52

Premier soir.

Lisa prit les seins de Carline à pleines mains.

Ca va Caroline ?

La jument abaissa la tête en signe de « Oui ».

- Viens, j’ai envie de toi.

Lisa détela Carline. Elle retira le mors et les œillères. Elle prit Carline par la main et marcha le long de la falaise. Carline faisait des mouvements avec sa bouche, car le mors lui faisait mal.

Tu peux parler lorsque nous sommes seules. Comment te sens-tu pas trop fatiguée ?

Non Maîtresse. Enfin, si. C’est très difficile, mais je veux bien Vous servir et j’aime être devant Vous. Je sens Votre regard sur moi et cela me donne des envies.

Moi aussi, j’ai des envies. Je t’aime.

Lisa s’arrête et cherche la bouche de sa jument. Elles s’embrassent et nouent leur corps. Carline a envie de pleurer tout à coup. Elle se met à sangloter.

Que se passe-t-il ?

Je suis tellement heureuse quand Vous m’embrassez, quand Vous me prenez dans Vos bras.

Moi aussi, je me sens bien. Viens. Une chose que tu dois savoir. Quand nous sommes seules, tu n’es plus ma jument, mais la femelle que j’aime et tu peux me regarder et me toucher sans ma permission.

Oh ! Merci Maîtresse !

Gladys est prête. Elle est devant sa glace et s’admire. Finalement, elle aime voir ses seins par transparence. Son cul qu’elle n’aimait pas d’habitude avait une forme « appétissante ». C’est le mot qui lui vient à l’esprit. Mathilde a essayé de la convaincre de raser son pubis, mais elle aime sa touffe de poils. On verra bien ce que dira la Déesse.

Gladys repense à ce que lui a dit Mathilde. Elle se sent une femme soumise ! ELLE !

Bien qu’étant sa nièce par alliance, Gladys ressent de la honte pour cette pensée. Personne chez elle, ne peut être aussi pervers que Francis. Lui aime être déculotté et fouetté. Mais pas chez elle. Bien sûr, Mathilde est l’ancienne femme de son oncle. Elle n’est directement de sa famille. Ils ont divorcé quand Gladys avait 15 ans. La jeune fille aime bien sa tante et elles ont gardé des relations. C’est Mathilde qui lui a dit que son mari la cocufiait. Un jour qu’elle revenait de la clinique héritée de son père, Gladys a eu la surprise de trouver sa tante devant la porte. Ravie de la revoir, elle a déchanté quand Mathilde lui a confié le but de sa visite. Elle avait vu la nuit auparavant, Francis habillé d’un string léopard et tenu en laisse par une femme. La femme l’avait traînée sur la scène et là, toutes les personnes volontaires avaient pu le fesser. Puis, le cul rouge, il avait dû s’agenouiller et recevoir plusieurs crachats de sa Maîtresse qu’il avait avalés.

Gladys avait été vomir. Trouvant la chose impensable, Mathilde avait promis de l’appeler à la prochaine visite de son mari chez elle. Ceci était arrivé, il y a près de deux mois.

Il y a trois semaines, alors que Gladys avait presque oublié cette histoire, Mathilde l’a appelé chez elle. Elle venait de finir une garde. Son mari allait monter sur scène. Gladys a pris sa voiture. Le club n’était qu’à 10 km. Elle est arrivée à temps pour voir les fesses rouges de son mari et un homme le fesser. L’homme avait même mis son doigt dans le cul de l’homme qu’elle croyait connaître. Puis elle a assisté, le cœur au bord des lèvres, à l’incroyable scène des crachats. Enfin son mari s’est relevé et, collier au cou et tenu en laisse a disparu dans l’assistance. Elle l’avait retrouvé à quatre pattes aux pieds de la femme qui était attablée avec un autre homme et buvait un whisky. Elle s’est approchée d’eux et a entendu la femme dire à son époux qu’ils allaient rentrer, car elle voulait jouir. L’homme avait simplement ajouté qu’il fallait qu’elle revende la fiotte avant. Elle s’était plantée devant le couple. Son mari avait failli s’évanouir. Bredouillant quelques mots, il s’était levé et avait disparu dans les coulisses. Une brève explication avec le couple avait eu lieu, laissant la femme narquoise et silencieuse.

Francis avait disparu, mais Gladys ne sentait pas le courage de rentrer et d’affronter la vérité. Mathilde avait été là. Elles avaient parlé toute la nuit. Au petit matin, marc, le mari esclave de Mathilde était rentré. Mathilde l’avait obligé à se mettre nu devant sa nièce et à lui montrer sa cage de chasteté. Mathilde voulait illustrer une solution pour Francis. Mais Gladys trouvait que cela ne lui ferait pas assez de mal. C’est là que Mathilde lui avait parlé de l’île et de la gynarchie.

Rapidement convaincue que c’était la bonne solution, Gladys était rentrée. Francis l’attendait, prostré et honteux. Elle n’avait même pas discuté. Le marché était simple. Soit, elle divorçait, il se retrouvait sans travail, sans toit et risquait de voir son passé d’automobiliste alcoolique et meurtrier remonter à la surface, soit il acceptait, puisqu’il aimait être puni et humilié, de suivre un stage sans limites de temps dans un centre de dressage où il devrait accepter l’inacceptable. Francis n’avait guère le choix. Il avait dit oui le soir suivant. Gladys lui avait alors annoncé que désormais elle se considérait comme dégagée des règles du mariage. Elle allait avoir des amants, elle qui n’avait connu que lui avant. Elle le tromperait aussi souvent et comme elle voudrait. Francis n’avait rien dit. Il n’avait rien à dire.

L’heure du souper est proche. Lisa rentre. Elle a fait l’amour avec Carline sur la grève. Carline, pour l’heure est de nouveau une jument. Elle aide Abi en cuisine. Il n’y a pas encore d’esclave domestique. Lisa monte se changer. Elle a repéré une robe en soie, rouge aussi. La soie épouse son corps et laisse deviner ses tétons rendus pointus par la jouissance et les suçons de sa jument. Ses tétons ne sont pas près de se ramollir. Elle enfile ses escarpins et descend dans la salle à manger. Mathilde est là dans la même tenue que l’après-midi et Gladys est également habillée de même. Lisa note la présence des poils pubiens. Elle se demande si elle ne devrait pas elle aussi les raser. Mais une chose est sûre ; Gladys doit être rasée. Elle s’avance vers les deux femmes. Elle doit assurer son autorité maintenant. Devant cette femme ! Si elle réussit, elle sera vraiment la Déesse de l’île. Pour le moment, elle en doute encore.

Bonsoir Déesse ! Vous êtes magnifique.

Lisa a une autre idée en tête. Puisque Mathilde veut être soumise, elle se prépare à faire d’elle une femme inférieure. Elle sera, si tout marche bien sa collaboratrice et sa soumise.

Bonsoir !

Le ton est cassant !

Mathilde, est-ce Maîtresse Gladys est prête pour sa soumission ?

Oui Déesse.

Oui Déesse ! répond Gladys en avalant sa salive.

Approchez Madame  et mettez-vous à genoux.

Gladys obéit. Elles sont seules pour l’instant dans la pièce.

Je vous écoute.

Déesse, je Vous demande de me nommer Reine. Je me soumets à Votre volonté et à Vos désirs.

Etes-vous prête à m’obéir en tout et à servir la cause Gynarchique.

Oui Déesse j’y suis prête et disposée.

Lisa soulève sa robe au-dessus de sa taille.

Sucez-moi !

Gladys, bien que préparée à cette obligation, n’est pas une lesbienne. Elle n’a jamais sucé personne. Même pas son mari. Elle hésite. Lisa l’attrape par les cheveux et l’oblige à mettre le nez dans sa touffe de poils. Gladys se laisse mener malgré tout. Lisa sent, après un petit moment de tension et de refus, qu’une langue chaude vient reconquérir un endroit où, plus tôt dans la soirée, Carline a fouillé et bu jusqu’à plus soif. Lisa était déjà trempée avant et elle a fait exprès de ne pas s’essuyer. Sa chatte est pleine de sa mouille et de la salive de sa jument. Gladys lèche ce cocktail.

Mettez Votre langue plus profondément.

Elle pousse loin l’épreuve, mais Gladys obéit. Lisa a déjà gagné une partie. Elle fait se relever La Nouvelle Reine en douceur.

Retirer le caraco qui voile vos seins.

Elle remarque l’étonnement de Mathilde. Gladys, elle, hésite.

J’ai décidé que les Femmes devaient être fières de se montrer dans leur nudité. Nous sommes les descendantes de nos sœurs les Amazones. Elles offraient fièrement à leur troupe la vue de leur poitrine. Quoi de plus magnifique que la rondeur féminine dans toute sa raison. Rondeur faite de beauté, de féminité et source de vie. Nous n’avons pas à avoir honte de nous montrer nues. Notre corps est parfait et représente l’équilibre idéal. Dénude-toi femelle devant ta Déesse !

Gladys, devant le ton impérial de Lisa, hésite puis lentement retire le fin tissu qui couvrait ses épaules. Elle le laisse tomber au sol et offre ses seins sans obstacle à sa Déesse. Lisa avance une main et caresse les seins doux et soyeux de Gladys.

J’accueille ici la Reine Gladys. Elle sera respectée et honorée par toutes et par tous. Mathilde, Prosterne-toi devant notre nouvelle reine !

Mathilde veut protester, puis se ravise et obéit. Elle s’agenouille et lui baise les pieds.

Mathilde s’allonge après avoir jeté un regard perdu et interrogateur à Lisa. Mais elle le fait quand même.

Non, pas ainsi. Je veux que tu rampes à ses pieds.

Mathilde obéit aussi sec et se met à plat ventre.

Non, Déesse ! S’il vous plait, c’est ma tante.

Non, cette femelle désire par-dessus tout obéir. Elle est et sera une esclave. Elle restera auprès de moi comme conseillère, mais ne pourra plus diriger ou commander aucune sœur. Je lui impose de plus, la castration comme la vulgaire esclave.

Mathilde s’effondre au sol et se mit à lécher les pieds de sa nièce. Lisa va plus vite qu’elle ne l’espérait. Elle a tout compris d’elle. Même au-delà, car, Mathilde n’a jamais envisagé d’être castrée.

Oui Déesse, je mérite d’être castrée.

Tu vas être la servante de Reine Gladys. Tu vas la guider dans son éducation gynarchique. Lève-toi et approche.

Mathilde se releva et se tint devant sa Déesse. Pour la deuxième fois de la journée, Lisa lui arracha son corsage puis la jupe de tulle. Elle ne lui laissa que le corset de cuir.

Ce soir, tu vas nous servir sans dîner. Après le repas, nous allons tester l’habileté de notre esclave Francis. En signe de soumission à ta Reine, je veux que tu lui lèches le sexe.

Gladys est tout à coup perdue. Les choses basculent. Sa tante n’est plus sa tante, mais sa servante. Déesse veut qu’elle la lèche comme elle vient de lécher Lisa.

Mathilde s’agenouille devant sa Reine et attend en baissant la tête.

Reine ! Soulevez votre jupe que la chienne, car tel sera son nom désormais, puisse se soumettre à Vous.

Gladys hésite encore. Mais Lisa la sent prête à aller où elle le veut. Lentement, elle écarte les pans de sa jupe de tulle et offre à sa tante agenouillée son sexe et sa toison dorée. Mathilde glisse immédiatement sa langue dans la fente.

Ma chère, ne trouvez-vous pas que ces poils masquent une beauté parfaite ?

Mathilde…

Mathilde n’est plus. Chienne…

Chi… chienne… m’a dit que Vous désireriez sans doute que je rase mes poils. Mais je désire les garder, Déesse.

Vous avez juré obéissance. Je Vous demande de raser vos poils !

Si C’est un ordre, je dois obéir ! Mais, vous savez très chère Déesse, que je désire avoir des amants, beaucoup d’amants.

Ce n’est pas un ordre. C’est une demande solennelle. Je considère les poils pubiens indécents pour une Reine. Comme nos seins, notre sexe doit être libre. Nous sommes désormais des femmes libres. Nous devons apprendre à nous dégager des canons machistes. Les hommes n’ont pas à discuter de nos choix et de nos goûts.

Bien Déesse !

Chienne va chercher un rasoir.

Mathilde disparaît et revient très vite avec un rasoir. Gladys, sans même réfléchir, se laisse, à nouveau, soulever la jupe de tulle et Mathilde tranche les poils. La chienne l’invite respectueusement à s’allonger sur la table afin qu’elle puisse la raser parfaitement. Gladys se retrouve bientôt complètement nue et glabre.

Montrez-moi Madame.

Gladys, à moitié guidée par Mathilde, à moitié de sa propre volonté se tourna vers Lisa et souleva sa jupe. Elle s’exhibe sans détour, écartant même les cuisses pour être sûre que sa Déesse puisse la voir.

C’est parfait ! viens, Gladys. Tu es une superbe Reine. Viens manger.

Lisa s’installe à table. Carline est rentrée rapidement et lui offre son dos pour siège.

Chienne, viens servir de siège à ta reine !

Mathilde obéit et vint se placer comme Carline. La voilà au même rang qu’elle. Les deux femmes sièges se regardent. Carline ne comprend plus rien, mais elle s’en moque.

Abi manque de faire tomber le plat quand elle entre. Mathilde lui sourit. Abi comprend qu’elle est heureuse et lui sourit aussi.

Après le repas, les deux esclaves sont autorisées à manger les restes. Elles n’ont rien pris depuis le matin. Mathilde est envoyée détacher Francis, car Lisa veut le voir au travail.

Francis rentre dans la pièce et aperçoit sa femme, torse nu, assise sur un canapé, les cuisses ouvertes. Gladys fait exprès de se montrer ainsi. Pour elle, les tortures qu’elle veut infliger à son mari commencent.

Esclave ! Il paraît que tu es bon docteur. Tu vas le prouver. Mais avant, il convient de t’habiller selon ta condition.

Abi entre, portant sur un plateau une ceinture de chasteté en cuir. C’est elle qui est chargée de lui mettre. Elle prend un tube qu’elle enchâsse autour du pénis. Puis fixe la ceinture de cuir autour de la taille et rabat la patte qui passe entre les jambes, plaquant par là même le pénis entre les cuisses. Dans cette position, toute érection est impossible et toute tentative de se toucher, de se procurer du plaisir est vaine. Francis sera désormais obligé de faire pipi accroupi. Abi rabat et fixe les deux languettes fessières sur la ceinture et remets la clé à Lisa.

Te voilà castré. De tout ton séjour ici, tu ne sortiras jamais de cette ceinture. Tu viens te perdre ton statut d’homme et de mâle. Tu es désormais une lope.

Francis avale sa salive et trouve la force de dire

Oui Déesse. Merci Déesse.

Gladys sent monter en elle une profonde jouissance. Dommage qu’aucun étalon ne soit encore arrivé, car elle aurait volontiers fait l’amour devant la lope tout de suite. Elle se retient de se caresser la chatte. Durant le repas, elle a plusieurs fois touché cette partie nouvelle de son corps. C’est doux et agréable. Déesse Lisa a obtenu d’elle ce qu’elle ne voulait pas donner. Cette Femme est redoutable. Mathilde n’a pas vu qui elle était. Déesse semble comprendre tout. Sentir sa tante, nue sous elle était aussi une jouissance nouvelle et forte. Au début, elle n’osait pas bouger de peur de lui faire mal. Mais, le vin aidant, elle a fini par oublier qui était sous elle pour penser n’avoir qu’un fauteuil confortable.

Je veux que tu ailles prendre tes outils et que tu perces les lèvres vaginales de la chienne qui t’a dénoncé à ta femme. Tu vas placer 4 anneaux aux lèvres et un sur le clitoris.

Oui Maîtresse.

Francis est devenu une lope, mais il obtient aussi vengeance. Gladys veut protester, mais trouve, après coup, la manœuvre très habile et perverse. Déesse Lisa réduit Mathilde totalement et la place là où elle voulait. Elle offre à Francis une vengeance pour adoucir sa propre castration et en fait un chien fidèle qui lui sera reconnaissant de cette permission. Gladys doit se méfier de sa Déesse, mais elle se sent déjà sous son charme.

Francis voit arriver sa mallette, portée par Carline. Carline s’agenouille pour servir de table.

Lope, pose ta valise sur la jument Carline. Elle est là pour ça.

Francis obéit et prépare ses instruments.

Chienne, viens ici. Ouvre tes cuisses. Tu vas être castrée. Quand tu rentreras en ville, tu ne pourras plus offrir tes charmes aux hommes. Cela te fera revenir plus vite vers moi pour me servir.

Oui Déesse.

Cuisses largement ouvertes, Mathilde doit se laisser manipuler par un homme qu’elle méprise. Elle voit arriver la pince puis sent sa morsure et pour finir découvre les anneaux, l’un après l’autre dans sa chair. Le plus douloureux est celui du clitoris. Francis le place le plus bas possible. Il choisit un endroit où il doit utiliser une pince pour tirer et distendre le clitoris. Il cherche l’endroit le plus charnu. Il veut lui faire mal et y réussit. Lisa ne dit rien et laisse hurler et pleurer Mathilde. Quand la lope a terminé, Lisa sort un cadenas à la boucle rallongé et verrouille l’entrée du vagin de la chienne. Elle prend ensuite une laisse et la fixe sur l’anneau du clitoris endolori.

Va voir Abi pour qu’elle te désinfecte puis gagne ta chambre et attends-moi à genoux dans un coin.

Oui Déesse.

Lope, pendant que tu y es, je veux que tu perces les mamelles de la jument. Deux gros anneaux.

Carline releva la tête sans rien dire. Elle a de nouveau le mors dans sa bouche. Elle se met à genoux et offre ses seins au perceur de chairs. Les deux anneaux sont vite posés. Carline n’a même pas cligné de l’œil au perçage.

Bien, ma chère Gladys, veux-tu m’accompagner dehors. J’aimerais discuter avec toi pour mieux te connaître. Il faut aussi que nous fixions tes tâches ici et ton emploi du temps. Mais d’abord, tu vas aller rattacher pour la nuit la lope sur son pilori.

Gladys ravie, montre la porte à la lope et disparaît. Lisa relève Carline.

Tu aimes ?

Carline hocha la tête.

Tu as mal ?

Carline secoua la tête.

Va m’attendre dans la chambre. Ta cellule est à côté de ma chambre. Tu as dû la voir.

Carline hoche la tête et dans un bruit de sabot, elle disparaît dans les escaliers.

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Pola - Communauté : Récits Erotiques X
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Samedi 20 avril 6 20 /04 /Avr 10:25

Chapitre 4

Bénédicte assène les premiers coups de cravache timidement. Ses coups ne portent pas. Ynès doit insister. Après quelques instants de doute et un long regard interrogatif à Séverin, la gouvernante porte son premier coup sur la fesse gauche. Ynès en tremble de tout son corps et émet un son mat. Elle ne se dérobe pourtant pas. Encouragée par la réaction de celle qui va bientôt être sa maîtresse à vie, Bénédicte enchaîne.

Elle procède de manière systématique. Les coups sont donnés avec régularité tel un métronome qui se déplace millimètre par millimètre. Elle fouette chaque cuisse puis le dos et les flancs. Jusque là, après son coup d’essai, elle a épargné les fesses. Elle s’y attaque bientôt.

Chaque fesse reçoit son lot. Ynès souffre en silence ou presque. Pourtant les coups sont portés. La peau se zèbre de larges bandes rose violacée. Par endroits, de petites coupures laissent échapper quelques gouttelettes de sang. Les coups font mal, mais Ynès est courageuse et résignée à son sort présent.

Bénédicte fait une pause.

- Maîtresse ! Voulez-vous vous tourner. Vous vous mettrez à genoux puis avec l’aide de Monsieur, vous vous rejetterez en arrière.

Ynès se relève doucement. Sa peau martyrisée lui fait mal. Elle s’agenouille sans jeter un seul regard à Séverin. Elle a la tête basse. Séverin s’est levé très vite. Il aide Ynès à s’allonger en arrière. Elle place ses bras le long de son corps.

- Ecartez bien les cuisses, s’il vous plait !

Ynès écarte tant bien que mal. Son dos cambré offre au fouet ses seins et son sexe. Les testicules ballotent doucement sous la verge qui est tendue du plaisir de souffrir. La position est difficile. Ynès ne pourra pas y rester très long temps. Séverin s’assure qu’Ynès est en état de continuer. Elle a la respiration courte.

Bénédicte reprend son labeur. Elle procède de la même manière. Seul le rythme a changé. Elle va plus vite, consciente, elle aussi, de la position difficile.

Elle passe très vite sur les cuisses et concentre le feu de son tir sur les seins et sur le bas-ventre. Elle évite pourtant soigneusement les tétons qui finissent de guérir après la chute. Par contre le bas-ventre et notamment les testicules sont largement flagellés. Ynès, cette fois, hurle de douleur. Les lanières coupent son zizi, le fait voler à chaque coup porté. Séverin constate pourtant que malgré les coups et les cris, le clitoris se relève toujours davantage et gonfle par à-coups. Il ne parvient pas à comprendre que la douleur aussi vive soit aussi jouissive. Ynès est vraiment une femme spéciale.

Bénédicte lâche bientôt le fouet. Ynès ne bouge pas. La domestique se prosterne entre les cuisses ouvertes d’Ynès, qui sanglote doucement :

-Pardon Maîtresse ! Je ne voulais pas vous faire si mal.

Ynès ne répond pas. Séverin interrompt le tête à tête. Il prend Ynès dans ses bras et l’aide à se relever. Bénédicte se lève précipitamment et disparait dans la cuisine toute proche. Elle revient très vite avec un peu d’eau et un torchon. Séverin a installé Ynès sur le bain de soleil.

Bénédicte s’accroupit près de sa Maîtresse selon la position désormais prescrite : Assise entre ses cuisses très écartées, les fesses posées sur le sol.

 - Puis-je vous soulager du feu du fouet avec un peu d’eau.

 Séverin répond à la place d’Ynès.

- Non, la punition n’est pas encore finie. Antoine doit aussi profiter de son droit.

Ynès se tourne lentement vers son Maître. Il a parlé d’une voix sûre et ferme. Elle est d’accord avec lui. Il lui faut encore souffrir un peu.

Antoine fait son apparition. Il est entièrement rasé. Bénédicte ne peut s’empêcher de crier.

- Oh ! Antoine ! Que tu es beau ainsi ! Tes couilles ne m’ont jamais paru plus belles.

Antoine est transformé. Les poils disparus font ressortir la puissance de ses muscles. Son crâne brille. Son sexe parait énorme. Séverin ne peut s’empêcher de le comparer avec le sien. Il est plus long et plus gros. Il comprend pourquoi Bénédicte crie de plaisir certains soirs passés.

- Bénédicte, quand tu auras fini de baver devant Antoine tu disparaîtras. A ton tour de te raser. Fais-nous la même surprise.

Antoine s’avance et se place en position de soumission. Il tient dans sa main une longue laisse de cuir.

- Monsieur pourra-t-il fixer cette longe sur le sexe de Mademoiselle Ynès. Je voudrais également que Mademoiselle se place à quatre pattes. Une fois la laisse en place, elle voudra bien serrer les cuisses après que les testicules aient été tirés vers l’arrière.

- Antoine, ne dis plus jamais ces mots : je n’ai ni verge ni testicules.

Ynès obéit. Elle se lève avec difficultés mais sans rien dire et se présente devant Séverin. A nouveau, elle évite son regard. Séverin lui place la pièce de cuir autour du clitoris et des ovaires.

- Je crois qu’il convient d’appeler tes boules des ovaires tout simplement.

- Est-ce que Monsieur veut bien encore serrer d’un ou deux crans. Il faut que les « ovaires » soient coincés correctement.

Séverin serre. Il saute même trois crans. Le clitoris était entièrement écrasé. Il change légèrement de couleur par l’accumulation de sang dans la hampe.

Ynès s’agenouille pour la deuxième fois. A quatre pattes, elle attend qu’Antoine prenne la laisse et tire en arrière sur son sexe puis elle serre les cuisses. Elle sait où il veut en venir. C’est une forme de punition extrême. Sans doute a-t-il choisi une punition qu’il affectionne lui-même.

Antoine tire plus fort. Le clitoris et les ovaires ainsi forcés ont tendance à reculer et à s’étirer. Cela donne une forme bizarre au zizi. Il perd toute sa superbe et sa forme. Antoine a de la poigne. Il tire fort. Dans le même temps avec sa main libre il commence à fouetter. Dès le premier coup Ynès hurle. La douleur est double : les coups conjugués à l’étirement sont insupportables. Mais les coups rendent acceptables, au moins un moment, les étirements. Tout l’art de cette technique consiste à cela : Faire plus mal pour avoir moins mal.

Antoine concentre ses coups sur les fesses et la verge doublement martyrisée. Ynès hurle, se débat, supplie Séverin de mettre un terme à cela. Séverin malgré son grand désir de tout arrêter, ne fait aucun geste dans ce sens. Tout ira jusqu’au bout.

Antoine laisse enfin tomber le fouet. Il garde pourtant la laisse tendue.

- Je voudrais remettre la laisse à Monsieur. Dans ce genre de punition, j’ai l’habitude d’éjaculer dès que Bénédicte dessert le cuir. Il faut normalement que l’esclave lèche son sperme immédiatement. Mais je suis moi-même désormais l’esclave de Maîtresse Ynès. Je n’ai pas le droit de demander cela.

Séverin se saisit de la laisse. Antoine continue de le conseiller.

- Il vous faut relâcher doucement et attendre que les ovaires se vident avant de desserrer.

Séverin va de surprise en surprise. Ynès a bandé quand elle a reçu les coups de Bénédicte et il voit maintenant de son clitoris couler le sperme. Il y a bientôt une petite flaque sur le carrelage.

- Détachez-la maintenant sans la bouger. Le reste va sortir. Vous devez la finir en la retroussant pour tout évacuer.

Effectivement, du sperme coule encore. Séverin retrousse le clitoris d’Ynès qui finit ainsi de se vider.

- Antoine, retire-toi maintenant. Dès que Bénédicte sera prête, vous attendrez tous les deux devant la pergola du jardin.

Antoine se retire.

Séverin s’approche d’Ynès.

- Comment vas-tu ?

Dans un soupir, Ynès hoche la tête pour dire « Oui, je vais bien ! ». Elle recule de quelques centimètres et se pencha en avant. Elle sort sa langue...

- Non ! Arrête ! Tu n’es pas obligée de faire cela.

Ynès n’écoute pas. Elle lèche le sperme jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une seule trace. Puis elle se relève. Son visage brille. Des larmes coulent sur son visage mais elle est heureuse.

- Maintenant, je te mérite. Maintenant, je veux te raconter mon histoire. J’ai lavé devant toi mes pêchés. Tu n’as rien empêché et pourtant tu avais envie de tout arrêter n’est-ce pas ?

- Oui. C’était très dur de devoir rester sans rien faire et te voir souffrir. Tu n’es pas obligée de me raconter ta vie passée. Ta vie, notre vie commence aujourd’hui. Pour moi, cela me suffit.

- Passe-moi de l’eau sur le corps si tu veux bien. J’ai espéré que tu le ferais tout à l’heure. Mais tu t’es montré un Maître redoutable et impitoyable. Le jus qui a coulé de mon clitoris est venu honorer ta volonté sans faille. J’ai bu avec délice cette liqueur pour te remercier de ce que tu es devenu pour moi.

Séverin mouille le torchon et rafraîchit lentement le corps supplicié de son amour. Il n’oublie aucune partie. Il s’arrête particulièrement sur l’anus et le zizi encore retroussé.

Il pose le torchon et continue avec sa langue. Il prend le clito dans la bouche. C’est doux et chaud. Ce coquin gonfle aussitôt. Il est rapidement obligé d’ouvrir la bouche pour laisser entrer de l’air. Ynès éclate de rire.

- Ce n’est pas si facile de mettre ce genre de chose dans sa bouche !

Séverin la reprend en bouche, referme les lèvres dessus et la caresse. Ynès se cambre en arrière et soupire de plaisir. Séverin abandonne la verge et fait le tour. Sa langue laisse des traces humides sur la peau. Il sent sous sa langue les boursouflures des coups. Ynès a supporté beaucoup. Séverin l’admire mais cela lui fait peur. Il se dit qu’il ne sera jamais capable de la faire souffrir autant.

Sa langue a atteint son but. Il lèche doucement l’anus tuméfié et douloureux de sa femme. Il écarte les fesses pour mieux toucher le fond. Le trou est bientôt à nouveau très humide. Ynès se tortille et pousse sur ses sphincters pour les ouvrir davantage. Séverin comprend l’appel. Il se dresse. Sa verge est prête. Il pose son pantalon et son slip. Il ne peut s’empêcher de repenser à l’appareil génital d’Antoine. Le sien est plus petit. Mais la comparaison ne vaut après tout que par rapport à l’être qu’il doit satisfaire. Ynès n’est pas Bénédicte et Séverin se dit qu’il préfère ! Il retrousse l’objet du litige et l’appuie sur l’œillet. Celui-ci s’ouvre sans effort. Ynès veut le recevoir. Son anus l’attend. Il se jette sur elle et lui fait l’amour presque sauvagement. Ses coups sont rapides et durs. Il veut aller loin au fond, tout au fond d’elle. Ynès le désire tout autant. Elle se penche en avant afin de s’offrir totalement à la pénétration. Ils sentent monter le désir et le plaisir, et l’explosion vient soulager les deux corps amoureux dans un même élan.

Après quelques instants de repos, Séverin et Ynès se lèvent. Ils s’embrassent avec amour et tendresse. Séverin remet son pantalon et ils se dirigent, enlacés, vers la pergola. Ynès ne connait pas encore le jardin. Depuis son arrivée; elle n’a rien visité de son nouveau domaine. Séverin présente son jardin.

La propriété est sur une colline. Seul habitant du lieu le terrain assez vaste est entouré d’un beau mur recouvert de lierre. Le parc compte toutes les essences possibles d’arbres et d’arbustes. Une petite pièce d’eau marque une extrémité. Une petite pergola en rondins de bois est construite au milieu du « Lac » comme aime le dire Séverin. Un petit pont de bois relie la construction à la berge. C’est un pont à bascule, ce qui permet, au besoin, aux occupants de la pergola se s’isoler. Il fait doux. Quelques oiseaux chantent timidement sous les rayons du soleil.

Pendant leur marche amoureuse, Séverin devient très sérieux.

- Ynès ! J’aimerais te parler franchement. Je ne me crois pas capable de te faire souffrir autant que tout à l’heure.

Séverin ne dit plus rien tout à coup. Ynès continue à marcher en silence. Elle l’a l’intuition que Séverin n’a pas tout dit. Quelques pas plus loin, Séverin reprend :

- Serais-tu d’accord pour te faire enlever les testicules, enfin les ovaires ?

Ynès s’arrête et l’interroge silencieusement.

- Je t’aime tel que tu es. Pourtant, je voudrais que seul mon sperme coule entre nous. Ne voudrais-tu pas devenir une vraie femme ? Physiquement aussi ?

- Séverin, Il faut absolument que tu connaisses mon histoire avant de continuer notre route ensemble. Pour mes ovaires, je comprends et je suis d’accord. Je les sacrifie très volontiers à notre amour. Je n’aime pas plus que toi ce jus qui coule de moi et ces boules qui pendent. Je ferai ce que tu voudras.

- Attention, je ne veux pas que tu renies ton ancien sexe. Je t’aime ainsi. Mais si pour toi aussi le sperme n’est pas indispensable alors supprimons-le. L’ablation des testicules est une opération facile et sans danger. Pour ton clitoris, j’avoue que je l’aime aussi et il fait de toi une femme différente. J’aime bien cette queue. Elle te donne un caractère particulier que j’adore mais j’avoue que j’ai envie de la voir molle, sans érection. Non je pense que si nous le voulons tous les deux, je pourrais contacter un ami qui pourrait de fabriquer un vagin. Tu aurais ainsi deux sexes !

- Séverin ! Tu crois cela possible. Moi ! Avoir un vagin ? Ce serait merveilleux. Merci, Mon Amour d’y avoir pensé. C’est une pensée qui m’a longtemps habitée par le passé. Mais j’y avais renoncé depuis longtemps. Devenir une vraie femme pour toi sera la plus grande preuve d’amour que je puisse de donner. Plus forte encore que la punition à laquelle tu as assisté. Pour mon clito, puisqu’elle te plaît gardons-la. J’avais peur qu’elle t’indispose simplement.

Séverin embrasse fougueusement Ynès. Ils ont la même façon de penser et d’envisager leur avenir ensemble. La joie et le bonheur reviennent dans cette maison et dans leurs cœurs.

La vue de la pergola au milieu de l’eau fait frissonner Ynès.

- As-tu froid ?

- Non c’est beau !

Ynès ne peut dire autre chose. Elle emplit ses yeux de la beauté du décor. Les larmes se remettent à couler. Elle se blottit sur l’épaule de Séverin et se met à sangloter doucement. Séverin reste immobile. Lui aussi a les yeux humides. La tête d’Ynès est lourde de fatigue, de douleur et de bonheur. Elle va devenir femme après avoir voulu mourir. Elle vit dans une maison de rêve, avec un homme de rêve - un prince charmant. A quelques pas d’elle deux être nus attendent en position de soumission. Ils attendent de devenir ses esclaves. Tout ce qu’elle a un jour rêvé, se réalise enfin.

Vit-elle vraiment la réalité ou est-elle dans un rêve d’où elle sortira bientôt ?

Bénédicte a le crâne qui brille. Le couple s’approche d’eux par derrière. Les deux esclaves sont en position correcte. Ils attendent patiemment leurs Maîtres.

Ynès fait le tour et s’approche de Bénédicte. L’ancienne gouvernante n’a plus aucun poil sur le corps. Son bas-ventre apparait dans toute se nudité. Bénédicte consciente que son sexe est observé, écarte davantage les cuisses. Elle possède des lèvres vaginales très grandes et légèrement pendantes. Les godes sont posés sur le sol devant eux. Ils sont en bois. Antoine a dû les fabriquer. Ils ont tous les trois la même longueur. Ynès qui a l’habitude de ces objets, peut sans se tromper dire qu’ils mesurent 10 cm. Cette dimension est d’ailleurs très pratique pour permettre l’utilisation de ces phallus dans toutes les positions y compris assis. Deux sont identiques également en diamètre, sûrement proche de 5 cm l’autre a au moins 7 cm. Ynès pense qu’il est réservé au vagin de la belle Bénédicte. Elle a décidé de commencer par Antoine. La matinée est bien avancée et elle a une tâche importante à lui confier avant la fin du jour.

Séverin s’installe sur un hamac qui est tendu à demeure sur le devant de la pergola. Ynès s’empare de la badine qu’elle a ramené de la terrasse. Sans donner aucun ordre, elle fait cingler la baguette gainée de cuir sur le dos et les fesses de l’esclave mâle. La volée est rapide et fait mal. Antoine souffre à l’évidence. Il ne bouge pas. Ses fesses se marquent de zébrures rougeâtres.

- Tourne-toi ! Etends-toi en arrière ! Offre-toi le plus possible !

Les ordres sont brefs, précis. Ynès concentre son tir sur les testicules d’Antoine. La verge s’enfle très vite. Séverin qui ne perd pas une miette de la fessée, admire encore une fois l’appareil génital de l’homme soumis qu’il a en face de lui. Leurs regards se croisent. Séverin est mal à l’aise. Il n’a jamais assisté à la punition d’un homme sans poil qui attend les coups qu’il reçoit. Antoine, lui, a le regard brillant. Aucune honte, aucune gêne. Ses yeux disent à Séverin :

-      Regardez, Maître ! Je reçois ce que j’attendais et que je méritais devant vous et cela me remplit de plaisir. Regardez, n’en perdez pas une miette !

 - Debout à présent.

Antoine se lève et fait quelques pas en arrière sans se tourner pour ramasser des chaînes. Il les tend à sa Maîtresse.

- Si Maîtresse le permet, je peux passer moi-même les chaînes. J’ai l’habitude.

 Ynès accepte.

 Antoine dénoue les maillons métalliques. Le système est ingénieux. Il consiste en une chaîne-ceinture qui ferme grâce à un petit mousqueton. Devant et derrière des chaînes plus fines se passent entre les jambes et viennent maintenir le gode en place. Pour empêcher la ceinture de glisser vers le bas et, ainsi de permettre au gode de sortir ou de détendre, les chaînes entre les jambes qui bien tendues, peuvent entailler les chairs, des bretelles de chaînes partent entre les seins et se croisent sur les épaules.

Antoine enfile son vêtement de métal.

 Désignant la table en bois qui est plus loin sur la terrasse; Ynès ordonne à Antoine de monter sur la table et de se mettre en position de soumission au bord de la table. La position est intéressante car les fesses d’Antoine sont en dehors de la table. L’anus est dégagé et ouvert par la position naturellement. Ynès prend le gode, le fait sucer à son esclave. Antoine accueille avec apparemment beaucoup de plaisir ce sexe de bois. Ses lèvres enveloppent le bois et l’inondent de salive. Ynès le retire de sa bouche et l’introduit sans ménagement dans l’anus. Le corps d’Antoine sursaute légèrement. La poussée d’Ynès a été rude. L’anus, bien qu’offert et consentant, a dû s’ouvrir avec violence. Il n’offre malgré cela aucune résistance. Elle fixe ensuite le gode au système de chaînes. Le gode est parfaitement maintenu. Il ne peut pas reculer d’un seul millimètre. Satisfaite de son travail, Ynès entame une nouvelle série de flagellation sur les chairs meurtries du bas du dos.

- Tu deviens désormais mon esclave. Tu perds toutes tes libertés. Tu seras fouetté trois par jour au minimum. Aucune faute ne sera pardonnable, pour chacune tu seras puni doublement. Chaque matin, dès que tu seras libéré de ta position de la nuit, tu devras te présenter à moi pour ta soumission. Tu devras m’offrir ta bouche pour y boire mon urine du matin. Tu recevras ensuite ton gode et ton travail pour la journée. Ton seul repas de la journée se prendra à midi avec les restes du notre. Chaque après-midi tu seras immobilisé deux heures puis tu reprendras ton travail jusqu’à la tombée de la nuit. Chaque nuit tu seras attaché jusqu’au matin. Ton travail consiste à entretenir la maison, le jardin et la voiture. Tu seras chargé aussi de fabriquer et d’installer tous les postes de tortures que je désirerai. Tu seras toujours le premier à les tester. As-tu quelque chose à dire ?

 - Oui, Maîtresse ! Aurai-je le droit de faire l’amour avec Bénédicte ?

 - Bénédicte est aussi mon esclave. Ta sexualité est désormais dépendante de moi. Dès demain ta verge sera soumise comme le reste de ton corps. Tu n’as pu le droit de faire l’amour ou de te masturber sans mon autorisation et en ma présence.

 - Bien Maîtresse.

 Antoine baisse la tête. Son esclavage prend maintenant tout son sens. Lui qui aime par dessus tout le sexe et la pénétration, en est désormais privé. L’idée de devoir faire l’amour devant sa Maîtresse est malgré tout excitante et terriblement honteuse.

 - Va m’attendre devant ton logement.

 Antoine descend de la table et se dirige vers l’aile de la maison qui a abrité jusqu’à aujourd’hui sa vie avec Bénédicte. Il a la tête qui tourne. Il obéit librement à une demie femme qui lui interdit de disposer de sa vie. Et il aime cela !

Ynès se tourne vers Bénédicte. Celle-ci n’a pas bougé. Elle n’a pas perdu une miette de la soumission de son homme. Elle sait désormais qu’ils ne pourront plus faire l’amour quand ils le voudront. C’est un peu dur mais la jouissance viendra différemment.

 Ynès procède de la même manière. Bénédicte subit le fouet sur ses seins et sur ses fesses. Puis elle doit revêtir son habit de chaînes. Antoine a utilisé le même système. Comme Antoine, elle s’agenouille sur le bord de la table. Ynès lui fait sucer le gode anal et lui enfile avec la même rudesse que la première fois. Elle fixe le gode et demande à Bénédicte de se mettre de face. L’esclave femelle ripe sur ses genoux et présente bientôt son ventre à sa Maîtresse. Ynès a une vue parfaite sur les lèvres vaginales. Elle approche la main et caresse. La peau est douce et humide. Bénédicte mouille en abondance. Les coups, la situation et les perspectives d’entraves répétées sans pouvoir assouvir ses besoins de sexe transportent la femme dans des montagnes de jouissance.

 Ynès fait pénétrer un doigt puis deux. Ils fouillent la cavité. Bénédicte pousse de petits gémissements de plaisir. Les autres doigts rejoignent bientôt ce qui devient une caverne tellement la place y abonde. Sans grande difficultés, Ynès fait très vite pénétrer son poing et une partie de son avant-bras.

- Antoine t’a déjà prise ainsi, n’est-ce pas ?

- Oui Maîtresse ! Chaque soir avant de se coucher, Antoine me prend en levrette l’anus puis me défonce le sexe. Il est même arrivé qu’il s’endorme dedans. Alors je serre les cuisses et le garde le plus longtemps possible.

 - Plus de défonce maintenant ! Tu le sais. Tout ce que j’ai dit à Antoine est valable pour toi sans les jets d’urine. Tu es chargée d’entretenir l’intérieur de la maison, de faire la cuisine et le ménage. Pour la lessive, nous portons tous désormais très peu de vêtements mais le Maître doit être toujours parfaitement mis.

Ynès se tourne vers Séverin. Le Maître a les yeux fixés sur le poing disparu dans le ventre de son ancienne gouvernante. Il n’arrive pas à s’imaginer que cela puisse être possible. Il se demande si la même chose peut se réaliser de l’autre côté.

Sentant les yeux d’Ynès sur lui, il se tourne vers elle et lui sourit. Ynès a suivi la direction de son regard. A son air troublé, elle devine le cours de ses pensées. Elle sourit à son tour et ajoute :

- Oui, c’est possible !

Ynès ressort sa main. Elle la fait lécher à Bénédicte. Celle-ci s’y emploie avec application et dévouement.

Ynès prend le deuxième gode et l’introduit. Le phallus entre sans difficultés.

 - File maintenant ! Va nous préparer de quoi manger. J’ai très faim. Nous prendrons notre repas ici.

 Bénédicte se lève et d’un pas rapide se dirige vers la cuisine. Elle disparait à l’angle du bâtiment.

 Ynès a rejoint Séverin.

 - Tu aimerais faire la même chose avec moi ?

 - J’avoue humblement que je ne pensais pas la chose réalisable. J’aimerais bien tenter l’expérience !

 - Faisons-le maintenant !

 - Non, je voudrais te faire visiter cet endroit. Il est chargé de souvenirs. Avant que tu le découvres, tiens ceci. Offre-moi ton sein.

 Séverin saisit la boucle qui perçait le sein gauche et y accrocha une petite clé dorée.

 - Cette clé désormais sur le sein du cœur est la clé de la pergola. Elle a appartenu à Yolande. C’était son boudoir. C’est là que sont rangés les secrets de ma première femme. Tu en es désormais la gardienne et la propriétaire. Tous les secrets que tu découvriras ici sont pour toi si tu le veux. Si tu le désires, tu peux tout jeter. Je n’ai jamais mis les pieds ici, ni du temps de son vivant, ni après. Je n’y entrerai pas plus avec toi. Prends possession de ton bien.

 - Je ne peux pas accepter un présent si grand. Qui suis-je pour avoir le droit de détruire ce qui appartient à une autre. Elle n’est pas morte dans ton cœur...

 Séverin gifle très fort Ynès. Celle-ci reste immobile. Elle a un goût de sang dans la bouche et les larmes lui montent aux yeux. Séverin la prend immédiatement dans ses bras et la serre très fort. Il cherche ses lèvres et les prend avec fougue. Le baiser est ardent et profond.

 - Qui es-tu ? Qui es-tu ? Je t’interdis de dire une autre fois des paroles aussi absurdes. Tu es ma femme, Tu es mon amour. Je ne vis désormais que pour toi, que par toi. Tu as tous les droits pour nous rendre heureux. Cette modeste pergola est le joyau le plus grand que j’ai. Elle n’a pas de valeur et pourtant c’est un diamant de famille que je te transmets. Tu es la dépositaire de mon âme.

 - Pardon mon chéri. Je suis vraiment une sotte. Je garderai sur mon cœur cette clé magnifique et terrible.

 Séverin embrasse encore une fois Ynès.

 - Je te laisse. J’ai beaucoup de travail. Appelle-moi pour manger. Mais seulement dehors. Découvre ton jardin secret, mets tes domestiques à l’ouvrage. Cet après-midi, j’aimerais que nous fassions des courses en ville. Tu vis nue mais tu as besoin de quelques vêtements. Je veux pouvoir les choisir. Il faut aussi que je passe voir un ami.

 Ynès regarde son amant partir vers la maison. Elle se tourne vers cette maison de bois. Elle a devant elle tout le passé d’un homme qu’elle n’aurait jamais connu sans des circonstances spéciales.

 Elle décroche la clé et l’introduit dans le cadenas. Elle ouvre enfin la porte. Au moment d’entrer, Ynès hésite. Elle ne se sent  pas prête à affronter une femme qui n’était pas son ennemie mais qu’Ynès respecte profondément. L’idée de toucher aux objets qu’une vraie femme avait apportés ici lui soulève le cœur. Malgré tout ce que peut dire Séverin, elle n’est pas une vraie femme. Elle n’en sera jamais une même avec une opération radicale. Elle sent  que Yolande doit d’abord devenir une amie, une confidente. Elle veut obtenir l’autorisation d’une femme qui a beaucoup compté pour l’homme à qui elle appartient. Yolande a été la première et le restera. Séverin est encore fou d’amour pour elle. Ynès n’a pas le droit de violer cet amour. Elle doit nouer avec Yolande des relations d’amitié et de complicités avant de mériter de franchir cette porte en propriétaire.

 Elle se contente de jeter un regard circulaire à la pièce unique. On y respire une atmosphère de calme immense. Tout est rangé avec la minutie d’une femme qui, passionnée par son travail, avait besoin de retrouver à certains moments ses marques et son identité profonde dans un lieu sanctuaire. Sanctuaire de l’amour et de la vie.

 La pièce est octogonale. Tous les pans de murs sont percés de fenêtres à petits carreaux. Des tentures peuvent occulter chacune d’entre elles. Le mobilier est sommaire. Une table rectangulaire assez grande occupe un angle. Des brochures et des papiers en pile alignées trônent dessus. Ynès se dit qu’il doit s’agir de papiers médicaux. Un divan paraissant confortable fait face à une cheminée en gros galets.  Deux ou trois chaises jouent à cache-cache. Une grande bibliothèque termine l’ameublement. Ynès est très impressionnée par la quantité de livres. Elle n’a jamais été très forte pour lire un livre. Ces dernières années, elle n’a pas ouvert un seul bouquin. Elle se dit presque en riant qu’elle a  plus souvent ouvert ses fesses qu’une couverture cartonnée.

 Ynès referme la porte et prend grand soin de remettre le cadenas. En raccrochant la clé à son sein gauche, elle sourie. Elle sait comment elle ira à la rencontre de Yolande. La Lecture. La lecture est la clé. Elle lira ses livres ou entrera ainsi en communion avec elle.

 Ynès laisse derrière elle la pergola et rejoint l’aile où se trouve l’appartement des domestiques. Elle a rendez-vous avec Antoine et le travail ne manque. Elle espère que Bénédicte aura bientôt fini car elle a comme on dit l’estomac dans les talons.

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Ynès - Communauté : plaisirs SM
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Samedi 20 avril 6 20 /04 /Avr 10:32

Chapitre 5

Antoine est en position de soumission. Il attend  devant le petit perron de la maison. Il s’agit d’une petite maison construite, comme toutes les maisons de gardiens, à l’entrée du domaine. Un grand portail ferme ce domaine. Ynès entend  une voiture qui passait à faible allure derrière le portail opaque. La maison est coquette. Pas d’étage. Les fenêtres découpées de petits carreaux semblent sourire avec leurs volets bleus et les petits rideaux en voilage fin.

Sans un mot pour Antoine, Ynès pénètre dans l’entrée. La maison s’ouvre sur un petit couloir. A droite se tient la cuisine. Grande, ancienne et rutilante. Bénédicte soigne son intérieur comme celui de son maître. Tout est en ordre. Une cuisinière à bois trône fièrement sur le mur du fond. C’est une de ces cuisinières d’antan qui serve aussi de chauffage. Au fond, s’ouvre une petite porte qui est une réserve. Les étagères sont vides. Bénédicte et Antoine ont toujours pris leurs repas dans la grande maison. A gauche du couloir, un salon. Un canapé et un fauteuil entourent une petite table basse ovale et font face à un poste de télévision. Il n’y a  aucun tableau ni aucune photo sur les murs. Le papier peint sert de décoration. De façon symétrique à la cuisine, une porte s’ouvre sur le panneau du fond. Plus grande que la réserve, la pièce est pleine de cartons et de malles vieilles et poussiéreuses. Une ampoule blafarde éclaire faiblement le fatras. Au fond du petit couloir, deux portes à nouveau. A droite, des toilettes et, à gauche, la chambre à coucher. Un grand lit occupe presque tout l’espace. Une commode complète le mobilier. Le lit est parfaitement tiré.

Ynès ressort. Antoine n’a pas bougé. Ynès observe son sexe. Il est beau et attirant, mais Ynès en a fini avec sa vie ancienne. Il n’y aura plus jamais de Norbert pour l’obliger à satisfaire tous les hommes qu’il rencontrait. Comment pourra-t-elle raconter cela à Séverin ? Comment lui dire, lui avouer qu’elle a fait la pute. Comment même trouver les mots pour expliquer qu’elle a eu des clients réguliers et nombreux ? Ynès ne sait pas encore comment elle s’y prendra  mais son devoir est de tout dire. Son Amour l’exige !

- Antoine, debout ! Je veux que tu sortes tous les vêtements de la maison. Tu retireras du lit toute la literie. Tu mettras dans une valise fermant à clé une seule robe pour Bénédicte, de préférence courte et au corsage échancré,  et,  un pantalon et un chandail pour toi. Tout le reste, tu vas le brûler immédiatement. Puis tu ouvriras le canapé. A son aspect, il me semble qu’il a un sommier à mailles de fer. Tu retireras le matelas : Il restera désormais ouvert et vous servira à tour de rôle pour dormir. Chacun dans son lit. Quand tout cela sera fait, tu viendras chercher tes vêtements. Je veux que tu descendes en ville cet après-midi, tu iras dans un magasin de bricolage et tu achèteras : plusieurs mètres de chaîne, des anneaux à fixer et à souder, six treuils manuels, des manilles et des mousquetons. Commande aussi du bois pour fabriquer des croix et des piloris. Achète aussi deux ou trois serrures de portes à fermeture automatique. Je veux que ce soir un certain nombre de choses soient placées. Viens !

Ynès précède Antoine dans la maison. Elle se dirige vers la chambre.

- Tu placeras à la tête et au pied du lit, un treuil. Tu feras de même au-dessus du canapé. Puis tu fixeras un anneau au quatre coins des deux lits. Il faudra aussi en fixer au plafond pour les treuils. Je veux aussi deux anneaux dehors devant l’entrée. Devant la pergola aussi et devant la maison. Tu installeras les chaînes pour vous puissiez être attachés ou suspendus.

- Je vois très bien, Maîtresse. Vous serez satisfaite.

Ynès poursuit :

- Tu condamneras l’accès à la salle de bain et tu me donneras la clé. Tu vas supprimer les étagères de la réserve et installer quatre anneaux en croix. Nous allons en faire le cachot. Je veux que la porte ait une bonne serrure et que tu pratiques une petite fenêtre grillagée sur la porte.

Ynès regagne le salon et pénètre dans la pièce du fond.

- A quoi cela sert-il ? Ynès désigne ainsi le fatras entassé et poussiéreux.

- Il s’agit de souvenirs de Monsieur. Il nous a demandé un jour de faire disparaître tout cela. Nous n’avons pas osé. Nous avons tout entassé dans cette pièce qui était vide.

- J’ai remarqué qu’il  n’y avait aucune photo au mur. Il semble que vous n’ayez aucun souvenir, aucun passé !

- Maîtresse, je ne veux pas vous désobéir, mais demandez plutôt à Bénédicte de vous répondre. Moi, je ne peux pas...

Ynès est intriguée par la réponse embarrassée d’Antoine. Elle cache un mystère qu’il faudra  élucider un jour.

 - As-tu tout compris ?

 - Maîtresse, partez sans crainte, vous serez servie et obéie.

 -   Il vaut mieux pour toi. Et n’oublie pas que tu testeras tout en premier. Va maintenant.

 Antoine se dirige vers le canapé et l’ouvre. Il retire le matelas de mousse, ouvre la fenêtre et le lance dehors. Puis il se dirige vers la chambre et ressort rapidement avec la literie. Il jeta le tout sur le matelas. Il vide l’unique armoire, extrait une robe d’été, un pantalon léger en toile et un tee-shirt. En choisissant des vêtements d’été, ils auront certainement froid cet hiver mais c’est parfait pour eux. Les vêtements s’entassent rapidement sur le tas. Il se dirige ensuite vers la remise et revient avec un jerrican d’essence. Il asperge le tout et craque une allumette. Sans attendre la suite, il retourna dans la maison. Le feu crépite immédiatement. Une longue langue de fumée noire s’élève rapidement. Les voisins, s’ils existaient, vont se poser bien des questions. Le feu détruit rapidement le monticule.

 Ynès, satisfaite, laisse Antoine à son labeur. Elle emprunte l’allée gravillonnée qui mène à la maison. Elle entre par la porte du salon et se dirige directement vers le bureau de Séverin. Elle croise Bénédicte qui s’affaire à la cuisine. Une bonne odeur de grillade lui saisit les narines. Sa faim redouble.

 Séverin est assis à son bureau. Il est plongé dans une lecture. Ynès s’approche en silence et dépose un baiser sur la nuque de l’homme assis devant elle. Il est habillé. Ynès le trouve très beau. Il porte un ensemble écru en toile et un polo rouille.

Séverin se retourne au contact du baiser. Il prend la main d’Ynès et l’invite à s’asseoir sur le bras de son fauteuil.

- Je suis en train de reprendre contact avec la médecine. Il faut que je révise mes cours si je veux t’offrir ce que je t’ai promis.

- Est-ce toi qui m’opéreras ?

 - Non, je ne prendrai pas ce risque. J’ai besoin de beaucoup travailler pour cela. Je manque de pratique. Mais je veux être capable de guider la main de celui qui te donnera la vie une nouvelle fois. Et puis, je n’ai plus le droit d’exercer. Es-tu prête ? Euh ! Non ! Il faut tout d’abord te vêtir.

- Mangeons d’abord ! J’ai si faim.

Le repas sur la terrasse de la pergola est très agréable. Bénédicte a grillé une côte de bœuf et a préparé une grosse salade verte. Un petit vin rosé du pays accompagne le tout.

Séverin mange rapidement. Il veut descendre en ville et a beaucoup de choses à faire. Ynès qui mange plus lentement, veut profiter de toutes les bonnes choses de Bénédicte. Séverin perd patience. Il finit par prendre la cravache et oblige Ynès à se lever et à lui montrer ses fesses. Elle obéit immédiatement. Séverin  lève la cravache et la rabat plusieurs fois sur les fesses d’Ynès. Les marques du matin n’ont pas disparu. Celles-ci ravivent les douleurs.

Ynès, dès la volée terminée, s’agenouille devant Séverin et lui embrasse les mains. Bénédicte qui arrive pour débarrasser peut assister à toute la scène. Séverin qui pense de plus en plus qu’Ynès a fait exprès, décide de pousser plus loin l’expérience.

 - Remercie ton Maître pour cette fessée puis suce-moi !

- Merci Maître pour cette punition méritée.

 Ynès frissonne de plaisir et de honte mêlés. Séverin change rapidement et devient un vrai Maître. Ynès, sans plus se soucier de Bénédicte, descend la braguette de Séverin. Elle constate qu’il ne porte pas de slip. Séverin, ravi de sa surprise, la prend par les cheveux et l’oblige à approcher sa tête de son sexe.

 - Suce ! Comme tu vois, moi aussi j’ai envie de changer sa façon de me vêtir. Bénédicte, approche et enfonce le goulot de la bouteille de vin dans l’anus de cette dame.

 Ynès qui a enfourné le membre bien développé de son amant, manque de s’étouffer en entendant l’ordre de Séverin. Mais elle ne bouge pas. Elle entend Bénédicte prendre la bouteille et sent bientôt derrière elle le souffle de la gouvernante. Celle-ci s’installe en position de soumission et pose le cul de la bouteille sur le sol. Ynès sent que son esclave enduit son anus de salive. Le doigt passe très doucement sur les replis. La caresse est très agréable et trouble Ynès qui bande légèrement. Puis elle sent le contact du verre froid sur son oeillet. Celui-ci se force le passage et pénètre. Ynès prend encore plus profond le sexe de Séverin. Elle le suce comme une folle. Sa bouche fait des va et vient. Bénédicte qui a atteint le fond de l’anus fait de même. Elle semble vouloir régler ses mouvements sur ceux de sa maîtresse. Séverin jouit de plaisir. Il ne serait jamais cru capable de se faire sucer devant une autre femme. La présence d’Ynès transforme sa vie.

 - Chienne, quand j’aurais joui en toi, je veux que tu violes Bénédicte.

 A ces mots Bénédicte enfourne plus violemment la bouteille. Ynès gémit sous la douleur et enserre encore plus fort le membre viril de Séverin. Son chéri vient de l’appeler « chienne ». Le sperme jaillit en fontaine. Séverin n’arrête pas de déverser sa semence dans la bouche de sa femme. Ynès avale tout. Bientôt, le sexe se ramollit. Ynès continue de le lécher et à aspirer la bitte.

 - Fais ce que je t’ai demandé ! Bénédicte laisse la bouteille bien enfoncée. Ynès tourne toi et donne moi ton gode improvisé.

 Ynès se relève avec précaution. Elle se tourne en s’assurant que la bouteille ne quitta son cul. Elle le relève afin d’offrir la bouteille à son Maître et sent bientôt la main puissante de son amant, maître des mouvements de la bouteille.

 Bénédicte s’allonge sur le sol et écarte ses cuisses. Ynès défait ses chaînes et dégage le gode vaginal. Elle oblige son esclave à ouvrir la bouche et l’y enfourne. Puis elle s’allonge entre les cuisses et introduit son sexe entre les lèvres. Cela ne fait pas beaucoup d’effets à Bénédicte qui est habituée à être davantage forcée par son Antoine. Mais le viol par sa maîtresse est une bénédiction du Maître. Ynès encouragée par la bouteille qui a repris ses mouvements, entame, à son tour, un limage de la vulve en règle. La jouissance vient très vite. Séverin sent tout le dégoût que cela provoque en Ynès mais il est nécessaire que Ynès fasse cela devant lui. Ynès sort très vite son sexe baveux. Elle reprend le gode de la bouche de Bénédicte et lui remet en place. Elle serre les chaînes et lui ordonne de disparaître.

 Une fois seuls, Ynès sent que son amant retire le goulot de la bouteille de son cul. Elle se tourne vers lui.

 - Je sais tout ta répugnance à faire l’amour ainsi. Mais je veux être sûr que l’ablation d’une partie de ta virilité masculine est possible. Je sais maintenant que nous ne nous trompons pas. Veux-tu un peu de vin ?

Ynès saisit la bouteille, la met dans sa bouche et avant de boire, la nettoie. Puis elle boit lentement une longue gorgée de vin. Séverin lui saisit la bouteille et, à son tour, boit une gorgée.

Puis se levant, il prit la main d’Ynès et l’entraîne vers la maison. Sur le dossier d’un fauteuil, un imperméable est posé.

 - Mets ceci pour ne pas affoler la populace en ville. Nous replongeons dans le monde des autres.

 Ynès noue le vêtement. Elle voudrait lui dire combien elle l’aime et combien le nom de chienne lui va bien, même devant Bénédicte mais elle ne dit rien. Elle obéit. Elle se sent presque mal à l’aise de devoir enfiler à nouveau quelque chose sur sa peau. Séverin se dirige vers sa voiture, lui ouvre galamment la portière droite et, faisant le tour, prend le volant. Il met le contact. Une télécommande permet l’ouverture du portail. La voiture démarre sèchement et prend une route boisée qui longe le mur extérieur de la propriété.

Ils débouchent bientôt sur un espace découvert. Ynès en a le souffle soupé. Séverin arrête un instant la voiture sur le bas côté. Ils descendent du véhicule. Séverin lui a dit que la maison était située sur une colline. Ynès ne peut pas s’imaginer que cette colline surplombe la côte. Elle a sous ses yeux une vue magnifique de la baie. La ville est sous ses pieds. Le soleil encore timide en cette saison recouvre d’or tout le paysage.

 - Viens, nous allons affronter ensemble tout ce qui nous faisait peur jusqu’à présent. Contrairement à cette vue de carte postale, notre trésor ne se trouve pas là mais en nous !

 Il est près de quinze heures. Les magasins sont ouverts. La priorité va aux vêtements pour Ynès. Séverin l’emmène dans une boutique où Ynès n’a jamais osé aller à cause des prix. Séverin explique à la vendeuse ce qu’il veut. La femme jauge Ynès. Elle se demande sûrement pourquoi la jeune femme porte un imperméable par ce temps si ensoleillé, mais la discrétion est de rigueur dans la boutique.

Elle revint au bout de quelques instants avec plusieurs robes.

Ynès passe dans le salon d’essayage avec Séverin. Celui-ci demande à la vendeuse d’attendre dehors.

Une fois seuls, Ynès retire son imperméable et enfile la première robe. Elles ont toutes le même style : courtes, bien au-dessus des genoux. Serrées en bas mais plus amples à la taille. Séverin pense à tout. Il prévoie sans doute un gonflement inopiné de la queue. Le corsage laisse toujours une très belle vue sur les seins. L’agrafage se fait toujours par devant à l’aide de boutons. Seule une robe noire a une fermeture éclair qui s’actionne aussi bien par en haut que par en bas.

Toutes les robes vont à ravir à Ynès. Elle s’en remet à Séverin. Il choisit la noire, une bleue pâle et une rose.

- La rose sera pour le matin, la bleue pour l’après-midi et la noire pour le soir. Il rappelle la vendeuse pendant qu’Ynès repasse la bleue. Séverin demande à voir des chaussures assorties et des bas à jarretières.

La vendeuse tique légèrement en entendant Séverin demander des jarretières. Elle lance un regard interrogateur à Ynès que ne lui fait aucun signe en retour. La vendeuse s’exécute et revient avec les articles demandés. Comme elle a un goût sûr, elle a choisi exactement ce qui convient. Pendant que Séverin va payer, Ynès enfile une paire de bas et les chaussures.

La vendeuse revient chercher les vêtements.

- Voulez-vous me donner votre robe, s’il vous plaît !

- Il n’y en a aucune, répondit Ynès d’un ton neutre.

- Oh ! Je vois, dit la vendeuse. Elle repart vers la caisse. Ynès note qu’elle a rougi.

 Ynès sort enfin de la cabine. Elle marche lentement et sûrement vers la caisse. Elle est accueillie par des regards admiratifs de la vendeuse, de plus en plus rouge, de deux clientes du magasin. Mais le regard le plus doux est celui de Séverin. Ynès se redresse.

La vendeuse tend le gros paquet à Ynès et lui glisse à mi voix.

- Bravo, vous êtes très belle. Je vous admire beaucoup. J’aimerais que mon fiancé me promène toute nue dans la ville...

Elle ne finit pas sa phrase car une cliente vient de l’entraîner plus loin vers le rayon des robes de soirée. La vendeuse s’exécute de plus en plus rouge et lance un dernier regard admiratif vers Ynès.

Ynès sort du magasin au bras de Séverin.

 - Tu es superbe ma chérie. Je vais t’obliger à porter plus souvent des robes. Je crois même que je préfère que tu ne sois pas toute nue à la maison.

Et sans laisser à Ynès le temps de lui répondre, il enchaîne.

 - Je dois maintenant voir un ami pour ce que tu sais. Mais je dois le voir seul. Je te propose de nous retrouver dans une heure sur la corniche où je t’ai sauvée. Tu dois toujours me raconter ta vie. J’ai très envie de l’entendre mais à une seule condition que tu le fasses chez toi sans autre témoin.

- Tout ce que tu veux mon chéri. Mais disons plutôt deux heures. Si tu veux que je sois habillée à la maison, je veux bien mais de façon spéciale. Et puis je dois aller faire quelques emplettes pour nos deux esclaves. J’ai … Ynès hésite à dire cela : seulement, j’ai  besoin d’argent.

 Séverin lui confie sa carte bleue et lui chuchote le code à l’oreille.

- Fais selon tes besoins et crédit illimité.

Il embrasse la jeune femme et s’éloigne très rapidement. Ynès le regarde partir. Elle ne reprend son chemin qu’une fois Séverin disparu de sa vue.

Et son chemin la conduit vers un quartier de la ville que Séverin ne doit pas connaître. On l’appelle la Basse-Ville, ou Chicago. C’est le lieu où tous les gens en mal de sexe se retrouvent pour lier plus vite connaissance. Les putes ont leur « bureau » dans les bars sombres. Le quartier offre aussi un abri aux magasins spécialisés dans les choses du sexe. Ynès connait bien l’un d’entre eux. Le propriétaire a été un de ses amants. C’est lui qui l’a poussé à vouloir faire autre chose, à s’en sortir. Elle lui doit aujourd’hui la vie. C’est grâce aussi à lui qu’elle a trouvé un logement dans cette ville inconnue et un travail. Sûrement que Marvin, c’est le nom de son sauveur, doit se faire du soucis.

Elle pousse la porte du sex shop. Marvin lève les yeux et un grand sourire lui fend le visage en deux.

- Ynès, ma poule, enfin toi ! Mais où étais-tu passée ?

 Comme à son habitude, Marvin pose plus de questions qu’Ynès ne peut y répondre. Elle le prend par le bras et l’entraîne dans l’arrière boutique.

Elle lui met la main devant la bouche pour obtenir enfin le silence.

- Je vais bien et je vis une histoire d’amour incroyable. Je suis heureuse, enfin !

- C’est sérieux ? J’ai entendu l’autre jour, un client qui disait avoir vu une fille se jeter dans la mer dans ton immeuble. Comme tu avais disparu, j’ai cru que c’était toi. Mais comme je ne pouvais pas aller voir la police, j’ai dû me taire et attendre que tu refasses surface.

Marvin embrasse Ynès.

 - Je suis très heureux pour toi. Si tu es heureuse, tu n’as que ce que tu mérites. C’est... C’est un ...

 - Homme ou femme ? C’est bien cela ta question ?

 - Oui.

 - C’est un homme merveilleux qui  recherchait depuis longtemps une femme dans mon genre. Regarde les vêtements qu’il vient de m’acheter. Non je suis heureuse avec un homme qui sait tout de moi ou presque.

 - Tu ne lui a pas tout dit ?

 - Non, mais il en saura plus tout à l’heure.

- Es-tu bien sûre de vouloir lui  révéler toute son ancienne vie, surtout chez Norbert ?

 - Oui sûr. Il a le droit de me connaître et je n’ai pas le droit de lui cacher quoique ce soit.

 - Si tu penses que c’est mieux, tu es seule juge. Que puis-je faire pour toi ?

 - Je viens te voir en cliente et en amie. Je sais que tu ne me trahiras jamais. As-tu des nouvelles de Norbert ?

 - Je le vois régulièrement dès que je porte ma cargaison au manoir. Il t’a cherché longtemps. Il ne sait rien pour nous. Il m’a parlé lors de ma dernière visite d’un possible enlèvement par un mafieux sicilien. Et comme il est peureux, il m’a avoué qu’il  préférait faire une croix sur toi. D’ailleurs, il m’a avoué qu’il avait largement gagné avec toi et qu’il avait dix fois amorti ton prix d’achat. Il a rajouté,... excuse moi, .... « cette salope peut bien faire bander les tantouzes siciliennes maintenant ». Chez moi, elle ne valait plus un kopek !

- Quel salaud ! Il a bien fait son beurre sur moi. Laissons-le croire aux mafieux siciliens. Il ne sait et ne saura jamais combien il ne rend service...

 - Tu as dit que tu venais en cliente. Tu n’as donc pas arrêtée complètement ?

- Si mais les goûts sexuels de mon amant vont dans le même sens que les miens. J’ai besoin d’un certain nombre d’articles. Mais ne t’inquiète pas, je paie.

 Et Ynès sort la carte bancaire de Séverin.

- Écoute ma poule, je t’offre tout ce que tu veux à la condition que tu ne me révèles jamais avec qui tu vis. Je ne veux pas que tu paies. Ainsi je n’aurais pas de trace de ton passage. L’appartement est à mon nom. Je veux que tu m’oublies et que tu sois heureuse. Tout ce que tu prendras est un cadeau de mari...

-.... De mariage. Tu peux le dire. Merci. Nous avons été amants avant de devenir amis. Je t’aime beaucoup et veux respecter tes désirs. Tu n’entendras plus jamais parler de moi après aujourd’hui. Laisse-moi deux jours pour débarrasser ton appartement. Tu recevras les clés par la poste.

Marvin acquiesce puis lui met une claque sur les fesses.

 - En souvenir du bon vieux temps. J’avertis la vendeuse. Tu connais la maison, sers-toi et pars. Je suis heureux de te savoir en vie et j’ai confiance en toi pour le reste. Conserve moi ton amitié même si nous ne nous voyions plus jamais. Ta sécurité est plus importante à mes yeux.

Ynès dépose un baiser sur les lèvres de Marvin et sort. Elle fait rapidement le tour des rayons et avec l’aide de la vendeuse choisit tout ce dont elle a besoin. Après un dernier signe à Marvin, elle sort.

En passant la porte de la boutique, elle tire un trait définitif sur sa vie passée. Les bonnes nouvelles de Marvin lui enlèvent un énorme poids de ses épaules. Elle peut tout dire à Séverin maintenant.

 Elle arrive avec un peu de retard à leur rendez-vous. Séverin est accoudé sur la rambarde de la promenade du bord de mer et regarde fixement vers les rochers où Ynès a voulu en finir.

- Que de tristesses dans ce regard, fait Ynès en s’approchant de lui. Elle dépose ses paquets et se jette à son cou.

 - Mon chéri, j’ai de grandes nouvelles pour nous.

 Séverin se dégage doucement.

 - Moi non.

La dernière parole de Séverin est tombée comme une claque. Ynès reste immobile à attendre la suite.

 Séverin la prend par l’épaule.

 - Montons chez toi. Certaines choses ne doivent pas avoir de témoins !

- Mais je réalise tout à coup que je n’ai pas de clé.

- Je m’en suis occupé pendant ton coma léger. Pensant que tu voudrais rapidement retourner chez toi, j’ai fait venir un serrurier. Il a fait un jeu de clés.

 - Mon chéri, je t’aime. Tu penses à tout.

- Je le croyais aussi jusque là !

 Ynès ne dit plus un mot. Les paroles de Séverin la troublent. Un malaise prend naissance alors que Marvin a dissipé celui  qui l’empêchait de respirer. Que veut dire Séverin. A quoi correspond son air de chien battu. L’aime-t-il toujours ? Cette question est trop douloureuse.

Ynès laisse tomber ses paquets et s’immobilise à nouveau.

- Séverin m’aimes-tu toujours ?

- Oui mon amour. Je t’aime comme un fou. Tu ne dois plus jamais en douter. Si mon air te rend inquiète, il n’a rien à voir avec cela. Je t’ai dit que je devais voir un ami tout à l’heure. Il devait me donner des conseils pour ton opération.

 - Et alors, ce n’est pas possible ?

 - Si ! Mais ce sont ses conditions qui ne me plaisent pas !

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Samedi 20 avril 6 20 /04 /Avr 10:40

Chapitre 6

Ynès a le sang bouillonnant. Elle ne prend même pas la peine de jeter un oeil à la montagne de courrier  et de prospectus que la boîte aux lettres vomit. Elle n’a qu’une hâte : entendre ce que Séverin a à lui dire.

Ils montent les escaliers des  trois étages quatre à quatre. Séverin ouvre la porte. Ynès note au passage qu’il n’a pas cherché quelles étaient les bonnes clés.

- Tu es déjà venu ?

- Oui ! Deux fois déjà. Depuis que je te connais, je n’ai eu de cesse que d’apprendre qui tu es. Pendant ton sommeil, j’ai erré de longs moments dans cet appartement. Mais je dois avouer que je ne connais de toi que ce que tu m’as dit depuis. Je te jure que je n’ai rien touché ni fouillé.

 - Ce n’est rien, mon amour. Je suis heureuse que tu sois venu. Cela montre combien tu tiens à moi. Je suis fière de savoir que tu es venu ici. Même si tu avais fouillé.

 Ils entrent. Ynès jette le courrier sur la table devant la cuisine. Elle y dépose aussi ses paquets avec plus de soin. Les robes par dessus. Puis se dirigeant vers le meuble bibliothèque, elle ouvre un compartiment secrétaire transformé en bar. Elle prépare deux verres d’alcool. Ils en ont, semble-t-il, besoin l’une et l’autre.

 Séverin s’est dirigé vers la terrasse. Il regarde avec attention par-dessus la balustrade. Ynès s’approche de lui avec les verres. La glace qui fond doucement fait tinter les verres.

 - Tu étais vraiment désespérée pour sauter ainsi. J’ai des frissons rien que d’y penser.

 Ynès s’approche du bord. Curieusement, elle n’a aucune crainte de s’approcher de ce qui avait failli être sa dernière heure. Elle se penche et regarde les vagues qui s’écrasent contre les rochers. Elle sent les mains de Séverin qui accrochent vivement sa taille. Elle se tourne vers lui.

 - Tu as peur que je saute ?

- oui !

 - Je n’ai plus aucune raison de sauter. Même si ce que tu n’arrives pas à me dire est grave, rien ne peut plus me pousser à le faire. Jamais !!!

 Elle lui tend un verre. Séverin le prend. Ils trinquent et boivent à petites gorgées. L’alcool frais coule en eux. Puis il les réchauffe.

 - Je veux savoir maintenant pourquoi tes yeux ont tant de tristesse.

 Séverin boit encore une gorgée, comme pour se donner du courage, invite Ynès à s’asseoir sur le carrelage de la terrasse et pose son verre à côté. Ynès l’imite et prend soin de relever sa robe et de poser ses fesses nues au sol.

 - Lorsque je t’ai quittée, je me suis rendu directement à mon ancienne clinique. Je voulais voir un camarade, chirurgien comme moi, avec qui, durant un temps, j’ai partagé les joies et les peines de l’existence. C’était au temps où je couchais avec tous les garçons qui se présentaient. Ayant un peu les mêmes goûts, nous draguions ensemble. Tu vas peut-être rire mais nous n’avons jamais fait l’amour ensemble. Pourtant les occasions n’ont jamais manqué. Nous avons connu beaucoup de parties carrées. Bref, ce camarade sait tout de moi et moi de lui. Il m’a soutenu pendant ma longue descente aux enfers.

Par chance, le personnel de la clinique s’est beaucoup renouvelé. Les infirmières à l’accueil sont nouvelles et ne me connaissent pas. J’ai demandé à voir mon ami. J’ai appris ainsi, qu’il était devenu patron dans une clinique concurrente de la mienne. Enfin avant....

 Séverin s’interrompt et boit d’un trait son verre. Ynès, prévoyante, a emporté la bouteille. Sans un mot, elle ressert le verre. Séverin attend et lève à nouveau son verre. L’alcool  le grise un peu. Il se détend. Pour permettre à son amant de se détendre encore mieux, Ynès glisse sa main dans sa chemise entrouverte et lui caresse la poitrine, s’attardant sur les tétons.

 - ...Les deux cliniques se faisant pratiquement face, j’ai donc traversé la rue. Mon ami... Je ne t’ai pas dit son nom je crois ?

 Ynès secoua la tête négativement.

 - Marc ! Il s’appelle Marc. Marc donc, a un très bel établissement : moderne, fonctionnel, et huppé. Il a très bien réussi. Je me demande comment il a pu faire vu sa modeste fortune ! Enfin, j’attends quelques instants et je suis reçu. Bureau spacieux et très classe. Je te passe sur les retrouvailles et le rappel des bons moments et nous arrivons au sujet qui nous intéresse.

Ynès se lève et enlève sa robe. Elle a besoin d’être nue pour entendre la suite. Elle pose sa robe sur le lit et revient très vite s’asseoir. Séverin ne put s’empêcher de poser la main sur les seins de la jeune femme. A son tour, il joue avec les pointes en érection et tire doucement sur les anneaux. Les seins se gonflent et se tendent.

 - Marc m’a écouté très attentivement. Puis il prit la parole.

 - «  Mon chez Séverin, comme je te l’ai dit l’autre jour au téléphone; l’intervention est tout à fait possible. Il suffit dès aujourd’hui de retenir une chambre et le bloc. J’ai déjà compulsé mon agenda et l’opération peut être envisagée pour la semaine prochaine. »

Ynès trépigne de joie.

 -Si vite !

 - Attends la suite, s’il te plaît !

 - «  Tu me dis que les seins sont déjà formés. Ils suivront juste un régime grossissant : il faut seulement que tu nous communiques tes mensurations. »

 - Ah ? Tu aimerais que j’aie plus de poitrine ?

 - Ne m’interromps pas tout le temps ! Oui j’ai envie de grosses doudounes.

 - Oh, je n’ai pas envie d’avoir des seins gros comme des pastèques !

 - Je plaisante, mais laisse-moi poursuivre.

 Ynès se dit qu’il est plus détendu maintenant, sauf son sexe qui depuis quelques instants a pris un peu plus de vigueur. De la poitrine, ses mains ont un peu glissé. Elles ont ouvert la braguette. Depuis peu, une main tient fermement le sexe, l’autre flatte les bourses. Elle se concentre à sa tâche et se tait. Elle veut aussi tout entendre et tout comprendre de la suite de la conversation.

Séverin devant le silence d’Ynès poursuit.

 - L’ablation des testicules sera une formalité. Il faudra bien sûr enlever la peau devenue superflus.

- Oui, mais j’aimerais qu’un anneau soit placé au bout de la verge, un anneau qui perce le gland. On appelle cela un Prince Albert ! Et puis un autre anneau à la base du pénis, enfin du clitoris.

- Ah bon ! Pourquoi donc ?

- Ainsi, tu pourrais me mettre un cadenas entre les deux anneaux et je ne pourrais plus du tout bander sans ta permission. Il n’y aurait plus de renflement à mes robes !

Ynès regarde Séverin et lui sourit.

-  Ah, ce sera donc assez original ! Je vote pour mais tu n’auras jamais la clé ! Pour le vagin, les choses sont plus compliquées. Il faut bien sûr, que tu comptes une quinzaine de jours d’hospitalisation pour la première intervention. La mise en place du vagin suivra alors. Je pensais au départ prendre, selon la vieille technique, un bout d’intestin, mais les progrès des prothèses nous permettent de faire mieux et plus simple. Il suffira de placer un tube qui donnera la forme du vagin et le reste de la peau servira à façonner les lèvres. »

 - Un tube, cela ne me plaît pas beaucoup ! Je ne sentirais donc jamais tes pénétrations ?

- Ce sera provisoire. Le tube sera retiré après la période de formation de cet utérus. Nous ne sentirons, ni l’un ni l’autre la différence avec un vrai. La peau vivante donnera la douceur voulue. Cette technique évite le rejet des greffons et simplifie l’intervention puisqu’il n’y a plus d’opération à conduire sur l’intestin. C’est donc plus sûr et plus rapide. »

Séverin s’interrompt. Ynès le masturbe doucement tantôt avec sa main tantôt avec sa bouche. Il aime sentir la bouche tendre d’Ynès s’emparer de son sexe. Il se met à penser très fort aux paroles qu’il vient de rapporter. L’idée de sentir un jour son sexe dans le vagin de sa femme le comble de joie. Marc a sans doute raison.

 - Je pense que Marc est sur la bonne voie. L’opération durera en tout cinq heures et la durée d’hospitalisation sera de 20 jours en tout, y compris les examens préliminaires. C’est long mais très court à la fois. Qu’en dis-tu ?

Ynès ne répond pas. Sa bouche pleine de son homme, elle recherche avant tout à lui extraire du plaisir. Elle se dit pour elle-même que Séverin n’a pas tout dit. Elle ne voit rien là-dedans qui soit anormal. Il fallait attendre la suite...

Séverin se ressaisit. Il fait un gros effort pour revenir à leur sujet de conversation bien qu’il soit le seul capable d’articuler.

- Tu dois te dire que tout cela est banal et ne mérite pas mon désarroi. Je t’ai dit que l’opération était possible mais pas les conditions exigées par Marc.

 - Tu te rappelles sans doute que je t’ai dit que Marc avait été un compagnon de solitude et de turpitude. Nous avons les mêmes goûts. Il n’a pas changé lui non plus. Il veut donc te rencontrer avant l’opération et passer la nuit avec toi.

Séverin a presque tout lâché d’un coup. Il attend maintenant la réaction d’Ynès. Celle-ci ne vient pas. Ynès suce toujours son amant. Sa main est venue en renfort à sa bouche. Toutes les deux exercent une pression et une tension extrême sur la verge complaisante. Séverin se cambre sous l’effet des efforts conjugués. L’explosion arrive. Le sperme gicle tellement fort qu’une partie échappe à la bouche vorace. Le sperme atterrit sur la poitrine d’Ynès qui le rattrape très vite avec ses doigts. Aucune goutte n’eset vraiment perdue. La verge de Séverin mollit lentement.

Ynès reprend son souffle.

- Tu attendais autre chose de ce monsieur ? J’avais compris cela depuis le début. C’est un homme qui aime les femmes comme moi puisqu’il aime faire l’amour avec d’autres hommes. Tu viens, toi compagnon de foutre et de cul, lui demander de transformer un mec en nana, de lui faire de belles doudounes et une chatte en arrachant les couilles au passage. Avoue que sa réaction est normale. Je ne ferai rien sans ton accord mais s’il faut traire ce mec pour être celle que tu aimes, je suis prête.

 Séverin regarde Ynès avec circonspection. Son regard interrogateur, fouille Ynès au fond de ses prunelles. Il y cherche sans doute à comprendre ce qu’elle essaie de lui dire en ce moment. Elle, si douce, lui parle maintenant avec un langage dur et inconnu de lui.

 - Mais chérie, tu te rends compte qu’il veut te prendre et profiter de toi toute une nuit. Une nuit à le recevoir en toi. Une nuit à boire son sperme. Une nuit à être sa pute !!!

 Sans attendre la réponse d’Ynès, il poursuit :

 - Et puis, ce n’est pas tout. Il m’a questionné pour savoir comment je t’avais connue, comment nous vivions. Je lui ai avoué ne rien savoir sur toi mais j’ai dû, malgré moi, lui révéler l’existence de Bénédicte et Antoine. Il a voulu savoir en détails comment tu voyais leur dressage. Je lui ai fait remarquer que tout n’était pas en place et que je ne savais pas tout. Le peu que j’ai pu lui apprendre lui a fait dire:

- «  Ta poule est une pro. Y’a pas de doute. Elle a l’habitude de dresser et d’être dressée, qui sait ? ...

J’ai moi-même une assistante femelle qui ne rêve que de m’appartenir. Mais tu me connais vieux camarade, j’aime mieux une bonne paire de couilles qui ballotent pendant que je défonce le côté pile. C’est plus fort que moi, si je ne peux pas m’accrocher à la branche et la sentir vibrer et mouiller, il me manque quelque chose. Pourtant cette pétasse est assez canon. J’ai quand même envie d’y goûter. Alors, voilà ce que je te propose :

Je pourfends le cul de ta demoiselle toute une nuit. Puis je l’opère gratis. Mais une fois la gonzesse sortit, elle prend en main mon assistante et l’amène gentiment chez toi. Elle la dresse en bonne soubrette à tout faire. Tu auras même le droit de la sauter aussi souvent que tu voudras. Le but est de lui faire accepter la greffe d’une paire de couilles.

En fait, et c’est très marrant, je fais le travail demandé pour toi et tu le prépares à l’inverse pour moi. »

 Ynès rompt le silence qui s’est installé. Séverin se tait. Il attend la réponse de sa femme à tout cela.

 - Mon amour, il est temps que tu apprennes toute la vérité sur moi. Il est nécessaire que tu saches qui j’étais avant de te connaître. Je voudrais que tu me laisses parler sans m’interrompre. Ce que j’ai à te dire sera parfois dur à dire ou à entendre. Mais c’est ma vie. Ma vie passée plus exactement. Je n’en suis pas toujours fière. J’ai même du dégout pour certaines choses. Mais j’ai toujours essayé d’être fidèle à ce que je voulais être. Je me suis parfois trompée lourdement. Le moment présent est le seul en lequel je sois sûre. J’ai très peur de te dire ma vie. Je ne souhaite pas te perdre. Mais si après mes révélations, tu décides que tout est fini, dis le moi immédiatement. Je veux être sûre de nous et de moi pour toujours.

 - J’ai confiance en toi. Je sais que pour en être arrivée à te suicider, c’est que la vie ne t’a pas fait de cadeau. J’ai eu ma part de bosses. Je veux entendre tout ce que tu dois me dire. Je veux tout entendre.

Ynès et Séverin s’embrassent. Le soleil va se coucher. Il suit la ligne d’horizon. Il est rouge et flamboyant. Ynès a l’impression de revivre ce qu’elle a cru être son dernier instant quelques semaines avant. Elle se lance un nouveau défi. Tout dire, tout révéler. L’enjeu est face à elle, contre elle. Sera-t-elle assez forte pour le garder ?

Elle se lève et entraîne Séverin dans la cuisine. En ouvrant les placards, elle trouve de quoi satisfaire leurs estomacs. L’alcool a fait son effet. Ils sont un peu éméchés. Mais il fallait que chacun ait perdue un peu de sa lucidité pour parler et pour écouter. Leur avenir ensemble se joue à cet instant. Elle laisse Séverin installer le pique-nique improvisé sur la terrasse. Pendant ce temps, elle disparaît dans la salle de bain, elle prend une douche froide rapide puis se sèche, se maquille légèrement et enfile sa robe noire. Elle fit glisser le long de ses jambes les bas à jarretières qui vont avec la robe et les escarpins à haut talons.

Elle rejoint Séverin. Celui-ci est ébloui par la beauté nocturne de sa belle.

 - Cette robe te va à ravir, ma chérie. Ne faudrait-il pas appeler la propriété pour donner de nouvelles consignes à Bénédicte et Antoine.

 - Tu as raison, je les avais oubliés.

 Ynès saute sur le téléphone et s’arrête. Elle se tourne vers Séverin.

- Quel est le numéro de téléphone ?

- C’est vrai que tu ne le connais pas !

Il lui dicte les chiffres lentement de sorte qu’elle puisse également les inscrire sur un petit carnet de téléphone qui est posé à côté du poste.

Bénédicte décroche au bout de plusieurs sonneries.

 - Résidence de Monsieur et Madame Oboé.

 Ynès marque un temps d’arrêt, Séverin qui tenait l’écouteur, sourit et chuchote à l’oreille d’Ynès.

 - Bonsoir Madame Oboé.

Ynès jette un regard brillant à Monsieur Oboé.

 - C’est Madame à l’appareil ! (En disant cela, elle a un frisson de bonheur. Jamais elle n’aurait pensé s’entendre dire « Madame » un jour!

- Bonsoir Maîtresse. Antoine me charge de vous dire que les treuils sont en place ainsi que les anneaux. Il me les a montrés. J’ai hâte et lui aussi de les essayer.

Ynès coupe net la conversation.

 - Bénédicte es-tu en position correcte ?

 - Non Madame, .......Oui madame.

 Bénédicte a immédiatement rectifiée sa position.

 -  Bien ! Monsieur et moi, nous ne rentrerons pas cette nuit. Je veux que tu t’installes à plat ventre sur le sommier du canapé. Auparavant, tu attacheras les mains d’Antoine dans son dos. Une fois allongée, Antoine attachera tes mains et tes pieds très écartés. Tes seins devront passer par les mailles et prendre sous le sommier. Pense à prendre un petit coussin pour ta tête. Antoine devra s’enfermer dans le cachot. N’oubliez pas de vous mettre dans la bouche une boule de billard et de la fixer par un torchon. A demain.

Ynès raccroche sans attendre. Elle pose le combiné et rejoint Séverin sur la terrasse. La table est mise. Ils s’installent et dînent. Séverin a même trouvé une bouteille de vin. Ynès attend que ses crampes d’estomac s’apaisent avant de commencer son récit.

 Les lumières de la ville illuminent la terrasse. La pénombre est propice aux révélations. La douceur surprenante de cette nuit malgré la saison fait rapidement place à une humidité marine. Séverin apporte une grande couverture. Il demande à Ynès de se déshabiller entièrement, puis une fois nue la couvre de la couverture. Il s’insinue à l’intérieur. Ils sont tout proches. Ynès se blottit contre lui. Maintenant, elle peut commencer.

 

Par sentiments-et-soumission - Publié dans : Ynès - Communauté : plaisirs SM
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